Shas et Yahadout HaTorah signent un accord de partage des voix excédentaires

Les accords de votes excédentaires n’entraînent pas la fusion des partis, qui restent indépendants et doivent chacun franchir le seuil électoral de 3,25 % pour que l’accord prenne effet

Le chef du parti Shas, le député Aryeh Deri (à droite) s'entretenant avec le numéro 2 du parti Yahadout HaTorah, le député Moshe Gafni, lors d'une séance plénière de la Knesset, à Jérusalem, le 10 février 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah ont annoncé dimanche avoir signé un accord de partage des voix excédentaires en vue des élections législatives du 27 octobre.

Dans un communiqué conjoint, le chef de Yahadout HaTorah, le député Yaakov Asher, et le dirigeant du parti Shas, le député Aryeh Deri, ont déclaré que cet accord « reflète la poursuite de la coopération entre les deux factions, conformément aux directives des grands rabbins et sages de notre génération ».

Ils ont ajouté que les deux partis « continueraient à coopérer pleinement et à présenter un front uni sur les questions fondamentales concernant la préservation de l’étude de la Torah, le statut des étudiants des yeshivot et le renforcement des établissements d’enseignement religieux ».

Les accords de « votes excédentaires » n’entraînent pas la fusion des partis, qui restent indépendants et doivent chacun franchir le seuil électoral de 3,25 % pour que l’accord prenne effet. Ils permettent toutefois de regrouper les voix restantes lors de l’attribution des derniers sièges à la Knesset, ce qui peut aider l’un des partis à obtenir un mandat supplémentaire. Les partis ont jusqu’au 16 octobre pour soumettre leurs accords.

Les sondages prévoient actuellement environ huit sièges pour chacun des deux partis.

Par ailleurs, dans une interview accordée à la station de radio Kol Barama, le candidat de Yahadout HaTorah, Moshe Rosenthal, a déclaré que son parti refuserait de rejoindre tout gouvernement à moins que ses exigences en matière de législation préservant les exemptions de service militaire pour les étudiants des yeshivot ne soient satisfaites.

Interrogé sur la question de savoir s’ils siégeraient dans un gouvernement dirigé par Gadi Eisenkot, le leader de Yashar et favori des sondages, Rosenthal a répondu : « Nous nous rallierons à quiconque s’engagera à adopter une loi sur la conscription qui résistera à l’examen de la Haute Cour. Après les élections, ce seront les grands rabbins qui décideront. »

Ses propos faisaient suite à un reportage diffusé le mois dernier sur la chaîne N12, selon lequel Yahadout HaTorah ne s’opposerait pas à un gouvernement dirigé par Eisenkot, dans un contexte de colère persistante face à l’échec du Premier ministre Benjamin Netanyahu à faire adopter une loi exemptant les Haredim étudiant en yeshiva du service militaire. Cette situation pourrait priver le Premier ministre du soutien crucial nécessaire à la formation d’un gouvernement.

Si Eisenkot s’est engagé à faire avancer une législation mettant fin aux exemptions généralisées de conscription pour les hommes ultra-orthodoxes et a déclaré qu’aucun parti haredi ne remplissait actuellement ses conditions pour rejoindre un gouvernement, il s’est également montré par le passé ouvert à l’idée de gouverner avec des partis haredim, en particulier Shas.

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