Rechercher

Prendre soin de ses vêtements, c’est prendre soin de sa planète

Changez vos habitudes et réduisez la pollution en entretenant mieux vos vêtements

Où pouvons-nous le mieux voir l’impact de notre culte de « l’usage unique » si ce n’est avec les sacs en plastique qui étouffent nos océans, les gobelets jetables qui s’empilent dans les décharges, ou encore les 39 000 tonnes de vêtements déversés chaque année dans le désert d’Atacama, au Chili ?

La mode, qui ne cesse de changer, draine les ressources et produit des déchets à un rythme effarant. Selon la fondation Ellen MacArthur, l’industrie textile utilise près de 26,4 trillions de gallons d’eau [un gallon d’eau équivaut à 3,78 litres] et 98 millions de tonnes de pétrole par an. Le nombre de vêtements que nous achetons a augmenté de 400 % au cours des 20 dernières années.

Un vêtement est, en moyenne, jeté après seulement 10 utilisations. Moins de 1 % des vêtements jetés sont recyclés ; 73 % sont brûlés ou finissent dans une décharge. Le désert d’Atacama, en Amérique centrale, avec ses immenses monticules de vêtements neufs et usagés, est une tragique et frappante preuve du gaspillage qui provient du secteur du prêt-à-porter.

Le pull de la saison dernière peut sembler « sans conséquence » dans votre poubelle sous le marc de café, les serviettes en papier grasses et les peaux de banane, mais après quelques années passées dans une décharge, les conséquences sont incroyablement plus graves. Le marc de café est un excellent agent de compost, et les serviettes en papier se décomposent en deux à six semaines. Les peaux de bananes mettent plus de temps, mais en deux ans, elles auront bel et bien disparu. Votre pull, quant à lui, aura probablement été porté et démodé des dizaines de fois au cours des siècles qui se seront écoulés avant qu’il ne se décompose totalement.

Oui, oui, des siècles. Selon le World Resources Institute, les vêtements peuvent mettre plus de 200 ans à se décomposer dans une décharge. (Et dans l’écosystème sec et aride du désert d’Atacama, où même la végétation peut mettre des centaines d’années à se décomposer, il est douloureux de ne serait-ce que penser à la durée pendant laquelle les montagnes de vêtements feront partie du paysage). Au cours du processus de décomposition, les textiles génèrent du méthane – un gaz à effet de serre – et libèrent des produits chimiques et des colorants toxiques dans les eaux et dans nos sols.

Des vêtements durables pour une planète en meilleure santé

Les vêtements les plus écologiques sont ceux qui se trouvent déjà dans votre placard. Réduire le rythme auquel vous renouvelez votre garde-robe a un impact positif direct sur la santé de notre planète.

Qu’est-ce qui nous pousse à jeter un vêtement et à le remplacer par un autre ?

Mis à part les tendances de mode éphémères, le renouvellement des vêtements est dû au fait qu’ils ne sont plus en état d’être portés. En Europe, 70 % des vêtements jetés le sont en raison de dommages irréversibles tels que la décoloration, les taches tenaces (y compris le dégorgement) ou le rétrécissement.

La plupart de ces dommages peuvent être évités en sachant comment prendre soin de ses vêtements un peu mieux. Mais quelle est la meilleure chose à faire ? L’entretien « intelligent » de vos vêtements – celui qui empêche les dommages et fait durer vos vêtements plus longtemps – ce qui, par ailleurs, signifie moins de travail pour vous.

En outre, une étude environnementale commandée par la marque Electrolux montre qu’en prolongeant la durée de vie d’un vêtement de neuf mois supplémentaires, on peut réduire l’empreinte carbone, les déchets et l’eau de 20 à 30 %.

Votre temps, votre budget vestimentaire, et la planète vous remercieront ; savoir comment prolonger la durée de vie de nos vêtements est bénéfique pour tous.

Les habitudes des propriétaires de vêtements « intelligents »

Comment choisissez-vous le programme de votre lave-linge ?

Beaucoup d’entre nous imitent les habitudes de nos parents en matière de lessive ou jettent un coup d’œil à l’étiquette d’entretien et suivent les instructions.

