Prison pour un rabbin qui a menti sur son identité et trompé 20 femmes
Marié et père de famille, il avait utilisé le pseudonyme 'Jack Segal' sur des sites de rencontre entre 2016 et 2023, se présentant comme laïc et célibataire, pour obtenir des faveurs sexuelles de ses victimes
La Cour des magistrats de Jérusalem a condamné jeudi un rabbin habitant la ville sainte à vingt mois de prison. Il avait été reconnu coupable, au mois de janvier 2025, de 12 chefs d’accusation d’escroquerie lorsqu’il s’était avéré qu’il avait fourni à des femmes de fausses informations, par ordinateur, pour parvenir à avoir des relations sexuelles.
Entre 2016 et 2023, le rabbin Yosef Paryzer, un citoyen américain marié et père de famille, avait utilisé une fausse identité pour rencontrer des femmes sur des sites de rencontre et pour obtenir de leur part des faveurs sexuelles avec elles.
Il avait utilisé le pseudonyme « Jack Segal » sur ces sites, se présentant comme un homme laïc et célibataire. Il avait donné de fausses informations sur sa vie aux victimes, avec lesquelles il avait entretenu des relations simultanées pendant plusieurs mois.
Selon le verdict, il avait, de manière mensongère, dit à ces femmes que ses relations avec elles étaient sérieuses et exclusives, les incitant à lui envoyer des photos et des vidéos intimes et à avoir des relations sexuelles avec elles.
Il avait plaidé coupable le jour où les douze victimes devaient commencer à témoigner.
Le ministère public avait initialement requis une peine de deux ans de prison. Au cours des débats, Rinat Ben Yaakov, du bureau du procureur du district de Jérusalem, avait indiqué : « C’est un véritable prédateur qui a piégé un grand nombre de femmes ».
Elle avait ajouté que Paryzer était « quelqu’un qui a causé une grande souffrance émotionnelle à de nombreuses femmes ».
Lors des plaidoiries finales qui ont été faites avant le prononcé de la sentence, Paryzer a présenté ses excuses pour ses agissements.
En prononçant la peine, le juge Amir Shaked a dit qu’il avait opté pour une sentence plus clémente dans la mesure où Paryzer avait plaidé coupable, épargnant ainsi à de nombreuses plaignantes d’avoir à témoigner devant le tribunal, et parce qu’il s’était inscrit à un programme de réadaptation après avoir été démasqué.
« Il s’agit d’une violation de l’autonomie des femmes », a déclaré Shaked en évoquant les mensonges de Paryzer. Il a ajouté que cette peine était « un message qui encourage les femmes à porter plainte ».
Paryzer a également été condamné à verser entre 5 000 shekels et 15 000 shekels à chacune de ses victimes.