Pyongyang dénonce les exercices militaires Séoul-Washington sans noter le recul de Trump

La Corée du Nord dénonce systématiquement ces manoeuvres annuelles et les considère comme des répétitions en vue d'une invasion ; 28 500 soldats américains sont stationnés en Corée du sud

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un (à droite) et le président américain Donald Trump s’apprêtent à se serrer la main dans le village frontalier de Panmunjom, situé dans la zone démilitarisée, en Corée du Sud, le 30 juin 2019. (Crédit: AP/Susan Walsh, archives)

L’agence officielle nord-coréenne a dénoncé mercredi les exercices militaires annuels conjoints de la Corée du Sud et des Etats-Unis, sans noter la décision de Donald Trump de les réduire.

« Nous userons de notre droit à l’autodéfense pour neutraliser les menaces militaires de forces hostiles par une action transparente », affirme le titre d’un commentaire publié par KCNA.

L’agence de presse d’Etat estime que ces manoeuvres, lancées lundi, « posent la menace la plus immédiate et la plus franche » à la Corée du Nord ainsi qu’à la « sécurité régionale ».

Le média ne dit en revanche rien de la décision de Donald Trump de réduire la voilure de ces exercices.

Prenant de court son allié sud-coréen dimanche, le président américain a invoqué l’argument du coût, mais surtout jugé qu’ils envoyaient « un signal totalement inapproprié et hostile » à la Corée du Nord.

Donald Trump a également fait valoir sa « très bonne relation » avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le refus de Séoul de l’aider dans la guerre contre l’Iran.

Lundi, il a affirmé que Kim Jong Un avait répondu favorablement à son changement de position concernant la Corée du Sud.

Séoul a pour sa part assuré mardi que les manoeuvres militaires ne visaient pas à « attaquer » la Corée du Nord.

La Corée du Nord dénonce systématiquement ces manoeuvres annuelles et les considère comme des répétitions en vue d’une invasion.

Les Etats-Unis stationnent environ 28 500 soldats en Corée du Sud.

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