Près de Ramallah, un Palestinien abattu après avoir tenté de saisir l’arme d’un soldat

L’AP identifie l’homme comme Ziad Jaber, 54 ans, originaire d’al-Bireh, en Cisjordanie ; Tsahal affirme que l’incident s’est produit lors d’une opération antiterroriste

Illustration : Des forces de sécurité israéliennes près de la barrière de sécurité, à proximité du village palestinien d'al-Jib, près de Jérusalem, le 9 septembre 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

L’armée israélienne a abattu un Palestinien mardi lors d’une opération en Cisjordanie, ont déclaré des responsables palestiniens de la santé, tandis que Tsahal a expliqué que l’homme avait tenté de s’emparer de l’arme de l’un de ses soldats.

Le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne (AP) a indiqué que Ziad Jaber, 54 ans, avait été abattu par des soldats de Tsahal à al-Bireh, près de Ramallah.

L’armée a déclaré que, lors d’une opération antiterroriste, l’homme « avait tenté de s’emparer de l’arme de l’un des soldats » et avait été abattu.

La Société du Croissant-Rouge palestinien a indiqué que ses équipes avaient pris en charge une personne ayant subi « une blessure par balle grave à l’abdomen et à la cuisse » lors d’un raid militaire dans le quartier d’Umm al-Sharayet.

Le frère de Ziad Jaber, Ramadan Mohammad Jaber, a déclaré à l’AFP que Tsahal avait fait irruption chez lui vers 4 heures du matin (01h00 GMT) après avoir fait sauter la porte d’entrée.

Il a expliqué que les soldats l’avaient menotté et retenu, avec sa fille, dans une pièce avant d’arrêter son fils.

Il a ajouté que les soldats avaient également fait sauter la porte de l’appartement voisin où vivait son frère.

« Je l’ai entendu crier, mais je n’ai pas entendu de coups de feu », a-t-il déclaré, ajoutant que son frère « a été laissé en sang dans l’appartement pendant environ une heure et demie avant que l’armée n’autorise les ambulanciers à l’emmener à l’hôpital ».

Un porte-parole du ministère de la Santé a confirmé que Ziad Jaber avait été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital.

La Cisjordanie connaît une recrudescence de la violence depuis le déclenchement de la guerre dans la bande de Gaza à la suite du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Une proche pleurant lors des funérailles de Ziad Jaber, tué lors d’une opération antiterroriste israélienne près de Ramallah, en Cisjordanie, le 15 septembre 2026. (Crédit : Zain Jaafar/AFP)

Selon le ministère de la Santé de l’AP, plus de 1 100 Palestiniens de Cisjordanie ont été tués au cours de cette période. L’armée israélienne affirme que la grande majorité d’entre eux étaient des terroristes armés tués lors d’échanges de tirs, des émeutiers qui se sont heurtés aux troupes ou des terroristes qui menaient des attaques.

Au cours de la même période, 68 Israéliens, dont des membres des forces de sécurité, ont été tués dans des attaques terroristes palestiniennes en Israël et en Cisjordanie. Huit autres membres des forces de sécurité ont été tués lors d’affrontements avec des terroristes en Cisjordanie.

Cette période a également été marquée par une forte augmentation des attaques perpétrées par des extrémistes juifs contre des Palestiniens à travers la Cisjordanie. Tsahal a recensé plus de 867 faits de criminalité nationaliste et de violence commis par des résidents d’implantations en 2025. Le total pour 2024 s’élevait à 682 cas.

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