Texte intégral du discours de Donald Trump à Ryad

'Nous devons nous unir contre les quelques agents du chaos et du terrorisme qui subsistent', a déclaré le président à ses hôtes saoudiens, 'la plus destructrice de ces forces est le régime iranien'

Le président Donald Trump s'exprime lors du Forum d'investissement américano-saoudien au Centre de conférence international du roi Abdulaziz à Riyad, en Arabie saoudite, le mardi 13 mai 2025. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)

Texte intégral de l’allocution prononcée par le président américain Donald Trump lors du Forum d’investissement américano-saoudien au Centre de conférence international du roi Abdulaziz à Ryad, en Arabie saoudite, le 13 mai 2025.

Eh bien, merci beaucoup. C’est un honneur d’être ici. C’est un endroit formidable. Quel endroit formidable ! Mais surtout, quelles personnes formidables ! Je tiens à remercier Son Altesse Royale, le Prince héritier, pour cette incroyable présentation. C’est un homme incroyable. Je le connais depuis longtemps. Personne ne lui ressemble. Je vous remercie de tout cœur. J’apprécie vraiment beaucoup, mon ami.

Et c’est un honneur immense de revenir dans ce magnifique royaume et d’y être accueilli avec une générosité, avec une chaleur aussi extraordinaire. Jamais je n’avais oublié l’hospitalité exceptionnelle dont le roi Salman avait pu faire preuve à notre égard. Nous parlons ici d’un grand homme. C’est un grand homme, c’est un grand homme, c’est une grande famille. Cette visite avait eu lieu il y a exactement huit ans. La gentillesse de la famille royale et du peuple saoudien est vraiment sans égale, où que vous puissiez aller.

Permettez-moi également de remercier les innombrables ministres, responsables, chefs d’entreprise et invités de marque pour leur accueil chaleureux, très chaleureux. Je connais un grand nombre d’entre vous. J’aimerais vous citer tous, mais nous aurions beaucoup de problèmes à le faire. Nous devrions rester ici longtemps. Ce n’est pas ce que nous voulons. Ne vous inquiétez pas.

Avec cette visite d’État historique, nous célébrons plus de 80 ans de partenariat étroit entre les États-Unis et le Royaume d’Arabie saoudite. Depuis que le président Franklin Roosevelt avait rencontré le père du roi Salman, le roi Abdulaziz, à bord de l’USS Quincy en 1945, les relations américano-saoudiennes ont constitué un socle, un fondement de sécurité et de prospérité.

Aujourd’hui, nous réaffirmons ce lien important et nous prenons les mesures nécessaires pour rendre notre relation plus étroite, plus forte et plus puissante que jamais. Elle est plus puissante que jamais. Et d’ailleurs, elle le restera. Pas de haut et de bas, comme ça peut arriver avec les autres. Il en sera toujours ainsi.

Je suis venu cet après-midi pour vous parler de l’avenir radieux du Moyen-Orient, mais permettez-moi tout d’abord de vous faire part de la profusion de bonnes nouvelles en provenance d’un endroit appelé l’Amérique.

En moins de quatre mois, notre nouvelle administration a accompli davantage de choses que la majorité des autres administrations en quatre ans – ou même en huit ans. En fait, nous avons fait davantage pour la plus grande partie. Le jour où j’ai pris mes fonctions, nous avons hérité… Merci. Je vous remercie.

Le jour où j’ai pris mes fonctions, nous avons hérité d’une situation d’invasion colossale à notre frontière sud – une invasion comme vous ne voudriez jamais en voir ici, personne ne devrait jamais en voir. Mais en l’espace de quelques semaines, nous avons réduit le nombre de franchissements illégaux de la frontière à un niveau historiquement bas, avec une baisse de 99,999 %. C’est une bonne chose, même pour ce grand monsieur qui se tient devant moi. C’est un bon chiffre. Nous avions des centaines de milliers de personnes. Elles étaient arrivées à la même époque l’année dernière, et le mois dernier, nous avons eu, dans cette frontière massive, trois personnes qui ont été admises. Cela fait une sacrée différence.

Et nous n’avons pas eu d’autre choix que d’expulser un grand nombre des personnes qui sont entrées parce qu’elles ne sont pas parmi les meilleures. Ces gens étaient, dans de nombreux cas, très mauvais. Nous les avons fait sortir. Nous les sortons très rapidement. Nous les ramenons là d’où ils viennent. Nous n’avons pas le choix.

Après des années de pénurie dans le recrutement militaire, les enrôlements dans les forces armées américaines n’ont jamais été aussi nombreux depuis 30 ans, parce que les États-Unis d’Amérique sont animés d’un esprit incroyable. Nous avons à nouveau un état d’esprit extraordinaire.

Il y a tout juste un an, c’était une grande histoire à la Une de tous les journaux du monde entier : personne ne voulait s’engager dans notre armée, ce qui signifiait que nous étions en forte pénurie de personnel militaire.

Et la semaine dernière, nous avons appris que nous avions enregistré le plus grand nombre d’enrôlements. On dit que c’est le plus grand nombre depuis 30 ans, mais c’est probablement un record historique. On ne remonte pas aussi loin. C’est le meilleur résultat jamais obtenu. Et cela concerne les policiers, les pompiers et tous les autres corps de métier. Il y a un formidable élan aux États-Unis en ce moment.

Un tout nouveau sondage Rasmussen vient de montrer que le nombre d’Américains qui pensent que le pays est sur la bonne voie – ils ont une bonne voie ou une mauvaise voie – que ce nombre est maintenant le plus élevé depuis plus de vingt ans. Et cela n’avait jamais été comme ça parce que pendant de nombreuses années, nous sommes restés sur la mauvaise voie. Et je peux vous dire que pendant les quatre dernières années, nous étions absolument sur la mauvaise voie – mais c’est le taux le plus élevé depuis de nombreuses années.

« Les États-Unis sont le pays le plus en vogue, à l’exception de votre pays, je dois le dire, non ? »

Nous avons rebaptisé le golfe du Mexique « golfe d’Amérique », ce qui a été très bien accueilli, sauf peut-être au Mexique. Et surtout, pour les personnes présentes dans cette salle, les jours de misère économique sous la dernière administration sont en train de rapidement laisser la place à la plus grande économie de l’Histoire du monde. Nous sommes en pleine forme.

Les États-Unis sont le pays le plus en vogue, à l’exception de votre pays, je dois le dire, non ? Je ne vais pas m’avancer là-dessus. Non, Mohammed, je ne vais pas m’avancer là-dessus. Ce serait terrible si je faisais cette déclaration, n’est-ce pas ? Mais je ne la ferai pas. C’est vous qui êtes le plus en vogue. Du moins, tant que je suis ici, c’est vous qui êtes le plus en vogue.

