Roussel fait un parallèle entre la situation actuelle en France et les années 1930
'Ce qui s'est passé avec la Shoah est unique dans l'histoire de l'humanité. Et, j'oserais dire, cela ne se reproduira plus jamais', a toutefois nuancé le candidat communiste à la présidentielle
Fabien Roussel a établi mardi un parallèle entre la situation actuelle en France, avec la montée de l’extrême-droite, et les années 1930, qui ont vu l’arrivée au pouvoir en Allemagne du parti nazi et le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
« Je fais souvent le parallèle entre ce que nous vivons en France et en Europe aujourd’hui, avec ce que nous avons vécu dans les années 1930 : la montée de la haine, du racisme, du rejet de l’autre en fonction de sa religion, de ses origines », a déclaré lors d’une conférence de presse le candidat communiste à la présidentielle, en dénonçant « les mots violents, durs, tenus par des responsables politiques, des candidats à l’élection présidentielle de droite et d’extrême-droite qui font l’assimilation entre immigration et violence ».
Depuis l’attentat raciste de Trappes, la gauche accuse en effet le Rassemblement national (RN) et le parti d’Eric Zemmour Reconquête! d’avoir, par leurs propos, symboliquement encouragé le passage à l’acte du tireur.
« Ça diffuse le poison de la haine, ça arme le bras de tueurs déséquilibrés », a ajouté Roussel.
« On a vécu la même chose dans les années 1930 où les Juifs étaient pointés du doigt, ainsi que les Tziganes, les homosexuels et les militants communistes », a poursuivi le secrétaire national du PCF.
« Aujourd’hui, comme dans les années 1930, on cible des partis et des syndicats en les rendant responsables du chaos qu’il y a dans le pays, certains appelant même à l’interdiction de La France insoumise [comme les LR Bruno Retailleau et Gérard Larcher, ndlr] ou à couper les vivres des syndicats, la CGT, comme le propose M. [Sébastien] Chenu », le nouveau président des députés RN, a développé Fabien Roussel.
« Ce qui s’est passé avec la Shoah est unique dans l’histoire de l’humanité. Et, j’oserais dire, cela ne se reproduira plus jamais », a-t-il cependant nuancé.
Lors de sa conférence de presse, le candidat communiste, qui prône un Smic mensuel d’environ 1 700 euros nets, a également appelé les salariés « à cesser le travail et à faire grève », jeudi 5 novembre, en soutien à la mobilisation syndicale qui appelle à la grève pour réclamer des réponses sur le pouvoir d’achat.
« J’appelle à ce que nous soyons des millions jeudi, à manifester partout en France », a lancé Roussel, qui est pour l’instant donné aux alentours de 2 % d’intentions de vote dans les sondages en vue de l’élection présidentielle.