Joshua Zarka : Renforcer les forces armées libanaises va « dans le bon sens »

Une réunion préliminaire à une conférence internationale en soutien à l'armée libanaise se tiendra le 17 septembre, avait annoncé la présidence libanaise le mois dernier

Joshua Zarka, sur le plateau de Public Sénat, le 7 avril 2026. (Crédit : Capture d’écran/Public Sénat)

Le renforcement effectif des forces armées libanaises est indispensable pour permettre un retrait d’Israël du sud du Liban, a estimé jeudi l’ambassadeur d’Israël en France.

« Tout ce qui peut renforcer les forces armées libanaises et permettre le plan de retrait d’Israël du sud du Liban va dans le bon sens, à condition que cela soit fait sérieusement », a déclaré Joshua Zarka, interrogé par des journalistes sur la tenue, prochainement à Paris, d’une réunion de préparation en amont d’une conférence internationale de soutien des forces armées libanaises.

« On est rassasié de grandes déclarations qui ne se traduisent pas en actes », a-t-il néanmoins souligné. « Il faut absolument renforcer les forces armées libanaises et que le Hezbollah ne puisse plus nuire à Israël ».

Une réunion préliminaire à une conférence internationale en soutien à l’armée libanaise se tiendra le 17 septembre, avait annoncé la présidence libanaise le mois dernier.

Des chefs d’état-major de plusieurs pays, des experts et des représentants de gouvernements et d’organisations internationales sont également attendus à cette réunion, selon la présidence libanaise.

La date de la conférence elle-même, qui devait se tenir initialement en mars dans la capitale française, n’a pas encore été annoncée.

Celle-ci avait été reportée sine die après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient, en ciblant Israël en soutien à l’Iran, lui-même attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Le Liban a déjà reçu des promesses de soutien à son armée qui a été chargée par le gouvernement libanais de mener à bien le désarmement du Hezbollah, pro-iranien, affaibli par ses conflits successifs avec Israël.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’était rendu au Liban en février pour préparer la conférence.

Les forces libanaises, sous-payées, sont confrontées à d’importantes difficultés, liées à un manque d’équipements, de personnel et des capacités techniques nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

Interrogé par ailleurs sur la relation entre la France et Israël, tombée au plus bas il y a un an après l’annonce par Paris de la reconnaissance d’un Etat palestinien, l’ambassadeur israélien a estimé que les deux pays étaient sur la voie de l’apaisement.

« Il y a une vraie volonté d’apaiser la relation à tous les niveaux », a souligné Joshua Zarka à des journalistes dont l’AFP. « Nous souhaitons la remettre sur les rails des deux côtés ».

« Bien sûr des erreurs ont été faites mais je pense que revenir à une situation normale est possible avant l’échéance politique en Israël en octobre prochain et avant la présidentielle de 2027 », a-t-il également souligné.

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