Sarah Knafo dénonce un projet de l’Agence française de développement pour les Palestiniens

La députée européenne de Reconquête juge le projet 'vertigineux', alors que la France est, selon elle, 'criblée de dettes'

Le candidat à la présidentielle du parti Reconquete !, Eric Zemmour, saluant ses partisans à côté de sa conseillère Sarah Knafo, à Paris, le 10 avril 2022, après l'annonce des résultats provisoires après la fermeture des bureaux de vote au premier tour de l'élection présidentielle française. (Crédit : Bertrand Guay/AFP)

Devenue lanceuse d’alerte dans le domaine budgétaire, Sarah Knafo, députée européenne Reconquête et ancienne magistrate à la Cour des comptes, s’est saisie d’un nouveau dossier. La jeune élue s’en prend cette fois à un projet porté par l’Agence française de développement (AFD), qu’elle accuse de financer, aux frais du contribuable, une mission en faveur de l’Autorité palestinienne.

En ligne de mire : une offre d’emploi publiée par Expertise France, filiale de l’AFD, qui cherche un chef de projet pour accompagner le ministère des Finances palestinien dans ses réformes budgétaires. « Alors que la France, endettée jusqu’au cou, impose des sacrifices aux citoyens, l’État finance des projets à l’étranger qui donnent le vertige », a dénoncé Knafo sur le réseau X le 21 juillet.


Prévue pour une durée de 24 mois à partir d’août 2025, la mission sera basée à Jérusalem. Elle requiert quinze ans d’expérience dans les finances publiques. Selon l’offre, il s’agira de soutenir des réformes structurelles destinées à renforcer la gouvernance budgétaire de l’Autorité palestinienne, en réponse à la crise à Gaza.

Le projet vise notamment à optimiser la gestion des réformes, mobiliser les ressources intérieures, garantir la transparence des finances publiques et intégrer les enjeux de genre dans les politiques menées. Un cadre que Sarah Knafo juge hors-sol : « Comme si la France, criblée de dettes, était en position de donner des leçons ! »

L’AFD n’a pour l’heure pas réagi aux critiques de l’élue. Cette dernière multiplie depuis plusieurs semaines les prises de parole contre les dépenses publiques jugées superflues ou mal orientées, en particulier à l’étranger.

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