Sciences Po: un homme masqué arrache le drapeau israélien d’une femme devant un blocage

Alexandra Sojfer, militante pro-israélienne, a été insultée de « nazie » et de « génocidaire » par l'homme, trois ans jour pour jour après le 7 octobre 2023

Alexandra Sojfer, militante pro-israélienne, prise violemment à partie par un émeutier anti-Israël qui la traite de "nazie", le 8 octobre 2026 à Paris. (Crédit : capture d'écran Cnews)

Mercredi 7 octobre 2026, trois ans jour pour jour après les massacres du 7 octobre 2023, une altercation a éclaté près de Sciences Po, à Paris, alors qu’un blocage en lien avec le mouvement dit « lycéen » était en cours.

Alexandra Sojfer, personnalité des réseaux sociaux et militante pro-israélienne, est venue brandir un drapeau israélien face à la foule. Un homme vêtu de noir et masqué est alors sorti de derrière la barricade et s’est jeté sur elle pour lui arracher le drapeau, selon les images diffusées en direct par CNews. Un journaliste de la chaîne a qualifié le barrage en plein boulevard de « totalement illégal, sans aucune autorisation ».

Interrogée en direct, la femme a justifié son geste : « On est le 7 octobre, monsieur. »

L’homme est ensuite revenu vers elle en l’insultant avec un accent étranger : « T’es une nazie », « T’es une génocidaire », « C’est pareil », puis « T’es horrible puta*n, t’es une puta*n de nazie, t’es une sale de nazie ».

« Ce n’est plus une revendication lycéenne, ce sont des allégeances au Hamas », a affirmé Alexandra Sojfer au journaliste, avant d’ajouter : « C’est ça, la réalité. Regardez, pourquoi sont-ils tous masqués ? »

Une manifestante lui a répondu : « On est masqués parce qu’il y a une répression énorme. » « De qui ? », a demandé Alexandra Sojfer. « Des lycéens ! », a répondu la manifestante. « Des lycéens ? Avec ces keffiehs, de la tête aux pieds ? Non, ce ne sont pas des lycéens ! », a rétorqué la militante.


Le député de la France insoumise (LFI) Thomas Portes, présent sur place, a tenté de retenir l’homme, en vain.

La scène s’est déroulée dans le contexte du mouvement dit « lycéen ».

Parti mi-septembre de la région parisienne, ce mouvement s’est depuis étendu à d’autres régions de France. Mercredi, à proximité de Science Po, plusieurs centaines de jeunes ont fait face aux forces de l’ordre.

« Ce matin, à 6h30, un groupe d’individus, parmi lesquels beaucoup ne sont pas étudiants à Sciences Po, a entrepris de bloquer entièrement les accès aux différents sites du campus parisien. Ce faisant, il a empêché les étudiants, les salariés et les enseignants de rejoindre nos locaux », a affirmé le directeur de l’établissement supérieur parisien Luis Vassy dans un mail aux étudiants et enseignants mercredi.

En parallèle, »des mouvements de foule se sont produits en dehors du campus », a-t-il ajouté.

Selon des journalistes de l’AFP sur place, des manifestants avaient érigé en fin de matinée une barricade avec des poubelles couchées, recouvertes de pancartes, en plein milieu du boulevard Saint-Germain.

Plusieurs étudiants ont formé une chaîne humaine à quelques centimètres des boucliers de gendarmes, dans une atmosphère électrique.

Selon un étudiant de Science Po témoignant sous couvert d’anonymat, des étudiants de l’établissement supérieur avaient organisé l’action de blocage tôt dans la matinée pour « apporter leur soutien aux lycéens et dénoncer les violences policières » au cours des blocus.

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