Plus de 1 400 universitaires israéliens réclament la fin de la guerre et la libération des otages

La pétition indique que le droit à l'autodéfense 'n'accorde pas le droit de mener une guerre sans but réaliste ou visant à la survie politique des dirigeants'

Les manifestants réclament des élections anticipées et la libération des otages détenus dans la bande de Gaza en défilant vers la Knesset de Jérusalem, le 20 mai 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Plus de 1 400 universitaires et administrateurs d’établissements d’enseignement supérieur en Israël ont signé une pétition exhortant le gouvernement israélien à mettre rapidement fin à la guerre à Gaza et à obtenir la libération immédiate des otages.

La pétition est intitulée « Appel au gouvernement israélien pour qu’il mette fin à la guerre et garantisse le retour des otages ».

« Nous, professeurs et personnel administratif des établissements universitaires en Israël, appelons le gouvernement israélien à mettre fin à la guerre à Gaza sans délai et à garantir le retour immédiat des otages », peut-on lire dans le texte, qui souligne que ces deux choses sont des « impératifs moraux qui vont dans le sens des intérêts d’Israël ».

Les pétitionnaires soutiennent qu’Israël avait le droit de se défendre à la suite des attaques horribles du Hamas le 7 octobre, au cours desquelles près de 1 200 personnes ont été tuées et 252 ont été prises en otage.

Cependant, ils affirment que « cet objectif initial a été épuisé, en partie parce que le gouvernement a délibérément évité de définir une vision stratégique ou politique au-delà de la guerre, visant plutôt une « victoire complète » non définie qui, même selon de hauts responsables militaires, est non seulement irréalisable, mais risque d’entraîner la mort des otages ».

La pétition indique que le droit à l’autodéfense « n’accorde pas le droit de mener une guerre sans but réaliste ou visant à la survie politique des dirigeants ».

En plus de causer « d’énormes dommages aux civils de Gaza, la famine et une destruction sans précédent des infrastructures », les signataires affirment que la prolongation de la guerre a entraîné de nombreuses victimes israéliennes, « des dommages psychologiques pour des centaines de milliers de personnes, d’énormes dommages économiques et une grave détérioration de l’État de droit », en Israël et en Cisjordanie.

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