Toutefois, les prix des produits alimentaires, de l’essence, de l’énergie et de tous les autres produits ont baissé, le tout sans inflation. Nous n’avons pas d’inflation. En quelques semaines seulement, nous avons créé 464 000 nouveaux emplois. Réfléchissez-y. C’est près d’un demi-million d’emplois créés en quelques semaines seulement.

Nous venons de conclure un accord commercial historique avec le Royaume-Uni et, ce week-end, nous avons conclu un accord décisif avec la Chine, deux accords exceptionnels.

La Chine a accepté – nous devons finaliser les détails. Nous devons régler les derniers détails. Scott, vous allez y travailler très dur. Mais la Chine a accepté de s’ouvrir aux États-Unis pour le commerce et pour tout le reste. Néanmoins, c’est ce qu’elle doit faire. Nous verrons donc ce qui se passera. Mais nous avons eu une très bonne rencontre avec ces deux pays.

Nous supprimons dix vieilles réglementations pour chaque nouvelle réglementation adoptée. Nous nous débarrassons de toutes les formalités administratives qui sont… Franchement, de nombreux pays, au fur et à mesure qu’ils vieillissent, ils développent beaucoup de formalités administratives, et nous nous en débarrassons. Nous les supprimons à un niveau record.

Et je suis heureux d’annoncer que le Congrès américain est sur le point d’adopter la plus importante réduction d’impôts et de réglementation de toute l’Histoire des États-Unis. Nous pensons être sur la bonne voie pour y parvenir. Et si nous y parvenons, cela aura l’effet d’une fusée pour notre pays.

Au premier trimestre de l’année, les investissements en Amérique ont augmenté de 22 %, ce qui est remarquable. Plus de 10 000 milliards de dollars de nouveaux investissements ont été annoncés ou sont en cours, rien que depuis les élections du 5 novembre. Réfléchissez-y. En très peu de temps, nous avons plus de 10 000 milliards de dollars, et ce chiffre pourrait être beaucoup plus élevé.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’exprimant lors du Forum d’investissement américano-saoudien, à Ryad, en Arabie saoudite, le 13 mai 2025. (Crédit : Alex Brandon)

Tout le monde ne vient pas à la Maison Blanche pour donner une conférence de presse qui sera retransmise dans toute l’Amérique, mais ils viennent tous dans des proportions que nous n’avons jamais vues auparavant. Si vous regardez les autres présidences, elles n’atteignaient pas 1 000 milliards de dollars, même en plusieurs années. Nous avons fait cela en deux mois environ. Car voyez-vous, nous sommes arrivés au pouvoir et on m’a donné environ un mois pour mettre de l’ordre et réaménager le Bureau ovale. Puis nous nous sommes mis au travail, et l’argent afflue, les emplois affluent, les entreprises affluent dans notre pays comme jamais auparavant. C’est sans précédent.

Nous avons laissé d’autres pays nous imposer des droits de douane qui nous ont fait perdre beaucoup d’argent et beaucoup d’emplois. Et maintenant, nous leur imposons à notre tour des droits de douane à un niveau jamais vu auparavant. Ce niveau fait de nous un pays très différent et un parti républicain très différent.

Nous avons remporté une victoire écrasante en novembre. Nous avons gagné dans les sept états pivots, avec des millions et des millions de voix. Au collège électoral, nous avons remporté 312 voix contre 226. Rappelez-vous, ils disaient : « Nous pourrions atteindre 270 », et nous en avons obtenu 312. C’est une grande différence. Et surtout, nous avons remporté des comtés dans tous les États-Unis, 2 660 contre 451. C’est pourquoi, quand vous regardez une carte, tout est rouge. Tout le pays est rouge. Le rouge représente les Républicains.

Depuis nos premiers pas, nous avons vu des richesses affluer et continuer d’affluer vers les États-Unis. Apple investit 500 milliards de dollars. Nvidia investit. Et je vois que mon ami Jensen est ici, c’est très bien. Où que vous soyez, je vous remercie beaucoup, car il investit 500 milliards de dollars. TSMC investit. Au fait, où est Jensen ? Où est-il ? Il est ici. Où est-il ? Je viens de voir Beth. Merci beaucoup, Jensen.

« La paix, la prospérité et le progrès ne sont finalement pas venus d’un rejet radical de votre patrimoine, mais plutôt de l’acceptation de vos traditions nationales et de ce patrimoine que vous aimez tant. »

Je veux dire, Tim Cook n’est pas là, mais vous êtes là. Quel travail vous avez accompli ! Il a dit qu’il détenait 99 % du marché des puces. Je ne sais pas. Ce n’est pas facile à battre. Mais quel travail vous avez accompli ! Merci. Nous sommes fiers de vous avoir dans notre pays. Vous le savez. Merci pour cet investissement. TSMC investit 200 milliards de dollars. Et avec ce voyage, nous ajoutons plus de 1 000 milliards de dollars supplémentaires en termes d’investissements dans notre pays et d’achat de nos produits.

Personne ne fabrique d’équipement militaire comme nous. Nous avons le meilleur équipement militaire, les meilleurs missiles, les meilleures roquettes, le meilleur en tout. Et les meilleurs sous-marins, soit dit en passant. L’arme la plus meurtrière au monde. En plus des achats de 142 milliards de dollars d’équipements militaires américains par nos grands partenaires saoudiens, les plus importants jamais réalisés cette semaine. Il y a des contrats commerciaux de plusieurs milliards de dollars avec Amazon, Oracle, AMD. Ils sont tous là. Uber, Qualcomm, Johnson & Johnson, et bien d’autres encore.

Je tiens donc à féliciter tout le monde. Il y a ici tant de grands dirigeants d’entreprise, dont beaucoup, voire la plupart, que je connais. Ils sont venus il y a environ un mois. Ils n’étaient pas très contents quand ils m’ont vu, mais maintenant, ils me disent : « Monsieur, vous faites un excellent travail. Merci beaucoup. » C’est incroyable ce qu’un marché en pleine croissance peut faire. Il va encore beaucoup progresser. En fait, j’ai dit aux gens il y a cinq semaines : « C’est le moment idéal pour acheter. » On m’a critiqué pour cela. Maintenant, personne ne me critique plus. Les gens auraient dû m’écouter.

