Refusant de laisser passer les véhicules, un motard agresse un manifestant de 74 ans

L'agresseur, un habitant de Bnei Brak a été arrêté ; selon les manifestants il n'y avait pas de policiers malgré les violences lors du rassemblement devant la Kirya

Un motard attaquant un manifestant âgé de 74 ans (à gauche) lors d'un rassemblement appelant à la libération des otages et un cessez-le-feu, à Tel Aviv, le 21 juillet 2025. (Crédit : Capture d'écran/X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Un manifestant âgé de 74 ans a été agressé lundi par un motard lors d’une manifestation appelant à un accord pour la libération des otages, devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv.

Peu après, une voiture a foncé dans la foule, blessant légèrement plusieurs manifestants, selon le journal Haaretz.

Le manifestant âgé, qui a été transféré à l’hôpital Ichilov, bloquait la rue Begin avec d’autres manifestants devant le complexe de l’armée, tandis que les participants lisaient à haute voix les noms des otages toujours détenus par des groupes terroristes dans la bande de Gaza.

Selon la presse israélienne, le manifestant a été frappé à plusieurs reprises par le motard, qui a pris la fuite avant l’arrivée de la police.

Le manifestant blessé a déclaré à Haaretz qu’il marchait avec des pancartes entre les voitures sur la route lorsque l’homme s’est approché de lui à moto.

« Je l’ai arrêté, il m’a dit de bouger, j’ai dit que je ne bougerai pas, il est descendu de son scooter. Je lui ai dit de ne pas me toucher. Il a commencé à me frapper – je ne comprenais pas ce qui se passait », a-t-il raconté au quotidien.

Dans un communiqué, la police a déclaré qu’un suspect, un habitant de Bnei Brak, une ville située près de Tel Aviv, âgé de 21 ans, avait été arrêté et emmené pour être interrogé.

Le tribunal de Tel Aviv a décidé mardi que le motard restera en détention provisoire une journée supplémentaire, le temps que les agents des forces de l’ordre poursuivent l’enquête, a indiqué la police.

Environ cinq minutes après cette agression, les manifestants ont déclaré au quotidien qu’un autre conducteur avait tenté de les percuter avec sa voiture.

Une vingtaine de secondes de la scène ont été filmées par le photographe du quotidien, montrant la voiture se dirigeant vers les manifestants, qui frappaient sur les vitres et faisaient du bruit autour du véhicule.

« Une voiture a continué à rouler vers nous et essayé de nous écraser. Nous avons reculé, mais elle a continué à rouler jusqu’à ce que nous parvenions à appeler la police », a expliqué Tina Bekenstein, une manifestante, au journal.

Aucun blessé grave n’a été signalé.

Ces incidents se sont produits en l’absence inhabituelle de la police, a rapporté Haaretz, ajoutant que la présence policière avait été progressivement réduite ces dernières semaines, les manifestants devant désormais obtenir une autorisation pour se rassembler.

Les forces de l’ordre seraient arrivées après l’agression du septuagénaire.

À la suite de ces deux incidents, la police a qualifié la manifestation d’illégale et a appelé les manifestants à libérer la route.

La députée Naama Lazimi s’exprimant lors d’une manifestation anti-gouvernement, près de la Knesset, à Jérusalem, le 31 mars 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans un communiqué, la députée Naama Lazimi, du parti de gauche Les Démocrates, a déclaré avoir contacté la police il y a un mois pour signaler que la sécurité des manifestants était menacée.

« J’ai mis en garde contre une escalade de la violence à l’encontre des manifestants et j’ai souligné que l’absence de présence policière compromettait la sécurité physique des participants », avait-elle écrit dans une lettre adressée au chef de la police, Daniel Levy, selon le communiqué.

Selon elle, Levy n’a pas répondu à sa lettre.

Le Forum des familles des otages et disparus a déclaré dans un communiqué qu’il « condamnait totalement l’attaque contre les manifestants pour les otages à Tel Aviv ». Il n’est pas clair à quelle attaque le forum faisait référence.

« Nous tenons à adresser nos plus sincères remerciements, du fond du cœur, à tous les militants pour les otages, et nous leur rappelons, ainsi qu’à tous, qu’une écrasante majorité de la nation les soutient, ainsi que leur travail sacré », indique le communiqué.

« Aucun acte de violence commis par quelques personnes ne nous fera oublier la simple vérité : la nation est avec les otages », ont-ils ajouté.

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