Plus de 67 000 Haredim sont des réfractaires à la conscription – procureure générale
Gali Baharav-Miara exhorte la Haute Cour à envisager des sanctions plus sévères
« Il y a actuellement 67 230 hommes ultra-orthodoxes considérés comme des réfractaires à la conscription ou qui ont refusé de se présenter aux bureaux de recrutement de l’armée israélienne après avoir reçu leur ordre de mobilisation », a déclaré mercredi la procureure générale, Gali Baharav-Miara, dans un rapport adressé à la Haute Cour de justice concernant la mise en œuvre des décisions judiciaires sur cette question.
Au total, on dénombre 110 000 réfractaires à la conscription, c’est-à-dire des personnes qui ne se sont pas présentées.
La procureure générale a précisé qu’outre ces 67 230 Haredim, 21 % supplémentaires du chiffre total proviennent également de la communauté ultra-orthodoxe, sans toutefois expliquer pourquoi ces derniers ne sont pas inclus dans le premier groupe.
19 % des réfractaires à la conscription supplémentaires proviennent de la population non haredi. Ces chiffres sont exacts au 8 septembre.
La procureure générale a noté que, si 2 811 hommes issus de la communauté haredi se sont enrôlés au cours de l’année de recrutement 2024 (se terminant en juin 2025), ils étaient 4 298 au cours de l’année de recrutement 2025 (se terminant en juin 2026), soit une augmentation de 65 %.
Baharav-Miara a déclaré que, selon l’analyse des experts, cette augmentation était due à l’élargissement des filières de Tsahal destinées aux hommes haredim et au renforcement des mesures coercitives. Elle a toutefois ajouté que cette augmentation était loin de répondre aux besoins de l’armée en matière de renforts.
« Les efforts de mise en œuvre dans divers domaines sont loin d’avoir été pleinement exploités, tant sur le plan pénal qu’en raison de l’absence d’une politique gouvernementale cohérente concernant la suppression des prestations sociales pour les personnes soumises à la conscription qui ne s’enrôlent pas », a écrit la procureure générale.
Baharav-Miara a donc déclaré que la Cour devrait envisager de rendre des ordonnances opérationnelles supplémentaires à celles qu’elle a déjà rendues, notamment en ordonnant la suppression des prestations de l’État, qui pourrait être subordonnée au respect des ordres de conscription par une décision gouvernementale.