Mais cela va aller beaucoup plus loin. Vous verrez. Nous n’avons jamais connu une telle situation. C’est une explosion d’investissements et d’emplois, et de grandes entreprises s’installent. Je n’ai jamais rien vu de tel. Il n’y a pas de meilleur endroit pour construire son avenir, faire fortune ou faire quoi que ce soit, franchement, que ce que nous avons aux États-Unis d’Amérique sous la présidence de Donald J. Trump. J’ai la bonne attitude.

L’Arabie saoudite a donné tort à tous ses détracteurs. La transformation… a été vraiment extraordinaire. »

J’ai la même attitude que les personnes assises au premier rang, au deuxième rang et au troisième rang. Plus on s’éloigne, plus leur opinion peut vaciller un peu, mais ils comprennent, et nous faisons ce que beaucoup de gens intelligents feraient. Et nous ne sommes pas nécessairement politiquement corrects.

Vous avez vu ce que nous avons fait hier dans le domaine des soins de santé. Nous avons réduit nos dépenses de santé de 50 à 90 %. Vous allez voir les prix des médicaments et des produits pharmaceutiques baisser à des niveaux jamais vus auparavant. Et nous pensons que les médicaments et les produits pharmaceutiques vont baisser, et qu’il y aura une redistribution des coûts vers d’autres pays, qui ont vraiment profité d’un groupe de personnes très sympathiques qui dirigeaient notre pays.

Mais ce n’est pas seulement une période incroyablement passionnante aux États-Unis. C’est également une période exaltante ici même, dans la péninsule arabique. Un endroit magnifique, soit dit en passant, un endroit magnifique. Exactement… Merci.

Il y a exactement huit ans ce mois-ci, je me tenais dans cette même salle et j’envisageais avec optimisme un avenir où les nations de cette région chasseraient les forces du terrorisme et de l’extrémisme, les réduiraient à néant et prendraient leur place parmi les nations les plus fières, les plus prospères et les plus prospères du monde, en tant que leaders d’un Moyen-Orient moderne et en plein essor. C’était tellement excitant. Tellement excitant.

Le président américain Donald Trump s’exprimant lors du forum d’investissement américano-saoudien au Centre international de conférences King Abdul Aziz, à Ryad, le 13 mai 2025. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Mohammed, vous dormez la nuit ? Comment dormez-vous ? Hein ? Ça me fait réfléchir. Quel boulot ! Il se retourne dans son lit comme certains d’entre nous. Il se retourne toute la nuit. Comment faire pour que ce soit encore mieux, toute la nuit ? Ce sont ceux qui ne se retournent pas qui ne vous mèneront jamais au pays promis. N’est-ce pas ? Mais vous avez fait du bon travail. Vraiment.

Mais les détracteurs doutaient que ce que vous avez accompli soit possible. Mais au cours des huit dernières années, l’Arabie saoudite a prouvé que les critiques avaient totalement tort. La transformation qui s’est opérée, même par ces incroyables chefs d’entreprise, je veux dire que vous avez devant vous les plus grands chefs d’entreprise du monde, mais la transformation qui s’est opérée sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed a été vraiment extraordinaire. Je ne pense pas qu’une telle chose se soit jamais produite auparavant. Je n’ai jamais rien vu de tel à cette échelle auparavant.

On pourrait dire que les États-Unis se portent plutôt bien aussi, mais je pense que peu de gens ont déjà vu une telle chose auparavant. Les gratte-ciel majestueux, les tours que je vois aujourd’hui, la différence entre aujourd’hui et il y a huit ans. Il y a huit ans, c’était déjà très impressionnant. Mais les tours que je vois s’élever, certaines des expositions que Mohammed m’a montrées, ce que j’ai vu là-bas, c’est tout simplement incroyable, un processus incroyable, le génie incroyable de tant de personnes, l’architecture. Mais j’ai le sentiment de savoir d’où viennent beaucoup de ces idées, elles se trouvent justement dans cette pièce, juste devant moi.

Mais les tours et toute leur diversité… J’ai vu beaucoup de tours différentes. Je ne pensais pas qu’il existait une version de tour que je n’avais jamais vue sous une forme ou une autre. Je viens de passer devant quatre expositions. Je n’ai jamais rien vu de tel. Ça va être très excitant. Et elles se dressent parmi les merveilles anciennes d’une ville en pleine croissance et passionnante. C’est vraiment incroyable.

Le président Donald Trump et Son Altesse Royale Mohammed ben Salmane al Saoud, prince héritier et Premier ministre du Royaume d’Arabie saoudite, visitant le site de Diriyah/At-Turaif, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, à Ryad, le 13 mai 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Ryad est en train de devenir non seulement un siège gouvernemental, mais aussi une capitale mondiale majeure pour les affaires, la culture et la high-tech. La Coupe du monde est ici. Gianni, levez-vous, Gianni. Gianni. Merci, Gianni. Excellent travail, Gianni. Excellent travail. Mais la Coupe du monde et l’Exposition universelle arriveront bientôt ici, tout comme la Coupe du monde arrive aux États-Unis. L’année prochaine sera vraiment passionnante.

Les moteurs de Formule 1 rugissent désormais dans les rues de Jeddah. Récemment, d’autres industries ont dépassé le pétrole, marquant ainsi une étape historique. Pensez-y : toutes vos autres industries ont désormais dépassé le pétrole. Je ne sais pas si beaucoup de gens comprennent ce que cela signifie, c’est tellement énorme. Pour la toute première fois, elles constituent désormais la majorité de l’économie saoudienne, pensez-y. D’autres industries sont désormais plus importantes que le pétrole, qui restera toujours un géant. C’est énorme. Mais c’est un formidable hommage à vous et au développement économique bien utilisé.

Dans d’autres villes de la péninsule, comme Dubaï, Abou Dhabi, Doha ou Mascate, les transformations ont été incroyablement remarquables. Sous nos yeux, une nouvelle génération de dirigeants transcende les conflits anciens et les divisions épuisantes du passé et forge un avenir où le Moyen-Orient sera défini par le commerce et non par le chaos, où il exportera la technologie et non le terrorisme, et où les peuples de différentes nations, religions et croyances construiront ensemble des villes, au lieu de se bombarder mutuellement jusqu’à l’extinction. Nous ne voulons pas cela.

Et il est essentiel que le monde entier prenne conscience que cette grande transformation n’est pas le fruit de l’interventionnisme occidental ou de personnes voyageant dans de magnifiques avions pour vous donner des leçons sur la manière de vivre et de gouverner votre propre pays. Non, les merveilles étincelantes de Ryad et d’Abou Dhabi n’ont pas été créées par les soi-disant bâtisseurs de nations, les néoconservateurs ou les organisations libérales à but non lucratif qui ont dépensé des milliards et des milliards de dollars sans parvenir à développer Kaboul, Bagdad et tant d’autres villes.