Malheureusement, la plupart des étiquettes d’entretien spécifient le traitement le plus rude qu’un vêtement peut supporter, ce qui n’est pas nécessairement idéal si vous voulez préserver votre vêtement au fil du temps. Les temps ont changé depuis notre enfance ; les machines modernes peuvent utiliser des températures plus basses et moins d’eau tout en obtenant des résultats identiques, voire meilleurs.

Des températures plus basses, moins d’eau, des lavages moins fréquents, est la nouvelle façon d’entretenir ses vêtements. Cette méthode est plus douce pour les fibres des vêtements et permet aux tissus de durer plus longtemps.

Mais les vieilles habitudes ont la peau dure. Bien que nous soyons encouragés à laver nos vêtements à 30 °C, ou moins, pour obtenir de meilleurs résultats et prolonger leur durée de vie, près des deux tiers des Européens (63 %) continuent de laver leurs vêtements à 40 °C, ou plus, et 15 % préfèrent laver à 50 °C voire plus, selon l’étude « The Truth About Laundry » (« La vérité sur le blanchisserie ») d’Electrolux, qui a interrogé 12 000 adultes en 2021.

Si chacun d’entre nous, en tant qu’humains soucieux de notre planète, pouvait briser ce schéma, les résultats seraient extraordinaires.

Comme le souligne Electrolux dans son appel aux consommateurs pour qu’ils participent aux efforts de durabilité, « si un lavage à 30°C – voire moins – devenait la norme dans toute l’Europe, les économies de CO₂ réalisées en baissant la température reviendraient à retirer plus de 1,3 million de voitures de la route – et ce, chaque année ».

En plus de laver à des températures plus basses, Electrolux recommande de faire moins de lessive. (Quelle bonne nouvelle !) La plupart des vêtements n’ont pas besoin d’être lavés à chaque fois qu’ils sont portés. Et s’ils n’ont pas besoin d’être lavés, ils ne doivent pas l’être. Un lavage excessif a pour conséquence une usure précoce des tissus et des fibres.

Electrolux s’est lancé dans une mission visant à informer et à inciter les consommateurs à moderniser leurs habitudes d’entretien, en parallèle à son engagement existant à réduire l’impact environnemental de l’entretien des vêtements en rendant les lave-linge et les sèche-linge de plus en plus économes en matière d’eau et d’énergie. « En modernisant la technologie d’entretien pour tous les tissus et en inspirant de meilleures habitudes d’entretien, notre objectif est de réduire de moitié l’impact environnemental de l’après-vente et de prolonger la durée moyenne de vie des vêtements. »

Réutiliser, réduire, et recycler

L’industrie de la mode est actuellement responsable de 10 % des émissions annuelles mondiales de carbone. La Fondation MacArthur rapporte que si les habitudes de consommation ne changent pas et que nous continuons à acheter de nouveaux vêtements au rythme actuel, le secteur de la mode pourrait consommer un quart du budget carbone mondial d’ici 2050.

Acheter moins – donc fabriquer et vendre moins – est essentiel pour une planète durable. Nous devons mieux entretenir nos vêtements, nos serviettes, nos draps, nos nappes et les autres textiles que nous possédons déjà. Nous pouvons apprendre à laver, raccommoder et stocker correctement nos textiles ; nous pouvons également faire l’effort de donner et d’accepter gracieusement les articles d’occasion.

Electrolux, en collaboration avec le binôme de créateurs de mode suédois Rave Review, a fait une élégante déclaration sur la réutilisation de nos vêtements en créant la collection unique Atacama. Rave Review est connu pour son engagement en faveur du développement durable et pour ses collections upcyclées. L’Atacama Collection consiste en une petite collection de vêtements fabriqués entièrement à partir du contenu de vêtements récupérés dans le désert d’Atacama.

Les vêtements de la collection ne sont pas destinés à la vente ; il s’agit d’une campagne destinée à susciter la réflexion et à créer l’inspiration. Grâce à la collection Atacama, Electrolux et Rave Review espèrent inciter les consommateurs, à la recherche d’un nouveau vêtement, à regarder d’abord dans leur propre placard et à voir les possibilités de recyclage.

