Sud-Liban: Une frappe tue un haut responsable de la force Radwan du Hezbollah
Selon Tsahal, Ahmad Naeem Maatouk aurait enfreint les accords entre Israël et le Liban ; par ailleurs, une opération israélienne aurait eu lieu en Syrie la nuit passée. pas de commentaires sur une frappe à Damas
Vendredi, l’armée israélienne a revendiqué la mort d’un haut responsable du Hezbollah lors d’une frappe sur le sud-Liban et plusieurs opérations nocturnes dans le sud de la Syrie.
Ahmad Naeem Maatouk, membre de la Force d’élite Radwan du groupe terroriste soutenu par l’Iran, a été pris pour cible lors d’une attaque contre la municipalité de Sir El Gharbiyeh, au nord du fleuve Litani, a indiqué l’armée israélienne.
Le média anglophone L’Orient Today a publié ce qu’il a présenté comme étant des images liées à cette attaque, à savoir des personnes en train de fouiller une voiture bombardée.
Selon Tsahal, Maatouk était officier en charge des opérations au sein d’un bataillon Radwan. Il avait pris part à de nombreux complots terroristes contre Israël pendant les 14 mois d’affrontement entre Israël et le Hezbollah, des combats qui s’étaient terminés par un cessez-le-feu, le 27 novembre dernier.
L’armée israélienne a déclaré que Maatouk avait enfreint les termes des accords conclus entre Israël et le Liban.
En application du cessez-le-feu conclu en novembre dernier, l’armée libanaise s’est déployée dans le sud du pays où elle a démantelé les infrastructures du Hezbollah avec le soutien d’observateurs de l’ONU.
Le gouvernement libanais doit présenter, aujourd’hui dimanche, un plan destiné à convaincre le Hezbollah de déposer les armes, a déclaré mardi l’envoyé américain Tom Barrack.
S’exprimant depuis Tel Aviv, dans la foulée de son déplacement au Liban, le sénateur américain Lindsey Graham a déclaré jeudi que si le Hezbollah n’acceptait pas le désarmement, il ferait face à une action militaire.
« Si nous ne parvenons pas à une solution pacifique de désarmement du Hezbollah, alors il faudra envisager un plan B », a déclaré le Républicain de Caroline du Sud lors d’une conférence de presse. « Le plan B étant le désarmement du Hezbollah par la force. »
Il est fort probable que les États-Unis aident l’armée libanaise, a déclaré Graham, qui est considéré comme un proche du président américain Donald Trump.
« S’il faut employer la force militaire pour désarmer le Hezbollah, il est dans l’intérêt de l’Amérique de s’assurer que [l’action de] l’armée libanaise sera couronnée de succès », a-t-il ajouté.
Le Hezbollah avait commencé à lancer des attaques quasi quotidiennes contre les villes frontalières d’Israël le 8 octobre 2023, au lendemain du pogrom perpétré par le groupe terroriste du Hamas, soutenu par l’Iran, dans le sud d’Israël, qui avait déclenché la guerre à Gaza.
Les tirs de roquettes du Hezbollah ont forcé quelque 60 000 Israéliens vivant dans le nord du pays à évacuer. Afin de leur permettre de rentrer chez eux, Israël a redoublé d’efforts militaires en septembre dernier, ce qui a donné lieu à deux mois de guerre ouverte qui se sont terminés par la conclusion d’une trêve en novembre.
Tsahal a bien revendiqué une opération en Syrie mais sans un mot sur un raid à Damas
Vendredi de la semaine passée, l’armée israélienne a revendiqué plusieurs opérations nocturnes dans le sud de la Syrie ayant permis la découverte d’armes et l’interpellation de plusieurs suspects accusés d’activités terroristes contre les soldats israéliens.
Dans cette déclaration, l’armée n’a rien dit au sujet de la présence de commandos israéliens qui auraient attaqué une installation militaire syrienne près de Damas après deux jours de frappes aériennes – une information relayée par les médias syriens officiels jeudi dernier. L’armée israélienne ne s’est pas prononcée sur ces informations.
Selon Tsahal, les raids qui ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi ont été le fait de la 226e brigade parachutiste de réserve de la 210e division régionale de Bashan et d’enquêteurs de terrain de l’unité 504 du renseignement militaire.
L’armée israélienne a fait savoir que ses soldats étaient restés du côté syrien de la zone tampon israélo-syrienne.
De crainte que la zone tampon ne tombe entre de mauvaises mains, Israël s’était emparé de la zone en décembre dernier suite à l’éviction du président syrien Bachar al-Assad, soutenu par l’Iran, à l’issue d’une guerre civile qui aura duré près de 14 années.
Un trio bipartite de législateurs américains qui s’est rendu à Damas a critiqué jeudi ce qu’ils ont qualifié de frappes israéliennes « déstabilisatrices » contre la Syrie.
« Les Syriens sont prêts à travailler avec Israël pour faire avancer la paix », ont-ils déclaré par voie de communiqué. « On ignore combien de temps ce sera possible. »
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