Royaume-Uni : Les universités doivent sévir contre l’antisémitisme – ministre

'Un seul cas d'abus antisémite est déjà un de trop', a souligné Bridget Phillipson, la ministre de l'Éducation à la suite de l'attentat perpétré dans une synagogue de Manchester

Des étudiants au milieu de tentes d'un camp anti-Israël installé sur le campus de l'université Queen Mary, à Londres, le 14 mai 2024. (Crédit : Benjamin Cremel/AFP)

Suite à l’attaque meurtrière contre une synagogue dans le nord de l’Angleterre et dans un contexte d’inquiétude concernant l’antisémitisme sur les campus britanniques et aux États-Unis, le gouvernement britannique a déclaré dimanche que les universités britanniques devaient prendre des mesures plus énergiques pour protéger les étudiants juifs.

Les jeunes doivent être en mesure de repérer et de contester les fausses informations diffusées en ligne, a déclaré le gouvernement, qui a exhorté les universités à utiliser tous les outils à leur disposition pour lutter contre la haine et la division.

« Un seul cas d’abus antisémite est déjà un de trop », a souligné Bridget Phillipson, la ministre britannique de l’Éducation, dans un communiqué.

« Je suis donc claire : c’est aux universités qu’il incombe d’éliminer la haine de leurs campus, et elles ont mon soutien total pour utiliser leurs pouvoirs à cette fin. »

Le 2 octobre, un Britannique d’origine syrienne a foncé avec sa voiture sur des piétons, puis a poignardé plusieurs personnes à l’extérieur de la synagogue Heaton Park Hebrew Congregation de Manchester, à Yom Kippour, le plus sacré du calendrier hébraïque. Deux hommes ont perdu la vie dans cet attentat.

À la suite de cette attaque meurtrière, Phillipson a écrit aux vice-chanceliers des universités pour les exhorter à prendre des « mesures pratiques et proportionnées » afin de garantir la sécurité sur les campus. De nouvelles règles, introduites en août, exigent des établissements qu’ils disposent de politiques claires et de mécanismes de signalement pour lutter contre toutes les formes de harcèlement.

Jihad al-Shamie, auteur d’une attaque terroriste meurtrière contre la congrégation de Heaton Park à Manchester, au Royaume-Uni, le jour de Yom Kippour, le 2 octobre 2025. (Crédit : Réseaux sociaux)

L’an dernier, le Royaume-Uni a connu sa deuxième pire année en matière d’antisémitisme de mémoire récente, avec plus de 3 500 actes antisémites enregistrés, a déclaré plus tôt cette année le Community Security Trust (CST), qui assure la sécurité des organisations juives à travers le pays.

Les données publiées jeudi par le ministère britannique de l’Intérieur montrent que les Juifs ont été les plus touchés par les crimes de haine religieuse en Angleterre et au Pays de Galles au cours de l’année qui s’est terminée en mars.

On a également constaté une recrudescence des actes antisémites signalés sur les campus universitaires américains dans un contexte de tensions liées à la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.

L’administration Trump a gelé et menacé de réduire les fonds fédéraux alloués aux universités en raison des manifestations anti-Israël sur les campus, affirmant que les universités toléraient les manifestations d’antisémitisme.

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