Séoul « examine » l’appel de Trump à envoyer un navire pour sécuriser le détroit d’Ormuz

Le président américain a demandé aux pays touchés par le blocage actuel de la route pétrolière, notamment la Chine et la Corée du Sud, de contribuer à résoudre la situation dans le détroit d'Ormuz

Les frappes sur l'île de Kharg, en Iran, le 13 mars 2026 ; le président américain Donald Trump s'adressant aux journalistes, devant la Maison Blanche, le 11 mars 2026. (Crédits : CENTCOM ; Alex Brandon/AP Photo)

La Corée du Sud « examine de près » la demande de Donald Trump, qui l’a appelée, avec d’autres pays, à envoyer un navire dans le détroit d’Ormuz afin de sécuriser la route pétrolière du Golfe, a déclaré dimanche à l’AFP un responsable de la présidence.

« Nous suivons de près les remarques du président Trump sur les réseaux sociaux et nous examinerons la question avec soin, en étroite concertation avec les États-Unis », a-t-il déclaré.

Samedi, Trump a demandé aux pays touchés par le blocage actuel de la route pétrolière, notamment la Chine et la Corée du Sud, de contribuer à résoudre la situation dans le détroit d’Ormuz.

« De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr », avait auparavant assuré le président américain. La veille, il avait affirmé que la marine américaine commencerait « très bientôt » à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique.

« Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres […] enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité », a-t-il ajouté.

Soulignant l’importance de la sécurité des voies maritimes internationales et de la liberté de navigation, le responsable sud-coréen a déclaré que Séoul « examinait et étudiait de manière approfondie diverses mesures […] afin de garantir la sécurité des voies de transport de l’énergie ».

La Corée du Sud, qui dépend fortement des importations d’énergie, notamment des livraisons transitant par le détroit d’Ormuz, a imposé un plafonnement des prix des carburants afin d’atténuer la pression sur son approvisionnement énergétique pendant la guerre en Iran ; il s’agit de la première mesure de ce type depuis 1997.

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