« La naissance d’un Moyen-Orient moderne a été provoquée par les peuples de la région eux-mêmes, les peuples qui se trouvent ici même. »

Au contraire, la naissance d’un Moyen-Orient moderne a été le fait des peuples de la région eux-mêmes, les peuples qui sont ici, les peuples qui ont vécu ici toute leur vie, qui ont développé leurs propres pays souverains, poursuivi leurs propres visions et tracé leur propre destin à leur manière. Ce que vous avez accompli est vraiment incroyable.

En fin de compte, ceux qui se prétendaient bâtisseurs de nations ont détruit bien plus de nations qu’ils n’en ont construites, et les interventionnistes sont intervenus dans des sociétés complexes qu’ils ne comprenaient même pas eux-mêmes. Ils vous ont dit comment faire, mais ils n’avaient aucune idée de la manière de s’y prendre.

La paix, la prospérité et le progrès ne sont finalement pas venus d’un rejet radical de votre patrimoine, mais plutôt de l’acceptation de vos traditions nationales et de ce patrimoine que vous aimez tant, et c’est quelque chose que vous seuls pouviez faire.

Vous avez accompli un miracle moderne à la manière arabe. C’est une bonne façon de faire.

Le président Donald Trump (5ᵉ à gauche) participant à une séance photo de groupe avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (4ᵉ à droite), le prince héritier des Émirats arabes unis, Cheikh Khaled ben Mohamed ben Zayed Al Nahyan (2ᵉ à droite), le prince héritier et Premier ministre de Bahreïn, Salman ben Hamad Al Khalifa (à gauche), l’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani (3ᵉ à gauche), le prince héritier du Koweït Mishal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah (2ᵉ à gauche), le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe Jasem Mohamed Albudaiwi (à droite), lors du sommet du CCG, à Ryad, en Arabie saoudite, le 14 mai 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Aujourd’hui, les pays du Golfe ont montré à toute la région la voie vers des sociétés sûres et ordonnées, avec une qualité de vie améliorée, une croissance économique florissante, des libertés individuelles accrues et des responsabilités croissantes sur la scène mondiale. Après tant de décennies de conflit, nous sommes enfin à portée d’un avenir dont les générations précédentes ne pouvaient que rêver : une terre de paix, de sécurité, d’harmonie, d’opportunités, d’innovation et de réussite, ici même, au Moyen-Orient.

C’est tellement beau. C’est vraiment magnifique. Je pense que les gens qui sont ici ne peuvent pas vraiment apprécier, parce qu’ils voient ça tous les jours, alors que quand on revient après cinq, dix ou vingt ans, c’est encore plus incroyable.

Lorsque j’ai quitté mes fonctions il y a un peu plus de quatre ans, ce que vous avez accompli semblait presque impossible. Ensemble, nous avons anéanti les tueurs de Daech. Nous les avons éliminés et avons mis fin à la vie de leur fondateur et chef, al-Baghdadi. Nous avons comblé le fossé qui divisait le Conseil de coopération du Golfe. C’est un exploit considérable, qui a uni les nations de la région contre les ennemis de toute civilisation.

Nous avions imposé des sanctions sans précédent à l’Iran et privé le régime des ressources nécessaires pour financer le terrorisme. Ils étaient incapables de financer quoi que ce soit, car ils n’avaient plus d’argent. Ils n’avaient plus d’argent, mais la nouvelle administration est arrivée et leur a donné beaucoup d’argent, et vous avez vu ce qui s’est passé. Cet argent n’a pas été bien dépensé.

« J’espère sincèrement, je souhaite et je rêve même que l’Arabie saoudite, un pays pour lequel j’ai tant de respect, rejoigne bientôt les Accords d’Abraham »

Et avec les Accords d’Abraham historiques dont nous sommes si fiers, toute la dynamique était axée sur la paix, et elle a été couronnée de succès. Les Accords d’Abraham sont une chose extraordinaire. Et j’espère, je souhaite et je rêve même que l’Arabie saoudite, un pays pour lequel j’ai beaucoup de respect, en particulier pour ce que vous avez accompli au cours de cette période relativement courte, rejoindra bientôt les Accords d’Abraham. Je pense que ce serait un formidable hommage à votre pays et que cela revêtirait une importance capitale pour l’avenir du Moyen-Orient.

J’ai pris un risque en les mettant en place, mais elles ont été une véritable aubaine pour les pays qui y ont adhéré. L’administration Biden n’a rien fait pendant quatre ans. Nous aurions pu les compléter. Mais ce sera un jour spécial au Moyen-Orient, sous les yeux du monde entier, lorsque l’Arabie saoudite se joindra à nous. Vous me ferez un immense honneur, et vous rendrez un immense hommage à tous ceux qui se sont battus si durement pour le Moyen-Orient. Je pense sincèrement que ce sera un moment exceptionnel. Mais vous le ferez en temps voulu, c’est ce que je souhaite, c’est ce que vous souhaitez, et c’est ainsi que les choses se passeront.

Lorsque j’ai quitté mes fonctions, la seule chose qui séparait encore cette région de son incroyable potentiel était un petit groupe d’acteurs malhonnêtes et de voyous violents qui cherchaient constamment à faire reculer le Moyen-Orient et à le plonger dans le chaos, le désordre et même la guerre. Malheureusement, au lieu de s’opposer à ces forces destructrices, la dernière administration américaine a choisi de les enrichir, de leur donner plus de pouvoir et de leur verser des milliards et des milliards de dollars.

L’administration Biden, qui est d’ailleurs la pire administration de l’histoire de notre pays, a rejeté nos partenaires les plus fiables et les plus anciens du Golfe. Et je peux même dire nos partenaires dans le monde entier. L’un de nos plus grands partenaires, quel que soit le regard que l’on porte sur le monde, et nous avons de grands partenaires dans le monde, mais nous n’en avons aucun qui soit plus fort et qui soit comparable à l’homme qui se tient devant moi. Il est votre plus grand représentant, votre plus grand représentant.

Et si je ne l’aimais pas, je partirais d’ici à toute vitesse. Vous le savez bien, n’est-ce pas ? Il me connaît bien. Oui, je l’apprécie beaucoup. Je l’apprécie trop. C’est pour ça que nous donnons autant, trop. Je vous apprécie trop. C’est un type formidable.