Grâce à de petits changements dans la façon dont nous prenons soin de nos vêtements, nous pouvons apporter de grands changements pour la santé future de notre planète. Un meilleur entretien, plus moderne, de vos vêtements signifie qu’ils dureront plus longtemps, de sorte que vous pourrez continuer à en profiter tout en réduisant leur empreinte carbone. Et si vos vêtements sont parfaitement portables, mais que vous ne les trouvez plus attrayants, utilisez votre créativité pour les recycler et faire ressortir leur potentiel mode – ou faites-en profiter quelqu’un qui le pourra.

Après tout, pourquoi ne pas faire profiter quelqu’un d’autre des vêtements que nous aimions autrefois, plutôt que de créer un cimetière de vêtements dans le désert d’Atacama ?

Atacama collection (courtesy)

Pourquoi et comment faire moins de lessive

Selon Fashion Revolution, jusqu’à 25 % de l’empreinte carbone de chaque vêtement provient de la façon dont nous le lavons et l’entretenons. Neuf vêtements sur dix finissent dans des décharges bien avant la date prévue, souvent parce qu’un lavage excessif a provoqué une décoloration, un rétrécissement et une déformation irréversibles. Alors, donnez-vous une chance, à vous et à vos vêtements, et arrêtez de faire autant de lessive !

Ne lavez pas vos vêtements chaque fois que vous les portez. Il est évident que les chaussettes, les sous-vêtements et les vêtements de bébé doivent être lavés après chaque utilisation, mais la plupart des pantalons, jupes et hauts peuvent être lavés en machine après deux à quatre utilisations. Même Martha Stewart reconnaît que certains vêtements qui ne sont pas en contact direct avec la peau peuvent être portés quatre fois ou plus, avant d’être lavés.

Ne lavez vos serviettes qu’une fois par semaine. Bien que les serviettes soient en contact direct avec notre peau, il n’est pas nécessaire de les laver tous les jours car elles ne restent pas sur notre corps plus de quelques minutes à chaque utilisation. De plus, nos serviettes de bain et nos serviettes à main sont en contact avec une peau propre ! La même règle d’une fois par semaine s’applique aux torchons utilisés pour sécher la vaisselle fraîchement lavée, bien que quelques serviettes particulièrement sales puissent nécessiter un lavage plus fréquent.

Ne lavez les draps qu’une fois par semaine. Laver les draps tous les trois ou quatre jours est idéal si votre animal de compagnie dort dans votre lit ou si vous avez tendance à prendre des collations de minuit dans votre lit. Si vos draps sont tachés de café, de thé ou de tout autre aliment, ou si vos oreillers sont marqués par de l’huile ou autre crème pour le visage, la diva du lifestyle recommande de pré-traiter la zone avec une solution anti-taches à base d’eau oxygénée. Si vos taies d’oreiller sont exemptes de taches, retournez-les chaque soir pour les rafraîchir!

Electrolux x Rave Review Break the Pattern

Raccommoder ou ré-inventer. Les consommateurs ne sont pas les seuls à apprendre à entretenir et à réparer. Les marques soucieuses de l’environnement favorisent l’allongement du cycle de vie des vêtements et limitent les déchets en proposant des services de réparation pour encourager les consommateurs à porter davantage leurs vêtements et à les faire durer plus longtemps.

Leader en matière de durabilité, la société de vêtements et d’équipements de plein air Patagonia propose des tutoriels de réparation et d’entretien sur son site web et gère Worn Wear, un programme de recyclage et de réparation.

La marque de vêtements pour femmes Eileen Fisher fait de même en rachetant des vêtements et en les revendant par le biais de son programme Renew. Les vêtements en bon état sont lavés ; ceux qui nécessitent des réparations mineures sont cousus et raccommodés ; ceux qui sont trop endommagés pour être réparés sont réutilisés et transformés en quelque chose de nouveau – œuvres d’art, oreillers ou tentures murales