Prosor : l’instabilité arabe représente une opportunité pour Israël à l’ONU
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Prosor : l’instabilité arabe représente une opportunité pour Israël à l’ONU

L’ambassadeur israélien à l'ONU s'est exprimé sur les innovations israéliennes et la relation avec Washington lors de la conférence d'Herzilya

Ron Prosor (Crédit : capture d'écran http://webtv.un.org)
Ron Prosor (Crédit : capture d'écran http://webtv.un.org)

« Israël continue à être pointé du doigt à l’ONU à un rythme sans précédent, mais l’instabilité dans la région mène à de nouveaux alignements qui pourraient s’avérer être favorables à Israël », selon Ron Prosor, l’ambassadeur et le représentant permanent d’Israël auprès des Nations unies.

Prosor, qui a pris la parole lors de la dernière journée de la Conférence de 2015 d’Herzliya, a déclaré qu’il y avait une « terreur quotidienne » dirigée contre Israël à l’ONU.

« Peu importe votre point de vue politique, il y a un processus de diabolisation et la délégitimation qui a cours à l’ONU », a-t-il poursuivi.

Mais il y a aussi un changement de comportement de plusieurs Etats, notamment en réponse à l’Iran et à la Syrie.

« Les intérêts de l’Arabie saoudite, en ce moment, rencontrent ceux de l’Etat d’Israël », a-t-il ajouté.

« Il y a une corde autour du cou de l’Arabie saoudite et d’autres [pays], et elle n’est pas en lien avec la question palestinienne. Nous devons en profiter. »

Prosor a également informé que les innovations israéliennes, en particulier celles liées aux pays en développement, sont reconnues à l’ONU.

« Il y a une courbe de l’offre et de la demande à l’ONU, tout comme dans l’économie », a-t-il expliqué. « Il y a une demande pour diaboliser Israël, mais il y a aussi une demande en faveur du savoir-faire israélien, et nous avons l’offre. »

Prosor a poursuivi son explication en disant que cela signifiait qu’il fallait introduire des résolutions, même si les possibilités qu’elles soient adaptées sont faibles.

Il a noté qu’une résolution a finalement été adoptée à une large majorité. Un délégué s’était alors levé en déclarant que bien qu’il avait beaucoup de choses à dire sur le conflit israélo-palestinien, le travail qu’Israël faisait en Afrique méritait d’être félicité.

Sur les relations israélo-américaines aux Nations unies, l’ambassadeur a été catégorique. La coopération entre les deux alliés continuent de rester forte. « Les Américains sont sur la ligne de front avec nous chaque jour à l’ONU. Ils se tiennent épaule contre épaule (avec nous) quotidiennement. »

L’intervention de Prosor a été suivie par celle du professeur Stephen Krasner, l’ancien directeur de la planification politique au département d’État des États-Unis. Krasner a déclaré qu’Israël était en train de perdre la bataille intellectuelle sur de nombreux campus, et que le soutien, quoiqu’encore important, avait commencé à s’effilocher.

Il a noté que la situation pourrait être améliorée avec une proposition de paix qui inclurait la reconnaissance palestinienne d’Israël comme un Etat juif et le rejet d’un droit au retour des Palestiniens.

« Il est peu probable qu’une direction palestinienne accepte cet accord, mais un certain ensemble de propositions pour une proposition négociée permettrait de fournir au moins une initiative, plutôt que d’ignorer ce qui se passe ‘là-bas’ », a-t-il conclu.

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