Selon Liberman, des membres du Likud seraient prêts à rejoindre le bloc d’opposition sioniste

Le chef d’Yisrael Beytenu s'engage à former une coalition composée exclusivement de partis sionistes, 'sans Raam, sans la Liste arabe unie, sans Shas et sans Yahadout HaTorah'

Montage photo : Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ; Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar ; l’ancien Premier ministre et chef du parti Beyahad Naftali Bennett ; le chef d’Yisrael Beytenu Avigdor Liberman. (Crédits : Capture d’écran ; Yonatan Sindel/Flash90 ; Avshalom Sassoni/Flash90 ; Gili Yaari/Flash90)

Jeudi, le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a exclu toute participation à un gouvernement dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il a également affirmé qu’il souhaitait une coalition composée exclusivement de partis sionistes, excluant ainsi toute participation des partis arabes et ultra-orthodoxes.

« Notre position est ferme et claire : nous formerons une coalition composée exclusivement de partis sionistes », a écrit Liberman dans un message publié sur le réseau social X.

« Sans Raam, sans la Liste arabe unie, sans Shas et sans Yahadout HaTorah. »

Le Likud pourrait être « un partenaire important » sans Netanyahu, a-t-il ajouté, mais « avec Netanyahu – même si le monde bascule, nous ne prendrons place à ses côtés sous aucun prétexte ».

D’autres dirigeants de l’opposition, à savoir Gadi Eisenkot (Yashar), Naftali Bennett (Beyahad) et Yaïr Golan (HaDemocratim), ont tous publiquement exclu de rejoindre un gouvernement avec Netanyahu. Trois des quatre partis dirigés par des Juifs et s’opposant à lui ont également rejeté l’idée de siéger dans une coalition avec des partis arabes ; Golan est le seul à envisager cette possibilité.

Netanyahu et le Likud ont à plusieurs reprises accusé l’opposition de projeter de former un gouvernement avec des partis arabes et de créer un État palestinien.

Liberman a également réitéré son opposition à la formation d’un gouvernement minoritaire, « même d’un gouvernement minoritaire de transition ». Le favori Eisenkot a évoqué la possibilité d’une coalition minoritaire, ce que Liberman a déjà rejeté par le passé.

Les récents sondages montrent que ni le bloc présumé de Netanyahu ni le bloc d’opposition composé de quatre partis ne sont près d’obtenir la majorité à la Knesset, qui compte 120 sièges.

« Je pense que nous obtiendrons une solide majorité lors des prochaines élections, malgré les sondages », a déclaré Liberman, ajoutant qu’il connaissait plusieurs députés du Likud qui comprenaient que Netanyahu les avait transformés en « sous-traitants » des partis ultra-orthodoxes.

Selon Liberman, ces membres du Likud seraient prêts à rejoindre le bloc d’opposition sioniste.

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