Pretoria, sanctionnée par Washington pour son positionnement vis-à-vis d’Israël, veut « conclure un accord »

Les Etats-Unis reprochent à l'Afrique du Sud un traitement 'injuste' des Afrikaners et la plainte pour génocide devant la Cour internationale de justice

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, portant un keffieh, s'exprimant avant un match de football d'exhibition entre Western Cape XI et l'équipe nationale de football palestinienne, au stade Athlone à Athlone, près du Cap, le 11 février 2024. (Crédit : Rodger Bosch/AFP)

L’Afrique du Sud, dont les aides américaines ont été coupées par un décret présidentiel de Donald Trump, « veut aller aux Etats-Unis pour conclure un accord », a déclaré jeudi son président Cyril Ramaphosa en marge d’une réunion du G20.

« On veut aller aux Etats-Unis pour conclure un accord, on ne veut pas y aller pour nous expliquer, on veut un accord important avec les Etats-Unis sur toute une série de sujets », a dit Cyril Ramaphosa lors d’une conversation diffusée en direct avec le vice-président de Goldman Sachs Richard Gnodde.

Une loi sur l’expropriation récemment promulguée cristallise les critiques de Washington qui reproche à Pretoria un traitement « injuste » des Afrikaners, descendants des premiers colons.

Dans son décret, la Maison Banche cite aussi le positionnement de l’Afrique du Sud vis à vis d’Israël, visé par une plainte pour génocide devant la Cour internationale de justice.

Après un « merveilleux appel de quelques minutes » de Cyril Ramaphosa pour féliciter Donald Trump pour son élection, « tout a semblé dérailler » depuis, a reconnu jeudi le chef d’Etat sud-africain, qui préside actuellement le G20, une première pour un pays du continent.

« Il a répondu à une initiative que nous avons mise en place concernant le péché originel en Afrique du Sud, à savoir la question de la terre. Il s’est trompé de cible, car certains lui ont chuchoté que nous prenions les terres des gens, qu’il y avait un génocide et tout le reste, ce qui n’est pas vrai du tout », a balayé Cyril Ramaphosa.

La minorité blanche représente un peu plus de 7 % de la population, mais possédait 72 % des terres agricoles en 2017, selon des chiffres du gouvernement. L’héritage d’une politique d’expropriation de la population noire pendant la colonisation puis l’apartheid, que des lois votées depuis 1994 visent à réviser.

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