Retailleau : Maduro « est l’allié des narcotrafiquants et des islamistes du Hezbollah et du Hamas »

Le patron dees Républicains a toutefois rappelé que 'les États-Unis ne doivent pas franchir une barrière qui est celle de la souveraineté du peuple vénézuélien'

Le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau s'adresse à la presse lors d'une visite au lycée Notre-Dame de Toutes-Aides après une attaque au couteau qui a fait un mort et trois blessés, à Nantes, dans l'ouest de la France, le 24 avril 2025. Un élève armé d'un couteau a attaqué quatre de ses camarades avant d'être maîtrisé par le personnel enseignant, selon des informations obtenues par l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (Crédit : Loic VENANCE / AFP)

Le patron dees Républicains (LR) Bruno Retailleau a justifié jeudi l’intervention de Donald Trump au Venezuela au nom de la légitime défense, rappelant que le dictateur déchu Nicolas Maduro était « l’allié des narcotrafiquants (et) du Hezbollah et du Hamas ».

« Il y a dans le droit international seulement deux cas d’intervention légale par la force : soit une décision du Conseil de sécurité des Nations Unies soit l’article 51 de légitime défense », a expliqué sur France Inter l’ancien ministre de l’Intérieur.

« Je considère que les Américains étaient fondés » à utiliser cet article 51 « en termes de narcotrafic », a ajouté le patron des Républicains, soulignant que Nicolas Maduro était « un individu et non un président » reconnu par la communauté internationale.

Le président déchu Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores ont été emmenés de force aux États-Unis lors d’une opération militaire américaine pour y répondre d’accusations de « narcoterrorisme » et d’importation de « tonnes de cocaïne ».

« M. Maduro est l’allié des narcotrafiquants et des islamistes du Hezbollah et du Hamas. Pour moi, ça suffit à fonder les bases d’une intervention sur l’article 51 de la légitime défense », a argumenté Bruno Retailleau.

Croquis du président vénézuélien destitué Nicolás Maduro (au centre), entouré de ses avocats Barry Pollack (à gauche) et Mark Donnelly (à droite), lors de sa comparution devant le tribunal fédéral Daniel Patrick Moynihan, à New York, le 5 janvier 2026. (Crédit : Jane Rosenberg/AFP)

Il a toutefois estimé que « les États-Unis ne doivent pas franchir une barrière qui est celle de la souveraineté du peuple vénézuélien ».

« Le pétrole, les minerais et la démocratie, c’est l’avenir des Vénézuéliens et certainement pas de Monsieur Trump », a-t-il souligné, faisant la différence avec le cas du Groenland, territoire semi-autonome du Danemark que le président américain envisage d’annexer.

« À ce que je sache, le Danemark est une démocratie et les institutions danoises sont des institutions légitimes. Par conséquent, le droit international ne permet pas de toucher précisément au Groenland », a souligné le patron de Républicains.

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