Beyrouth dénonce les Gardiens de la Révolution qui dirigent les actions du Hezbollah

'Nous sommes attachés aux décisions que nous avons prises et nous travaillons à leur mise en œuvre', a indiqué Nawaf Salam, en référence à la décision d'interdire les activités 'militaires' du groupe terroriste

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à Beyrouth, le 19 décembre 2025. (Crédit : Service de presse du gouvernement libanais/AFP)

Dimanche, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré que des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, présents au Liban, dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision saoudienne Al Hadath, le Premier ministre a de nouveau critiqué le groupe terroriste chiite libanais pro-République islamique du Hezbollah, qui, après avoir mené des frappes contre Israël pour venger l’élimination du guide suprême iranien Ali Khamenei, a provoqué des représailles massives de l’armée israélienne au Liban.

« Il a été déclaré que cette guerre était une riposte à l’assassinat [du guide suprême iranien Ali] Khamenei ; cela signifie donc que cette guerre nous a été imposée », a-t-il déploré.

Il a ensuite évoqué la frappe d’un drone de fabrication iranienne sur une base britannique à Chypre, survenue plus tôt ce mois-ci, affirmant que le CGRI, en était responsable.

Nicosie avait affirmé que le drone avait probablement été tiré par le Hezbollah depuis le Liban.

« C’étaient les Gardiens de la Révolution, qui sont présents et, malheureusement, gèrent les opérations militaires au Liban », a déclaré Salam.

Des chambres d’hôtel endommagées par une frappe israélienne visant des responsables de la Force Al-Qods, l’unité d’élite à l’étranger du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, à Beyrouth, au Liban, le 8 mars 2026. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo)

« Ces personnes ont de faux passeports et sont entrées illégalement dans le pays », a-t-il accusé.

Au début du mois, le gouvernement libanais a pris la décision inédite d’interdire les activités « militaires » du Hezbollah, appelant le groupe terroriste chiite à remettre ses armes à l’État.

« Nous sommes attachés aux décisions que nous avons prises et nous travaillons à leur mise en œuvre », a indiqué Salam.

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