Quatre émeutiers ultra-orthodoxes inculpés après l’attaque du domicile d’un juge
Ces résidents de Beit Shemesh sont poursuivis pour une émeute et pour le saccage du domicile du vice-président de la Cour suprême, lors d'une manifestation contre la conscription
Les quatre hommes qui avaient été placés en détention pour avoir participé à une émeute devant le domicile du juge de la Cour suprême, Noam Sohlberg, en début de mois, ont été les premiers à être mis en examen par le tribunal de première instance de Jérusalem.
Les accusés, qui sont tous originaires de Beit Shemesh, sont soupçonnés d’avoir rejoint les rangs de la centaine d’extrémistes ultra-orthodoxes qui avait saccagé la maison du magistrat, une habitation située dans l’implantation d’Alon Shvut, en Cisjordanie, le 3 juin dernier. L’émeute, survenue lors d’une manifestation contre le service militaire obligatoire des jeunes ultra-orthodoxes, avait occasionné d’importants dégâts matériels.
Ils ont été inculpés pour avoir pris par à ces échauffourées, les procureurs de l’État ayant refusé de les accuser de dommages matériels ou d’agression. Deux des accusés, qui sont soupçonnés d’avoir pénétré dans le garage où se trouvait la voiture de Sohlberg, sont poursuivis pour violation de domicile.
Les manifestants violents avaient cassé les vitres de la maison de Sohlberg, ils avaient endommagé sa voiture et d’autres biens, jetant des pierres et bloquant les accès à son domicile.
Selon le parquet, l’un des voisins du juge avait, lui aussi, été attaqué par des émeutiers après que lui et d’autres riverains sont sortis pour tenter de faire cesser les débordements. L’homme avait été frappé et l’un des émeutiers lui avait arraché sa kippa.
La voiture de police dépêchée sur place « a été contrainte de s’éloigner après que des participants à l’incident ont couru vers elle en criant des slogans », ont ajouté les procureurs, qui ont précisé dans l’acte d’accusation que deux bus et un minibus avaient transporté les accusés et d’autres émeutiers au domicile de Sohlberg, cette nuit-là.
L’identité de la personne ou de l’organisation en charge du transport demeure encore inconnue des forces de l’ordre à ce jour.
Sur les 65 suspects interpelés par la police, lesquels se trouvaient à bord du bus sur le point de quitter les lieux de l’émeute, 62 avaient été présentés à des audiences de détention provisoire.
Selon Daniel Shimshilashvili, l’avocat des suspects, toutes les personnes interpelées ce jour-là avaient été remises en liberté à l’issue de leur garde à vue, à l’exception des accusés.