Sharren Haskel, première membre de la coalition à s’opposer à la grâce de Netanyahu

La vice-ministre des Affaires étrangères a dit que cette demande s'apparentait à une 'ruse médiatique dont l'objectif est de détourner l'attention des choses importantes'

La vice-ministre des Affaires étrangères Sharren Haskel lors d'une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset à Jérusalem, le 1er décembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La vice-ministre des Affaires étrangères Sharren Haskel est devenue, mardi, la première membre du gouvernement et de la coalition à s’opposer ouvertement à l’idée d’une grâce présidentielle, à l’heure actuelle, en faveur du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Est-ce qu’il est juste d’accorder une grâce dans la situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment ? Je ne le pense pas », a dit Haskel au micro de la station Jerusalem Radio, ajoutant que cette demande s’apparentait à une « ruse médiatique dont l’objectif est de détourner l’attention des choses importantes ».

Elle a précisé sa pensée en mentionnant le projet de loi controversé qui vise à réglementer l’enrôlement des jeunes ultra-orthodoxes au sein de l’armée israélienne et à officialiser les exemptions généralisées au service militaire – initiative à laquelle elle s’oppose, avec une dizaine de membres de la coalition et du cabinet. Elle a affirmé, au cours de l’entretien, que ce texte « est susceptible de mettre en danger la sécurité d’Israël ».

« Je ne pense pas non plus que Netanyahu souhaite cette grâce », a-t-elle poursuivi, soulignant que les médias et l’opposition, « comme des moutons, font de cette question leur gros titre au lieu de parler de ce qui va déterminer l’avenir de l’État, à savoir la loi sur l’enrôlement ».

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