Ils ont levé les sanctions contre l’Iran sans rien obtenir en échange et ont envoyé au régime des dizaines de milliards de dollars pour financer le terrorisme et la mort partout dans le monde. Et ils se sont moqués de lui. Ils se sont moqués de notre dirigeant, et ils continuent de se moquer de lui. Ils le considéraient comme un imbécile, et depuis, ils n’ont cessé de semer le trouble, notamment en finançant le 7 octobre, l’un des jours les plus terribles de l’Histoire du Moyen-Orient, une journée horrible.

Biden a retiré les Houthis de la liste des organisations terroristes étrangères alors même que des missiles et des drones étaient lancés ici même, dans votre belle ville de Ryad, et visaient des navires qui se trouvaient par hasard au mauvais endroit. L’extrême faiblesse et l’incompétence flagrante de l’administration Biden ont fait dérailler le processus de paix, déstabilisé la région et mis en péril tout ce que nous avions construit ensemble au prix de tant d’efforts.

Et quand on pense aux grandes réalisations que vous avez accomplies, dans un contexte où vous étiez confrontés à une administration plutôt hostile, une administration qui n’y croyait pas, cela rend vos réalisations encore plus remarquables. Cela les rend encore plus remarquables. Vous le savez bien.

En collaboration avec la grande majorité des habitants de cette région qui aspirent à la stabilité et au calme, notre tâche consiste à nous unir contre les quelques agents du chaos et du terrorisme qui subsistent et qui prennent en otage les rêves de millions et de millions de personnes formidables. La plus importante et la plus destructrice de ces forces est le régime iranien.

Mais en quelques mois seulement depuis notre entrée en fonction, nous avons rapidement rétabli la puissance américaine tant sur le plan intérieur qu’à l’étranger. Aujourd’hui, en collaboration avec la grande majorité des habitants de cette région qui aspirent à la stabilité et au calme, notre tâche consiste à nous unir contre les quelques agents du chaos et du terrorisme qui subsistent et qui prennent en otage les rêves de millions et de millions de personnes formidables.

La plus grande et la plus destructrice de ces forces, c’est le régime iranien. Il a provoqué des souffrances inimaginables en Syrie, au Liban, à Gaza, en Irak, au Yémen et au-delà.

Il n’y a pas de contraste plus frappant que celui entre la voie que vous avez choisie ici, dans la péninsule arabique, et le désastre qui se déroule juste en face, de l’autre côté du Golfe. Le « Golfe d’Iran », ils voulaient l’appeler comme ça. J’ai dit : « Ils ne vont pas les laisser faire. Ça vous dérange si j’arrête ça ? » Eh bien, je l’ai arrêté. On ne laissera pas faire ça.

Pendant que vous construisez les plus hauts gratte-ciel du monde à Djeddah et à Dubaï, les monuments de Téhéran construits en 1979 s’effondrent, ils tombent en ruines, en poussière. À une certaine époque, ça a tenu un moment, sous un système très différent, mais ces bâtiments tombent en ruine, ils s’écroulent. Et pendant ce temps, vous construisez parmi les plus grands et les plus incroyables projets d’infrastructure au monde, des bâtiments, toutes sortes de choses que personne n’avait jamais vues auparavant. Des dizaines d’années de négligence et de mauvaise gestion ont laissé l’Iran miné par des pannes d’électricité qui n’en finissent pas, et durent des heures. On en entend parler tout le temps.

Pendant que vos talents ont transformé des déserts arides en terres agricoles fertiles, les dirigeants iraniens n’ont réussi, eux, qu’à transformer des terres agricoles vertes en déserts arides, car leur mafia corrompue de l’eau, appelons-la « la mafia de l’eau », provoque des sécheresses et vide les lits des rivières. Ils se remplissent les poches, mais ils ne laissent rien au peuple. Rien du tout.

Et puis, bien sûr, il y a la différence fondamentale qui est à la base de tout cela : alors que les États arabes font tout pour devenir des piliers de la stabilité régionale et du commerce mondial, les dirigeants iraniens font tout pour voler les richesses de leur peuple pour financer le terrorisme et les effusions de sang à l’étranger. Et le plus tragique dans tout cela, c’est qu’ils ont entraîné une région entière dans leur chute.

D’innombrables vies ont été sacrifiées dans les tentatives de l’Iran de maintenir un régime en ruine en Syrie. Regardez ce qui s’est passé en Syrie.

Au Liban, les mandataires du Hezbollah ont pillé les espoirs d’une nation dont la capitale, Beyrouth, était autrefois surnommée le Paris du Moyen-Orient. Est-ce que vous vous imaginez – toute cette misère et bien plus encore auraient pu être évitées, complètement évitées. Et Mohammed le savait. Il le savait. Les gens intelligents le savaient. Si seulement le régime iranien avait choisi de bâtir son pays, au lieu de détruire la région…

Et malgré cela, je suis ici aujourd’hui non seulement pour condamner le chaos semé par les dirigeants iraniens dans le passé, mais aussi pour leur offrir une nouvelle voie, une bien meilleure voie vers un avenir bien meilleur et plein d’espoir. Comme je l’ai déjà prouvé de nombreuses fois, je suis prêt à tourner la page des conflits passés et à forger de nouveaux partenariats, pour un monde meilleur, plus stable, même si nos divergences sont très profondes. Et avec l’Iran, elles le sont. Évidemment.

Je n’ai jamais cru aux ennemis permanents. Je suis différent de ce que beaucoup de gens pensent. Je n’aime pas les ennemis permanents, mais parfois il faut des ennemis pour faire le boulot et il faut le faire bien. Les ennemis, ça vous motive. D’ailleurs, certains des meilleurs amis des États-Unis aujourd’hui sont des pays contre lesquels nous avons fait la guerre il y a quelques générations. Et maintenant ? Ce sont nos amis. Ce sont nos alliés.

Si les dirigeants iraniens rejettent cette main tendue et continuent d’attaquer leurs voisins, alors nous n’aurons pas d’autre choix que d’exercer une pression massive et maximale

Je veux conclure un accord avec l’Iran. Si je peux conclure un accord avec l’Iran, je serai très content de pouvoir rendre votre région et le monde plus sûrs. Mais si les dirigeants iraniens rejettent cette main tendue et continuent d’attaquer leurs voisins, pas d’autres options que d’exercer une pression massive et maximale, de ramener à zéro les exportations de pétrole iranien, comme je l’ai déjà fait par le passé.

Vous saviez que ce pays était pratiquement en faillite grâce à ce que j’ai fait ? Ils n’avaient plus d’argent pour financer le terrorisme, plus d’argent pour le Hamas ou le Hezbollah… Et nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour empêcher le régime de se doter de l’arme nucléaire. L’Iran n’aura jamais d’arme nucléaire.

