Richard Malka compare les propos de Rima Hassan au « culte de la mort » de Ben Laden

L'avocat a accusé l'eurodéputée d'envoyer « les enfants des autres à la mort », estimant que les Gazaouis aspirent principalement « à vivre »

L'avocat Richard Malka, au micro de Radio J dans l'émission « Les enfants de la République » présentée par Frédéric Haziza, le 2 mars 2025. (Capture d'écran X / @frhaz / utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Richard Malka, l’avocat du journal satirique Charlie Hebdo, a réagi à la dernière polémique en date suscitée par les propos de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan qui avait écrit « on sacrifiera autant de générations que nécessaire mais tôt ou tard on rentrera [en Palestine] » en comparant ses propos à ceux qu’aurait pu tenir Oussama Ben Laden, ancien chef d’Al-Qaeda.

Hassan avait écrit cette phrase sur ces réseaux sociaux dans le cadre de sa première réaction à son refoulement par les autorités israéliennes à son arrivée à l’aéroport Ben Gurion dans le cadre d’une délégation du Parlement européen jugée anti-Israël, et dont l’ancien président a assisté aux funérailles de l’ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à Beyrouth fin février.

Au micro de Frédéric Haziza, dans son émission « Les enfants de la République » diffusée sur Radio J, Richard Malka a déclaré que les propos de Rima Hassan « glacent le sang ».

« C’est les propos de Ben Laden : ‘Nous aimons la mort plus que vous n’aimez la vie’. C’est le culte de la mort », a-t-il ajouté.

« Ces gens-là qui tiennent ces phrases-là, en général, ce sont souvent des députés européens, des gens qui ont des très bonnes situations, qui n’enverront pas du tout leurs enfants mais qui envoient les enfants des autres à la mort avec une facilité assez incroyable. »

Il a ajouté que « elle [Rima Hassan], elle est bien tranquille au Parlement européen pendant ce temps-là ».


« Quand on est un parent, on a pas envie que ses enfants meurent, donc elle véhicule une image des Palestiniens qui est démente », a-t-il déploré.

Face à lui, le journaliste Frédéric Haziza a souhaité « répondre » à l’insoumise en citant des propos de l’ancienne Première ministre israélienne Golda Meir, qui datent de 1973, dans lesquels elle dit : « Nous pouvons pardonner aux Arabes de tuer nos enfants. Nous ne pouvons pas leur pardonner de nous forcer à tuer leurs enfants. Nous n’aurons la paix avec les Arabes que quand ils aimeront leurs enfants plus qu’ils ne nous haïssent ».

« Les habitants de Gaza, comment imaginer qu’ils puissent avoir envie de sacrifier leurs enfants ? », a rebondi Malka. « Je crois qu’ils ont juste envie de vivre. »

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