SHOOQ, une nouvelle plateforme pour financer les projets de créateurs juifs
Soutenue par plusieurs hommes et femmes d’affaires juifs, la plateforme entend mettre en relation des créateurs avec des investisseurs pour 'raconter nos propres histoires avec audace, avec fierté'
Selon The Hollywood Reporter et Deadline, une nouvelle plateforme en ligne à but non lucratif, baptisée SHOOQ, entend aider les créateurs juifs à toucher un public international en facilitant le financement de leurs projets. Son nom fait référence au mot hébreu désignant un marché.
Lancée par les producteurs Ari Pinchot et Jonathan Rubenstein, la plateforme bénéficie du soutien de plusieurs hommes et femmes d’affaires juifs.
Selon The Hollywood Reporter, le conseil consultatif de SHOOQ compte notamment Ben Silverman, ancien coprésident de NBC, Micah Green, PDG de 30 West, Tanya Cohen, coprésidente de Made by Us, l’actrice Emmanuelle Chriqui, ainsi qu’Anthony Bregman, producteur associé au groupe audiovisuel israélien Keshet International.
L’objectif de SHOOQ est de mettre en relation des auteurs et des créateurs juifs avec des investisseurs désireux de soutenir leurs projets et de leur permettre d’atteindre un public plus large. La plateforme entend ainsi accélérer le financement de films, de séries, de podcasts et de contenus vidéo destinés aux réseaux sociaux.
« Les grandes histoires façonnent la culture. Or, depuis plusieurs années, des créateurs juifs remarquables peinent à obtenir les financements nécessaires pour donner vie à leurs projets », a déclaré Ari Pinchot, cité par The Hollywood Reporter.
« De nombreux investisseurs et philanthropes souhaitent soutenir des contenus médiatiques porteurs de sens, mais ils ne disposent ni d’un moyen fiable de sélectionner les projets ni d’un mécanisme efficace leur permettant de les financer intégralement. SHOOQ est la solution », a-t-il ajouté.
Sur son site, SHOOQ explique que sa création a été motivée par les conséquences du 7-Octobre et par ce que la plateforme décrit comme un abandon des créateurs juifs et israéliens après l’attaque du Hamas.
« Au lendemain du 7 octobre, Israël s’est retrouvé isolé, vilipendé et seul. Les financements pour les projets de télévision et de cinéma israéliens se sont taris dans le monde entier. »
« Dans le même temps, l’antisémitisme a explosé à travers le monde, atteignant des niveaux jamais vus depuis des générations — se propageant sur les campus universitaires, les réseaux sociaux, dans les institutions culturelles et dans le débat public — révélant à quel point notre communauté est vulnérable lorsque d’autres contrôlent le récit. »
« Une vérité est devenue incontestable : nous devons raconter nos propres histoires — avec audace, avec fierté — et reprendre en main notre histoire, notre identité et notre voix », affirme la plateforme.
« Des sommes considérables sont dépensées pour réécrire l’histoire et dénigrer les Juifs et Israël », a affirmé Jonathan Rubenstein dans une déclaration distincte.
« Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à nous faire concurrence pour accéder aux mêmes ressources limitées. Nous devons nous rassembler sous un même toit, mettre nos ressources en commun et apporter à nos meilleurs conteurs le soutien dont ils ont besoin pour réaliser des projets percutants et toucher des publics du monde entier. C’est précisément ce que SHOOQ entend permettre », a-t-il ajouté.
Contrairement aux plateformes de financement participatif, SHOOQ ne vise pas à collecter directement des fonds auprès du public pour soutenir les créateurs. Selon Deadline, elle fonctionne plutôt comme un intermédiaire entre les porteurs de projets et les financeurs, ces derniers pouvant préciser leurs intérêts, leurs critères d’investissement, les genres de contenus recherchés et les montants qu’ils sont prêts à engager.