Plus de 75 ex-responsables militaires US réfutent les accusations de « génocide » à Gaza

Les signataires citent notamment les avertissements d’évacuation lancés par Israël, les couloirs humanitaires, les pauses tactiques, l’examen juridique des cibles et les frappes annulées pour attester leurs propos

Illustration : Des Gazaouis marchant au milieu de bâtiments endommagés par la guerre à Gaza-City, dans le nord de la bande de Gaza, le 23 septembre 2026. (Crédit : Jehad Alshrafi/AP Photo)

Dans une lettre ouverte publiée par le Jewish Institute for National Security of America, plusieurs dizaines d’anciens officiers supérieurs de l’armée américaine et d’experts juridiques réfutent les allégations selon lesquelles Israël serait coupable de « génocide » à Gaza. Ils font valoir que de telles accusations ne répondent pas aux critères juridiques requis pour qualifier un acte de génocide, et qu’elles sont contredites par le comportement de l’armée israélienne pendant la guerre.

Dans cette lettre qui a été publiée à l’occasion du troisième anniversaire du pogrom du 7-Octobre, perpétré par le Hamas et qui a déclenché la guerre d’Israël contre le groupe terroriste palestinien à Gaza, plus de 75 signataires affirment que le nombre de victimes civiles ne suffit pas à lui seul à prouver une intention génocidaire. Ils citent les avertissements d’évacuation lancés par Israël, les couloirs humanitaires, les pauses tactiques, l’examen juridique des cibles et les frappes annulées comme preuves que l’armée israélienne s’efforçait de limiter les dommages causés aux civils.

Ils affirment également que si certaines déclarations de responsables politiques israéliens « qui semblaient encourager des agressions illégales à l’encontre de civils » étaient « regrettables » en soi, cette rhétorique « provocatrice » ne reflétait toutefois pas les opérations menées par l’armée israélienne.

Parmi les signataires figurent l’ancien commandant suprême des forces alliées de l’OTAN en Europe, le général Philip Breedlove, l’ancien chef du Commandement stratégique des États-Unis, le général Kevin Chilton, l’ancien commandant du Corps des Marines, le général James Amos, l’ancien commandant de la 7e flotte américaine, le vice-amiral John Bird, l’ancien commandant adjoint du CENTCOM, le vice-amiral Mark Fox, et le directeur exécutif de l’Urban Warfare Institute, John Spencer.

« Nombre des signataires de cette lettre ont dirigé les forces armées américaines au combat contre des ennemis qui se cachent régulièrement derrière les civils et qui les mettent délibérément en danger. Les combats dans ces conditions complexes sont particulièrement difficiles. Nous comprenons que les pertes civiles à Gaza sont tragiques. Mais nous savons également que de telles catastrophes ne constituent pas nécessairement une violation du droit des conflits armés », peut-on lire dans la lettre.

« Israël n’a pas commis de génocide. Il a plutôt instauré des normes très strictes quant à la manière de mener une guerre urbaine contre un ennemi qui ne recule devant rien, pas même devant la mort de ses propres civils », poursuit la lettre, avant d’ajouter : « Le précédent établi aujourd’hui concernant Israël définit les conditions dans lesquelles les forces américaines combattront demain. Pour protéger les civils et préserver la capacité de notre nation à se défendre, nous devons nous battre pour la vérité lorsque les lois de la guerre sont déformées dans le but de porter de fausses accusations de génocide. »

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