Six extrémistes juifs mis en examen après l’incendie d’une mosquée en Cisjordanie

Cinq mineurs et un jeune de 18 ans sont accusés d'être arrivés à Deir Dibwan au début du mois, le visage masqué, munis de couteaux, de gaz lacrymogène, de gants et de matériaux inflammables ; ils sont poursuivis pour terrorisme

Des incendies font rage autour de la ville palestinienne de Deir Dibwan à la suite d’un incendie criminel perpétré par des partisans du mouvement pro-implantation, dans la région de Ramallah, le 14 juin 2026. (Captures d’écran/X)

Six adolescents accusés d’avoir participé à une attaque menée par des partisans du mouvement pro-implantation dans un village palestinien de Cisjordanie ont été mis en examen pour terrorisme dans la journée de vendredi. Ils sont soupçonnés d’avoir mis le feu à une mosquée alors que des fidèles s’y trouvaient.

Les prévenus, cinq mineurs et un jeune de 18 ans, sont accusés de s’être associés à d’autres extrémistes, le 14 juin, dans le but de commettre « une série d’actes violents, d’incendies criminels et d’atteintes aux biens et à la vie humaine pour des motifs nationalistes », a indiqué la police.

D’après le parquet, le groupe a fait irruption dans le village de Deir Dibwan, à l’est de Ramallah, le visage dissimulé et armé de couteaux, de gaz lacrymogène, de gants et de matériaux inflammables.

Sur place, les prévenus auraient mis le feu à l’entrée de la mosquée locale pendant la prière, à l’aide d’une substance inflammable. Un fidèle a été blessé à l’oeil, alors que l’un des agresseurs l’aspergeait de cette substance.

Les attaquants ont en outre pris pour cible des habitations. Ils ont mis le feu au porche d’une famille alors que cette dernière se trouvait à l’intérieur de sa maison, et ils ont incendié cinq véhicules dans la localité, ont indiqué les forces de l’ordre.

Ils auraient également mis le feu à des terres agricoles, à proximité.


Les prévenus sont poursuivis devant le tribunal de district de Jérusalem pour une série d’infractions violentes – notamment pour émeutes, incendie criminel à caractère terroriste, dégradation de biens à caractère raciste et agression à caractère raciste.

Des images de l’incident semblent montrer des dégâts importants à la mosquée. Aucun blessé n’a toutefois été signalé suite à l’incendie.

Selon la police, cette mise en examen est la 51e prononcée cette année « à l’encontre d’individus impliqués dans des actes de violence extrême ». Néanmoins, compte tenu de la fréquence de ce type d’attaques, les arrestations restent relativement rares, et les poursuites judiciaires le sont encore davantage.

Depuis le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, les violences commises par les partisans du mouvement pro-implantations à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie ont atteint des niveaux sans précédent.

Certains critiques accusent le gouvernement israélien et les forces de l’ordre de fermer les yeux sur les attaques violentes menées par les extrémistes pro-implantations. Des attaques qui sont devenues de plus en plus meurtrières ces dernières années, et qui se produisent désormais presque quotidiennement.

Des militants affirment que les actions radicales – et souvent violentes – des partisans du mouvement pro-implantations se déroulent fréquemment sous la protection, avec la coopération et parfois même avec la participation active de soldats de l’armée israélienne, venus de différents horizons.

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