« Shoah Symphonie » : un documentaire dans les anciens camps nazis
Le réalisateur a parcouru l’Europe avec des moyens très modestes – une petite caméra, un micro, un trépied –, filmant dix-huit camps de concentration
« Shoah Symphonie » est un nouveau documentaire français sur la Shoah, réalisé de façon indépendante par Christopher Joseph. Le film se veut à la fois ambitieux, pédagogique, artistique et profondément humain. Présenté pour la première fois au public le 5 juillet au cinéma du Casino d’Amélie-les-Bains, ce film de 1h47 retrace l’histoire des Juifs ashkénazes exterminés pendant la Shoah, à travers les témoignages bouleversants de survivants et des images inédites tournées en Europe de l’Est.
Le réalisateur, âgé de 52 ans et habitant les Pyrénées, a parcouru l’Europe pendant une dizaine d’années avec des moyens très modestes – une petite caméra, un micro, un trépied –, filmant dix-huit camps de concentration, des fosses communes comme Babi Yar, et des ghettos tels que Terezin. Il intègre également à son documentaire des images rares, comme des séquences Super 8 de familles juives joyeuses à Radom (Pologne), tournées en 1930, douze ans avant leur déportation à Treblinka.
Par ce film, l’objectif de Christopher Joseph était de rendre le sujet de la Shoah accessible aux jeunes générations et à ceux que le format classique des films sur la Shoah n’interpelle plus, a-t-il expliqué. « Shoah Symphonie » se veut ainsi une œuvre à la fois sensible et rythmée, mêlant témoignages, images esthétiques et archives.
Le film, autoproduit avec un budget de 9 800 euros, a été salué par les premiers spectateurs, notamment pour la force émotionnelle de ses témoins – parmi lesquels Francine Christophe, Addy Fuchs et Charles Pallant.
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