Pyrénées-Orientales : un retraité de 82 ans poursuivi pour des tags antisémites

Le gérant de l’Arena Bar a dénoncé des actes « lâches et anonymes ». Son établissement avait déjà été la cible de tags similaires en décembre

Le Castillet, à Perpignan. (Crédit : Palauenc05 / CC BY-SA 4.0)

Un homme de 82 ans a été interpellé le mercredi 6 mai. Il est soupçonné d’être l’auteur de plusieurs tags antisémites découverts au début du mois de mai dans les communes de Perpignan et Saint-Estève.

Les dégradations ont été commises durant la nuit du samedi 2 au dimanche 3 mai 2026. Les inscriptions (des étoiles de David blanches) ont visé la façade de l’Arena Bar à Perpignan, ainsi qu’une voiture et une maison d’habitation situées à Saint-Estève.

Le gérant de l’établissement dégradé ayant décidé de porter plainte après avoir écrit sur Facebook « Nous le disons clairement : ces dégradations à caractère antisémite sont inacceptables et feront l’objet de suites », une enquête a été ouverte, menant à l’interpellation de l’octogénaire qui a reconnu une partie des faits lors de son audition.

Placé sous contrôle judiciaire, le retraité sera jugé par le tribunal correctionnel de Perpignan le 8 octobre prochain. Il est poursuivi pour « dégradation du bien d’autrui en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion » et encourt une peine pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison.

La mairie de Perpignan a fermement condamné ces actes, les qualifiant « d’odieux et inadmissibles » tout en rappelant que le racisme et l’antisémitisme n’ont pas leur place dans la ville.

De son côté, le gérant du bar a dénoncé des actes « lâches et anonymes ». Son établissement avait déjà été la cible de tags similaires en décembre 2025.

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