Robert F. Kennedy Jr. maintient ses propos contre les islamistes et salue l’apport juif au monde

Le Secrétaire américain à la Santé a vanté Israël et les personnalités juives, s'interrogeant : « Pourquoi le monde hait-il les Juifs et aime-t-il les islamistes ? »

Le Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Robert F. Kennedy Jr., prend la parole lors d'un meeting électoral sur le campus de l'Université Florida Gulf Coast, à Fort Myers, en Floride, le 23 octobre 2026. (Mark Schiefelbein/AP)

Vendredi, le Secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., s’est défendu des accusations de racisme anti-arabe que lui a valu son discours de la semaine passée, tout en maintenant que les Arabes ne contribuaient pas à la science et en les comparant aux Juifs, dont il a en revanche salué la contribution au bien-être de l’humanité, plus que tout autre groupe ethnique.

Dans une publication sur son compte X de plus de 3 700 mots, RFK Jr. a écrit que les « médias de gauche » indignés par ses précédents propos avaient « omis le contexte, sans doute pour accréditer leur thèse, à savoir que mes déclarations étaient racistes et islamophobes ».

Lors de son discours du 26 octobre dernier, lors d’un meeting électoral dans le Michigan — où le Républicain Mike Rogers affronte le Démocrate Abdul El-Sayed au Sénat —, RFK Jr. avait affirmé, à tort, que les Arabes n’avaient jamais remporté de grands prix internationaux et « ne contribuaient pas » à la science, pas plus qu’à la littérature.

Le Secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Robert F. Kennedy Jr., prend la parole lors d’un meeting électoral sur le campus de l’Université Florida Gulf Coast, à Fort Myers, en Floride, le 23 octobre 2026. (Mark Schiefelbein/AP)

« Mon discours n’était pas une critique des Arabes ou de l’islam, mais de l’islamisme (également connu sous le nom d’‘islamofascisme’ ou d’‘islam politique’), une idéologie toxique conçue et promue par le groupe terroriste des Frères musulmans », a écrit RFK Jr. dans sa publication.

Il a fustigé l’islamisme, qualifié de « profondément anti-américain, anti-occidental et hostile à toute forme de modernité ».

RFK Jr. a ensuite comparé « le piètre bilan des succès intellectuels des Arabes de l’époque moderne à celui de leurs plus proches cousins, les Juifs, dont la quasi-totalité vit dans des sociétés démocratiques dotées de lois séparant la religion de la politique ».

Soulignant la courte liste des lauréats musulmans du prix Nobel, il a ajouté que les Juifs ne représentaient que 0,2 % de la population mondiale, mais que près de 200 d’entre eux avaient remporté ce prix dans des domaines scientifiques.

Il a également affirmé que « le régime nazi d’Adolf Hitler s’était lié aux premiers islamistes autour de leur haine commune des Juifs » et que les Frères musulmans s’étaient livrés à de la propagande et de l’espionnage pour le compte des nazis.

Les actions des islamistes contre les Juifs, a-t-il écrit, se poursuivent aujourd’hui encore.

« L’afflux massif d’argent en provenance d’Iran et des États du Golfe, à partir des années 1990, a transformé cette opération en un amplificateur d’une puissance inégalée qui ferait passer Goebbels pour un amateur », a-t-il affirmé.

Pondérant le cas de la bande de Gaza, qui « demeure une société sous-développée, stagnante et appauvrie sous une oppression tyrannique, privée de liberté d’expression ou d’autres libertés fondamentales », RFK Jr. a opposé ses « échecs » à Israël, « un minuscule bout de marais et de désert 600 fois plus petit que ses voisins arabes, qui s’est développé pour devenir un géant agricole et une superpuissance économique et technologique mondiale ».

Saluant l’égalité des droits pour les Juifs, les Arabes, les femmes et la communauté homosexuelle, il a déclaré : « Israël est un avant-poste fort et héroïque pour la liberté et les valeurs occidentales. »

« Et Israël n’est qu’un échantillon parmi les bienfaits dispensés par les Juifs à la civilisation occidentale », a-t-il poursuivi. « Il n’y a aucun groupe ethnique ou religieux qui ait autant apporté au bien-être de l’humanité ou à la démocratie libérale. »

RFK Jr. a énuméré une liste de Juifs célèbres pour leurs contributions, parmi lesquelles Sigmund Freud, Albert Einstein, Karl Marx et Jésus-Christ, qui, a-t-il souligné, « étaient tous juifs ».

Des milliers de personnes participent au défilé annuel de la Gay Pride à Tel Aviv, le 8 juin 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

RFK Jr. a également dressé une longue liste de « choses que les Juifs ne font pas », à commencer par « les attentats-suicides, les viols en réunion, la décapitation de personnes, l’assassinat des homosexuels » et « le lynchage de femmes parce qu’elles portent du maquillage ou montrent leurs cheveux », autant de pratiques qu’il a qualifiées de « cadeaux que l’islamisme a offerts au monde, sans oublier l’obscurantisme, la pauvreté, la famine, l’ignorance, l’oppression et la violence ».

Cette comparaison, a-t-il affirmé, suscite une question : « Pourquoi le monde hait-il les Juifs et aime-t-il les islamistes ? »

La réponse réside, selon lui, dans « une propagande de masse très sophistiquée » menée par les Frères musulmans dans le cadre de leur « stratégie de prise de contrôle des pays occidentaux ».

« La haine génocidaire contre TOUS les Juifs, chrétiens et autres minorités est fondamentale pour l’islamisme », a-t-il soutenu. « Ce n’est qu’en Occident que la haine des Juifs prétend exiger l’alibi de la Palestine ou se cache derrière l’anti-sionisme. »

Le discours initial de RFK Jr. dans le Michigan a suscité une vive réaction du Council on American-Islamic Relations, lequel documente les actes de haine contre les musulmans et les Arabes aux États-Unis.

« L’abjecte tirade anti-arabe de Robert F. Kennedy Jr. est une parfaite illustration de racisme et de fanatisme sans fard », a déclaré le conseil la semaine dernière.

Des défenseurs des droits civiques américains ont fait part de leur inquiétude face au durcissement du discours du président américain Donald Trump et de ses alliés contre les musulmans, les Arabes, les immigrants et les minorités ethniques lors de la campagne électorale pour les élections de mi-mandat.

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