Saar reproche à Netanyahu la lenteur de la guerre et demande un scrutin en janvier 2025

Le chef de Tikva Hadasha appelle à une commission d'enquête sur les échecs du 7 octobre pour que les responsabilités des acteurs politiques soient connues du public avant les élections

Le chef du parti Tikva Hadasha, le ministre Gideon Saar, dirige une réunion de faction, à la Knesset à Jérusalem, le 1er avril 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Critiquant le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour ce qu’il décrit comme la lenteur des opérations dans la bande de Gaza, le président de Tikva Hadasha, Gideon Saar, a appelé lundi à des élections anticipées et à la mise en place immédiate d’une commission d’enquête d’État sur les échecs qui ont précédé les évènements du 7 octobre.

« J’ai prévenu depuis longtemps que la prolongation du conflit dans la bande de Gaza et l’élimination des bataillons du Hamas sur une période aussi longue nuisaient à l’intérêt national », a affirmé Saar aux journalistes à la Knesset, lors de la réunion hebdomadaire des factions de son parti, Tikva Hadasha – HaYamin HaMeuhad.

« Un revirement stratégique a eu lieu sous nos yeux : depuis des mois, Israël parle du sud de la bande de Gaza – Rafah – mais n’y entre pas ». Cela a conduit le groupe terroriste palestinien du Hamas à exiger le retour des civils dans le nord de la bande de Gaza. Il s’agit ni plus ni moins d’un appel à « rétablir son pouvoir gouvernemental et militaire dans le nord de la bande de Gaza ».

« En outre, l’échec de la distribution de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza persiste, renforce la position du Hamas vis-à-vis de la population civile et va à l’encontre des objectifs de la guerre » et encourage le groupe terroriste à durcir ses positions dans les négociations sur les otages, a affirmé Saar, soutenant que sans un « changement fondamental » au niveau des dirigeants, Israël ne parviendra pas à faire tomber le groupe terroriste.

Le seul moyen de recentrer l’effort de guerre et de poursuivre les combats avec succès est de fixer une date pour les élections, a-t-il poursuivi, appelant à un scrutin national pour janvier 2025.

Saar a également jugé « essentiel » de mettre en place une commission d’enquête nationale sur « le plus grand échec de l’histoire du pays… le plus tôt possible ».

« Cela ne nuira pas à la guerre, mais c’est essentiel pour qu’au moment des élections, la responsabilité portée par les acteurs politiques et professionnels soit claire et exposée au public », a-t-il ajouté.

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