Nous voulons qu’il devienne un pays merveilleux, sûr et formidable, mais il ne peut pas avoir l’arme nucléaire

Mais avec cela, l’Iran peut avoir un avenir bien meilleur, mais nous ne laisserons jamais personne menacer l’Amérique ou ses alliés soient par le terrorisme ou une attaque nucléaire. C’est à eux de choisir. Nous voulons vraiment que l’Iran soit un pays prospère. Nous voulons qu’ils soient un pays merveilleux, sûr et formidable, mais ils ne peuvent pas avoir d’armes nucléaires.

Et cette offre ne sera pas sur la table indéfiniment. Le moment est venu pour eux de choisir. C’est maintenant qu’ils doivent choisir. On n’a pas beaucoup de temps à perdre. Les choses bougent très vite. Ça se passe ici même, et ça va très vite. Alors ils doivent prendre leur décision maintenant. D’une façon ou d’une autre. Faites votre choix.

Des drapeaux saoudiens et américains flottent devant un bâtiment en construction sur une route principale à Ryad, le 12 mai 2025, avant une visite du président américain Donald Trump (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Comme je l’ai dit dans mon discours d’investiture, mon plus grand espoir est d’être un artisan de la paix et un rassembleur. Je n’aime pas la guerre.

Nous avons d’ailleurs la plus grande armée de l’histoire du monde. Et j’ai reconstruit notre armée au cours de mes quatre premières années et je l’ai transformée en l’armée la plus puissante qui soit, et vous l’avez bien vu lorsque j’ai anéanti l’État islamique (EI) en trois semaines. Les gens disaient que cela prendrait quatre ou cinq ans. Je l’ai fait ; nous l’avons fait, en trois semaines.

Il y a quelques jours à peine, mon administration a réussi à négocier un cessez-le-feu historique pour mettre fin à l’escalade de la violence entre l’Inde et le Pakistan, et j’ai utilisé le commerce dans une large mesure pour y parvenir. J’ai dit aux gars : « Allez, faisons un accord. Faisons du commerce. Pas d’échange de missiles nucléaires, échangeons plutôt les choses magnifiques que vous fabriquez. »

Et les deux pays ont des dirigeants très puissants, des dirigeants très forts, de bons dirigeants, des dirigeants intelligents, et tout s’est arrêté. Espérons que cela dure, mais tout s’est arrêté. J’étais très fier de Marco Rubio et de tous ceux qui ont travaillé si dur. Marco, lève-toi. Quel travail incroyable tu as accompli. Merci. JD Vance, Marco, toute l’équipe a travaillé avec toi, et c’était vraiment remarquable.

Et je crois qu’ils s’entendent même plutôt bien. Peut-être qu’on pourra même les réunir un peu, Marco, pour qu’ils sortent dîner ensemble. Ce serait bien, non ?

Mais on a parcouru un long chemin et des millions de personnes auraient pu mourir dans ce conflit qui a commencé petit, mais prenait de l’ampleur chaque jour.

Je travaille aussi sans relâche pour mettre fin à l’horrible bain de sang entre la Russie et l’Ukraine et, chose importante, des pourparlers vont se tenir en Turquie plus tard cette semaine, jeudi sans doute, et ils pourraient donner de très bons résultats. Nos équipes vont s’y rendre. Marco y va, d’autres aussi, et on verra si on peut faire avancer les choses.

Cinq mille personnes, des jeunes pour la plupart, des soldats ukrainiens, des soldats russes – ils ne sont pas d’ici et ils ne sont pas des États-Unis, mais ce sont des âmes. Ce sont des âmes. Je pense qu’en général, ce sont de jeunes et belles âmes qui ont quitté leurs parents en leur disant au revoir, qui ont quitté leurs frères et sœurs en leur disant : « Au revoir, on se reverra bientôt ». Et puis ils ont été pulvérisés. En moyenne, 5 000 personnes meurent chaque semaine.

Et des gens meurent ailleurs dans la région, mais en nombres considérables, comme on n’en avait plus vu depuis la Seconde Guerre mondiale, et je veux arrêter cela. Je veux l’arrêter. C’est une guerre horrible. Cela ne serait jamais arrivé si j’avais été président. C’est une guerre qui n’aurait jamais eu lieu.

Le 7 octobre n’aurait jamais eu lieu si j’étais président parce que l’Iran n’avait pas d’argent pour financer le Hamas ou qui que ce soit d’autre. Ils n’avaient pas d’argent. Ils ne pensaient même pas à les aider, ils devaient s’occuper d’eux-mêmes. Ils n’avaient pas d’argent. On avait pratiquement bloqué leur pétrole avec nos embargos et nos sanctions.

Mais j’aimerais saisir cette occasion pour remercier le Royaume d’Arabie saoudite pour le rôle constructif qu’il a joué dans la facilitation des pourparlers avec l’Ukraine, et c’est vraiment le cas. Vous avez été extraordinaire. Vous avez tout mis à notre disposition. Merci beaucoup. Merci. Et si on arrive à régler ça, nous rendrons un hommage spécial à ce que vous avez fait. Vous avez vraiment préparé le terrain. Merci beaucoup. Je l’apprécie vraiment.

L’Occident ne devrait pas se laisser entraîner dans une autre guerre sans fin en Europe, une énième guerre sans fin. Nous devons mettre fin aux tueries et travailler ensemble pour faire face aux plus grandes menaces à long terme, en formant une équipe invincible. Considérez-nous comme une équipe invincible.

Et j’insiste, quand on regarde ce que vous avez accompli ici, c’est beaucoup plus difficile que d’arrêter la stupidité. Pensez-y, c’est de la stupidité. Ce que vous avez fait est beaucoup plus difficile, et vous l’avez fait mieux que quiconque.

En tant que président des États-Unis, je choisirai toujours la paix et le partenariat, chaque fois que ces résultats pourront être atteints. Toujours. Ce sera toujours mon choix. Seul un imbécile penserait le contraire

En tant que président des États-Unis, je choisirai toujours la paix et le partenariat, chaque fois que ces résultats pourront être atteints. Toujours. Ce sera toujours mon choix. Seul un imbécile penserait le contraire.

