Réunion à Paris sur le Liban pour « documenter » le désarmement du Hezbollah

Le général Haykal a 'présenté les avancées' du travail des forces armées libanaises sur le terrain et 'faire état des besoins des forces armées libanaises'

Des partisans du Hezbollah se rassemblent près du rocher emblématique de Raouche, illuminé par un portrait du défunt chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, lors d'un événement commémorant sa mort dans des frappes aériennes israéliennes il y a près d'un an, à Beyrouth, au Liban, le 25 septembre 2025. (Crédit : AP/Hussein Malla)

Une réunion, consacrée au Liban, s’est tenue jeudi à Paris, en présence notamment du commandant de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, pour « documenter sérieusement » le travail de désarmement du Hezbollah, a annoncé jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

« Je vous confirme qu’une réunion s’est tenue avec les envoyés spéciaux français et américain ainsi que les principaux partenaires du Liban », a déclaré Pascal Confavreux, porte-parole du Quai d’Orsay lors d’un point de presse.

Le général Haykal « a pu présenter les avancées » du travail des forces armées libanaises sur le terrain pour désarmer le Hezbollah et « il a pu faire état des besoins des forces armées libanaises », a-t-il dit.

« Il y a un consensus pour documenter sérieusement ces avancées et nous travaillons dans le cadre du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu », a ajouté Pascal Confavreux.

« Nous travaillons à doter le mécanisme de moyens concrets sur le terrain pour attester de l’avancée du désarmement du Hezbollah, a-t-il également dit.

En outre, les différentes parties ont acté le principe de la tenue, en février 2026, d’une conférence internationale de soutiens aux forces armées libanaises.

Le président libanais Joseph Aoun (à droite) félicitant le nouveau commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal, au palais présidentiel de Baabda, à l’est de Beyrouth, le 13 mars 2025. Crédit : (Présidence libanaise / AFP)

Le lieu n’est pas encore connu. Précédemment, une conférence de soutien avait été évoquée d’ici la fin de l’année en Arabie Saoudite.

Du côté français, l’envoyé spécial du président français pour le Liban, Jean-Yves Le Drian et la conseillère d’Emmanuel Macron pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, Anne-Claire Legendre étaient entre autres présents à la réunion jeudi.

L’envoyée spéciale des États-Unis Morgan Ortagus et l’émissaire saoudien Yazid ben Farhane y ont également participé, selon une source informée des discussions.

Cette rencontre s’est tenue alors que l’aviation israélienne a lancé jeudi une série de frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud et l’est du Liban et à la veille d’une réunion du groupe de surveillance du cessez-le-feu en vigueur depuis fin novembre 2024, qui comprend, outre le Liban et Israël, les Etats-Unis, l’ONU et la France.

Le Hezbollah est sorti très affaibli de la guerre avec Israël et l’armée libanaise doit démanteler d’ici la fin de l’année toutes les structures militaires du groupe terroriste islamiste entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Mais Israël a intensifié ses frappes ces dernières semaines, accusant le Hezbollah de se réarmer et mettant en doute l’efficacité de l’armée libanaise.

A Paris, les différentes parties devaient précisément discuter d’un projet de mécanisme de surveillance du désarmement du Hezbollah qui pourrait se faire dans le cadre du processus de surveillance du cessez-le-feu avec l’aide de troupes françaises.

read more:
comments