Sasha Troufanov : Israël « sacrifie des otages pour une victoire non définie »

Une manifestation a été organisée devant le domicile d'Israel Katz pour réclamer la remise en liberté de tous les otages

L'otage libéré Sasha Troufanov à son retour en Israël après 498 jours de captivité à Gaza, le 15 février 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Des Israéliens manifestant pour un accord sur les otages ont organisé un office de Kabbalat Shabbat vendredi soir devant le domicile du ministre de la Défense Israel Katz, à Kfar Ahim.

L’ancien otage Sasha Troufanov s’est exprimé durant ce rassemblement, déplorant le sort de ses amis encore détenus à Gaza : « Des gens qui ne se souviennent plus de ce qu’est la liberté, qui donneraient tout pour être ici aujourd’hui, à mes côtés. »

« C’est ce droit que vous leur refusez depuis 679 jours. Vous êtes prêt à sacrifier leur liberté pour une victoire que vous n’êtes même pas capables de définir », a déclaré Troufanov.

« Nous n’avons plus le temps de tenter de nouvelles pressions, ou d’autres stratégies de négociation. Au début de la guerre, vous avez fait la promesse de les ramener à leurs proches, et toute promesse doit être tenue. Ramenez-les chez eux. Rendez-leur leur vie. Ce choix est entre vos mains », a ajouté Troufanov.

Les critiques de Netanyahu accusent le Premier ministre de vouloir prolonger la guerre pour obtenir une « victoire totale » dont les critères ne sont toutefois pas clairement définis, au-delà de celui du démantèlement des capacités militaires et gouvernementales du Hamas.

Netanyahu a parfois affirmé être prêt à se battre jusqu’au dernier soldait. Il décrit Gaza-City comme le dernier bastion du Hamas dont l’armée israélienne prévoit de prendre le contrôle, alors qu’il évoquait Rafah en ces mêmes termes il y a un an et demi.


Entre-temps, le Hamas a évolué, devenant une force de guérilla à même de continuer de recruter de nouveaux combattants. De son côt, Israël refuse de proposer au groupe terroriste une alternative viable en raison de l’opposition du gouvernement à l’Autorité palestinienne, elle-même soutenue par la communauté internationale.

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