Ces dernières années, beaucoup trop de présidents américains se sont laissé gagner par l’idée que c’était leur tâche de scruter l’âme des dirigeants étrangers et d’utiliser la politique américaine pour rendre justice à leurs péchés. Ils adoraient utiliser notre très puissante armée. Et aujourd’hui, elle est vraiment plus puissante que jamais. Nous sommes en train de faire approuver un budget de 1 000 milliards de dollars, le budget le plus élevé de notre histoire pour l’armée, et nous allons acquérir les meilleurs missiles, les meilleures armes, et je déteste devoir le faire, mais nous devons le faire parce que nous croyons en la paix par la force. Il faut la force, sinon… de mauvaises choses peuvent arriver.

Je crois que c’est le boulot de Dieu de juger ; mon boulot est de défendre l’Amérique et de promouvoir l’intérêt fondamental de la stabilité, de la prospérité et de la paix. C’est ce que je veux vraiment faire

Mais j’espère que nous n’aurons jamais à utiliser l’une de ces armes. Cela semble être un énorme gaspillage d’argent si vous n’allez jamais les utiliser, mais j’espère que nous n’aurons jamais à les utiliser, parce que la puissance destructrice de certaines de ces armes est telle que personne ne l’a jamais vue auparavant. Je crois que c’est le boulot de Dieu de juger ; mon boulot est de défendre l’Amérique et de promouvoir l’intérêt fondamental de la stabilité, de la prospérité et de la paix. C’est ce que je veux vraiment faire.

Mais je n’hésiterai jamais à employer la puissance américaine si c’est nécessaire pour défendre les États-Unis ou pour aider à défendre nos alliés, et il n’y aura aucune pitié pour les ennemis qui tenteront de nous nuire ou de leur nuire. Nous n’aurons aucune pitié. Ils l’ont compris. C’est pourquoi j’ai eu beaucoup de chance. Beaucoup de gens pensent : « Il cherche la bagarre. Il veut se battre », et puis les choses s’arrangent. C’est incroyable quand ils voient que vous êtes sincère, mais nous le sommes. Nous avons la meilleure armée, la plus forte, la plus puissante que n’importe quelle autre. Personne ne s’en approche.

Nous avons les meilleures armes du monde, mais nous ne voulons pas les utiliser. Mais si vous menacez l’Amérique ou nos partenaires, alors vous aurez à affronter une puissance écrasante, une force dévastatrice. Nous avons des choses dont vous n’avez même pas connaissance, dont vous n’entendez pas parler, et si vous en entendiez parler, vous diriez « Waouh ».

Ces dernières semaines, à la suite d’attaques répétées contre des navires américains et contre la liberté de navigation en mer Rouge, l’armée américaine a lancé plus de 1 100 frappes contre les Houthis au Yémen. Et le résultat est que les Houthis ont accepté d’arrêter. Ils ont dit : « Nous ne voulons plus de ça. » C’est la première fois qu’on les entend dire ça. Ce sont des durs, des combattants. Mais il y a quelques jours, ils nous ont demandé de cesser de viser les [navires] commerciaux…. Ils ne cibleraient plus les navires commerciaux de quelque manière que ce soit, ni quoi que ce soit d’américain, et ils étaient très heureux que nous ayons cessé, mais avant il y a eu 52 jours de tonnerre et de feu comme ils n’en avaient jamais connus.

Ce fut une démonstration de force militaire rapide, implacable, décisive, d’une efficacité redoutable. Ce n’est pas que nous voulions le faire, mais ils frappaient des navires. Ils vous tiraient dessus. Ils tiraient sur l’Arabie saoudite. Nous ne voulons pas qu’ils tirent sur l’Arabie saoudite, si ça ne vous dérange pas. Alors on les a frappés fort. On a obtenu le résultat qu’on voulait, puis on s’est retiré.

Depuis le 20 janvier, l’armée américaine a éliminé 83 chefs terroristes opérant à travers l’Irak, la Syrie et la Somalie, y compris le numéro deux mondial de l’État islamique (EI). Vous l’avez lu récemment. Avec l’aide du Pakistan, nous avons appréhendé les terroristes de l’EI responsables de l’attaque contre 13 membres des services américains à Abbey Gate. Ce terrible, terrible désastre. Pendant le retrait de l’Afghanistan, une autre chose à laquelle nous ne pensons même plus tellement. Treize personnes sont mortes, mais quarante-deux ont été horriblement blessées, et des centaines de personnes ont perdu la vie au total, parce que je compte les gens de l’autre côté. Des centaines de personnes, à cause d’une incompétence totale.

C’est probablement pour ça que Poutine a décidé d’entrer en Ukraine, chose qu’il n’aurait jamais faite si j’avais été président. Mais nous n’aurions pas eu les problèmes du 7 octobre si j’avais été président. Nous n’aurions pas eu l’Ukraine, la Russie, si j’avais été président. Nous n’aurions pas eu Abbey Gate, parce qu’il n’y aurait pas eu de raison. Nous étions sur le point de nous retirer, mais nous le faisions avec dignité, avec force et puissance, mais la façon dont eux ils sont sortis n’était pas bonne. C’est le moment le plus embarrassant de l’histoire de notre pays.

Tous les peuples civilisés doivent condamner les atrocités commises le 7 octobre contre Israël

Nous travaillons sans relâche pour ramener tous les otages détenus par le Hamas. Nous en avons ramené beaucoup déjà, mais nous allons en ramener encore plus. Ce week-end, nous avons négocié avec succès la libération du dernier otage américain. Edan Alexander a été libéré il y a quelques heures, et nous continuons à travailler pour mettre fin à cette guerre le plus rapidement possible. C’est une chose horrible qui est en train de se produire.

Les habitants de Gaza méritent un bien meilleur avenir, mais cela ne sera pas possible tant que leurs dirigeants choisiront d’enlever, de torturer et de cibler des hommes, des femmes et des enfants innocents à des fins politiques

Tous les peuples civilisés doivent condamner les atrocités commises le 7 octobre contre Israël, qui n’auraient jamais eu lieu, encore une fois, si vous aviez eu, probablement, un autre président, mais certainement pas si vous m’aviez eu comme président. Les habitants de Gaza méritent un bien meilleur avenir, mais cela ne sera pas possible tant que leurs dirigeants choisiront d’enlever, de torturer et de cibler des hommes, des femmes et des enfants innocents à des fins politiques.

La façon dont ces gens sont traités à Gaza, il n’y a pas un seul endroit au monde où les gens sont aussi mal traités. C’est horrible.

Après des années de souffrance, deux des nations les plus ravagées par le terrorisme commencent finalement à émerger de leurs longs cauchemars avec la nouvelle génération de dirigeants au Liban, où un de mes amis vient d’être nommé ambassadeur. Il va être formidable.

