Tour d’Espagne: la 16e étape écourtée à cause de nouvelles manifestations anti-Israël

Selon la presse espagnole, les organisateurs envisage de terminer la course dès samedi, afin d'éviter des manifestations d'ampleur dans la capitale, des informations démenties lundi par l'organisation

Des manifestants anti-israéliens et pro-palestiniens brandissent des drapeaux et crient alors que le peloton passe à Poio au début de la 16e étape de la Vuelta a Espana, le 9 septembre 2025. (Crédit : Miguel RIOPA / AFP)

La 16e étape du Tour d’Espagne cycliste, perturbé quotidiennement par des manifestations anti-Israël visant l’équipe Israel-Premier Tech, a été à nouveau écourtée mardi, renforçant encore l’incertitude sur la suite de la course.

En cours d’étape, les organisateurs ont annoncé qu’elle serait arrêtée à 8 km de l’arrivée initiale « en raison de manifestations qui bloquent la fin de la course ». Le Colombien Egan Bernal a franchi le premier la nouvelle ligne d’arrivée et été déclaré vainqueur.

Sur des images circulant sur les réseaux sociaux et diffusées à la télévision, des dizaines de personnes avec des drapeaux palestiniens, encerclées par les forces de l’ordre, bloquaient la route menant à l’arrivée à Mos-Castro de Herville (Galice), en scandant « Palestine vaincra ».

La Vuelta, l’une des courses majeures du cyclisme professionnel, est perturbée quotidiennement par des manifestations visant en particulier la formation Israel-Premier Tech, dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

La semaine passée, la 11e étape qui devait arriver à Bilbao, au Pays basque, avait également été écourtée pour les mêmes raisons, et des incidents ne cessent d’émailler la course, en dépit de mesures de sécurité renforcées.

Les coureurs de l’équipe Israel Premier Tech s’affrontant tandis que des personnes brandissant des drapeaux « palestiniens » tentent de perturber la 11ᵉ étape de la Vuelta, course cycliste espagnole, à Bilbao, en Espagne, le 3 septembre 2025. (Crédit : Miguel Oses/AP)

« On ne peut pas écourter les étapes de cette façon, on ne peut pas bloquer le passage des cyclistes. C’est illégal sur le plan pénal, et le plan sportif. Nous sommes des sportifs, le sport sert à rassembler », a réagi le directeur de la Vuelta Javier Guillen.

« Evidemment, c’est terrible ce qui est en train de se passer là-bas (à Gaza). Et nous sommes tous pour la paix », a-t-il ajouté ensuite devant la presse, assurant vouloir « continuer à travailler » pour pouvoir « arriver jusqu’à Madrid ».

Contrairement à celle de Bilbao, l’étape du jour a désigné un vainqueur: le revenant Egan Bernal, qui avait frôlé la mort en 2022 dans un accident de la route, s’est imposé devant l’Espagnol Mikel Landa.

Une fin dès samedi ? 

Le nouvel incident lié au contexte géopolitique pose de nouveau la question de la bonne tenue de la course jusqu’à l’arrivée dimanche à Madrid, dans un pays où la cause palestinienne est très populaire.

Selon la presse espagnole, les organisateurs étudiaient déjà, avant cette 16e étape, l’option de terminer la course dès samedi, afin d’éviter des manifestations d’ampleur dans la capitale. Des informations démenties lundi par l’organisation, interrogée par l’AFP.

Israel PT avait décidé samedi, avant le départ de la 14e étape, de changer de maillot en retirant toute mention du pays, « pour privilégier la sécurité » de ses coureurs et de « l’ensemble du peloton ». Mais cette mesure n’a pas suffi à apaiser la situation.

En dépit de plusieurs appels à se retirer de la course, l’équipe créée par le milliardaire israélo-canadien Sylvan Adams, qui ne compte qu’un seul coureur de nationalité israélienne, a maintenu qu’elle irait bien jusqu’à Madrid, dimanche.

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