Rubio au président du Liban : « hors de question » de rendre les explosifs saisis au Hezbollah

Le Hezbollah pro-iranien a reconnu jeudi qu'une cargaison d'une demi-tonne d'explosifs saisie la semaine dernière par les autorités libanaises lui appartenait

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio (à droite) et le président libanais Joseph Aoun, au département d’État à Washington, le 19 juillet 2026. (Crédit : Marco Rubio/X)

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé qu’il était « hors de question » de rendre au Hezbollah une demi-tonne d’explosifs saisie la semaine dernière par les autorités libanaises dans un appel jeudi au président Joseph Aoun, selon un responsable du département d’État.

« Il a exhorté le président Aoun à demander des comptes à tous ceux qui ont ordonné, financé et dirigé cette livraison, et a souligné qu’il devrait être hors de question de restituer les explosifs au Hezbollah », a dit ce responsable à des journalistes sous couvert d’anonymat.

Le Hezbollah pro-iranien a reconnu jeudi qu’une cargaison d’une demi-tonne d’explosifs saisie la semaine dernière par les autorités libanaises lui appartenait, affirmant qu’ils étaient destinés à la « résistance » contre Israël.

« Le véhicule et sa cargaison appartiennent à la résistance » contre Israël, a déclaré le député du Hezbollah Hassan Fadlallah. Il a ajouté que le Hezbollah avait demandé « la libération immédiate des personnes interpellées » et « la restitution du véhicule et de son contenu », car il s’agit de « capacités » que le parti utilise contre Israël.

Le président libanais Joseph Aoun a assuré M. Rubio, lors de cet appel, que « l’armée et les forces de sécurité remplissaient pleinement leurs devoirs dans l’application des décisions relatives à l’interdiction des manifestations armées, la saisie des armes et munitions et la lutte contre la contrebande », selon un communiqué de la présidence.

M. Rubio a, par ailleurs, dénoncé une loi de boycott datant de 1955, et qui interdit les relations directes avec Israël, qui fait « obstacle aux efforts en faveur de la paix », a indiqué le responsable américain rendant compte de l’appel.

Le chef de la diplomatie américaine « a souligné que cette loi était inapplicable » et a préconisé « une communication directe entre les forces libanaises et israéliennes, d’armée à armée, afin d’éviter les conflits, ce qui contribuerait à réduire les erreurs d’appréciation et à faire progresser la mise en œuvre progressive du cadre trilatéral », a-t-il dit.

Sous la pression internationale, notamment américaine, le Liban a élaboré un plan pour désarmer le Hezbollah, et des négociations entamées entre Israël et le Liban sous parrainage américain ont abouti à la conclusion d’un accord-cadre fin juin.

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