Je lui ai dit, « Tu sais, c’est un poste très dangereux. ». Il m’a répondu, « Je suis né là-bas. Je suis Libanais. J’aime ce pays ».

J’ai dit, « Mais c’est très dangereux. » C’est un de mes amis de New York. J’ai dit, « Mais c’est très dangereux. Tu es sûr de vouloir le faire ? »

Je ne l’ai jamais vu comme un guerrier, mais c’est un guerrier. Il aime son pays.

Il m’a dit, « Si je suis blessé ou si je meurs, je meurs pour un pays que j’aime. » Il a grandi là-bas. C’est terrible ce qui s’est passé au Liban, mais vous avez un grand ambassadeur, ça je vous l’assure.

Et le Liban, qui n’en finit pas d’être la victime du Hezbollah et de son commanditaire, l’Iran, un nouveau président et un nouveau Premier ministre amènent avec eux la première vraie opportunité, depuis des dizaines d’années, d’un partenariat plus productif avec les États-Unis, et nous allons travailler avec leur nouvel ambassadeur et tous les autres, Marco, et on verra si on peut vraiment les aider et leur permettre de surmonter les énormes obstacles qui se dressent devant eux.

Mon administration est prête à aider le Liban à construire un avenir de développement économique et de paix avec ses voisins. Vous avez des gens incroyables au Liban, des médecins, des avocats, de professionnels formidables. Je l’entends dire si souvent.

Le président américain Donald Trump (à droite) serrant la main du président par intérim syrien Ahmed al-Sharaa (à gauche) à Ryad, le 14 mai 2025. (Crédit : Bandar al-Jaloud/Palais royal saoudien/AFP)

En Syrie aussi, qui a vu tant de misère et de morts, il y a un nouveau gouvernement qui, espérons-le, réussira à stabiliser le pays et à maintenir la paix. C’est ce que nous voulons voir en Syrie. Ce pays a connu son lot de tragédies, de guerres, de massacres, pendant de nombreuses années. C’est pourquoi mon administration a déjà pris les premières mesures pour rétablir des relations normales entre les États-Unis et la Syrie, pour la première fois depuis plus de dix ans.

 Je vais ordonner la levée des sanctions contre la Syrie afin de lui donner une chance de réussir brillamment

Et je suis très heureux d’annoncer que le secrétaire d’État Marco Rubio rencontrera le nouveau ministre des Affaires étrangères syrien en Turquie plus tard cette semaine. Et surtout, après avoir discuté de la situation en Syrie avec le prince héritier, votre prince héritier, ainsi qu’avec le président turc Erdogan, qui m’a appelé l’autre jour pour me demander quelque chose de très semblable, entre autres et aussi avec des amis à moi, des personnes pour lesquelles j’ai beaucoup de respect au Moyen-Orient, je vais ordonner la levée des sanctions contre la Syrie afin de lui donner une chance de réussir brillamment.

Oh, tout ce que je ferais pour le prince héritier. Les sanctions étaient brutales et paralysantes et elles ont rempli un rôle important, vraiment important, néanmoins, à l’époque, mais maintenant c’est leur tour de briller. C’est leur heure de gloire. On va toutes les supprimer, et d’après ce que j’entends – sur les gens, l’état d’esprit, l’énergie – je pense qu’ils peuvent accomplir de très belles choses, alors je lui souhaite bonne chance, Syrie. Montrez-nous quelque chose de très spécial, comme l’a fait franchement l’Arabie Saoudite. D’accord ? Ils vont nous montrer quelque chose de spécial. Des gens très bien.

Nous n’en sommes qu’à l’aube du jour nouveau radieux qui s’annonce pour les peuples du Moyen-Orient

Partout où elle le peut, mon administration poursuit une politique d’engagement pacifique, offrant une main forte et stable d’amitié à tous ceux qui l’acceptent de bonne foi. Ensemble, nous avons réalisé des avancées sans précédent et des progrès considérables, et nous n’en sommes encore qu’à l’aube du jour radieux qui s’annonce les peuples du Moyen-Orient, les grands, les très grands peuples du Moyen-Orient.

Si les nations responsables de cette région saisissent cette occasion, mettent de côté leurs différences et se concentrent sur les intérêts qui les unissent, alors toute l’humanité sera bientôt étonnée de ce qu’elle verra ici même, dans ce centre géographique du monde. C’est vraiment le cas. C’est comme un centre du monde, et le cœur spirituel de ses plus grandes religions.

Pour la première fois depuis mille ans, le monde regardera cette région non pas comme un foyer de chaos, de conflits, de guerres et de mort, mais comme une terre d’opportunités et d’espoir

Pour la première fois depuis mille ans, le monde regardera cette région non pas comme un foyer de chaos, de conflits, de guerres et de mort, mais comme une terre d’opportunités et d’espoir, exactement comme vous l’avez fait ici – un carrefour culturel et commercial de la planète. La sécurité et la stabilité permettront à des millions de personnes de vivre dans la sécurité et la prospérité, et les nations de cette région seront libres de réaliser leurs plus grandes aspirations, d’honorer leurs histoires glorieuses, de saisir des opportunités extraordinaires, et d’apporter une gloire immense au Dieu tout-puissant.

Des gens viendront du monde entier pour s’inspirer des villes que vous construisez, des entreprises que vous créez, des technologies que vous inventez et de la beauté, du talent et du potentiel que vous libérez dans le cœur de vos citoyens. Chacun d’entre vous pourra être immensément fier de l’héritage qu’il laissera à ses enfants parce que vous leur aurez transmis les bénédictions ultimes de la prospérité et de la paix. Tellement important.

Aux États-Unis, nous avons lancé l’âge d’or de l’Amérique. C’est l’âge d’or. On le voit. On le voit avec tout cet argent, ces milliers de milliards de dollars qui affluent, ces centaines de milliers d’emplois qui sont créés. Et avec l’aide des habitants du Moyen-Orient et des personnes présentes dans cette salle, de nos partenaires dans toute la région, l’âge d’or du Moyen-Orient peut se dérouler parallèlement au nôtre.

Nous travaillerons ensemble, nous serons ensemble, nous réussirons ensemble, nous gagnerons ensemble et nous serons toujours amis. Merci.

Alors Mohammed, je veux vous remercier encore une fois de tout cœur pour votre accueil. Et, en tant que représentant de ce que je considère être la plus grande nation du monde, nous sommes à vos côtés, jusqu’au bout, et je vous souhaite un avenir formidable.

Merci infiniment. Et je vous prie aussi de transmettre mes respects à votre père. Merci beaucoup. Merci.

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