Trump assiste au retour des corps de soldats américains tués en Syrie

Le président américain, entouré d'officiers et d'autres responsables dont le secrétaire à la Défense, a effectué un salut militaire pendant que les trois cercueils, couverts du drapeau américain, étaient débarqués d'un avion militaire

Une équipe de transport de l'armée déplace le cercueil recouvert du drapeau américain contenant la dépouille de l'interprète civil Ayad Mansoor Sakat depuis un avion C-17 lors d'un rapatriement de victimes, le 17 décembre 2025, à la base aérienne de Dover, dans le Delaware. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Donald Trump a participé mercredi à une cérémonie solennelle à l’occasion du retour aux Etats-Unis des corps de deux militaires et d’un civil tués samedi en Syrie, une attaque imputée par Washington au groupe Etat islamique.

Le président américain, entouré d’officiers et d’autres responsables dont le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a effectué un salut militaire pendant que les trois cercueils, couverts du drapeau américain, étaient débarqués d’un avion militaire.

La courte cérémonie s’est déroulée sur la base aérienne de Dover dans le Delaware (nord-est).

Les deux militaires, William Howard et Edgar Torres Tovar, étaient sergents dans la Garde nationale. Le civil, Ayad Mansoor Sakat, travaillait comme interprète.

Ils ont été tués samedi par un membre des forces de sécurité syriennes dans la région de Palmyre, dans le centre de la Syrie.

Trois autres soldats américains ont été blessés.


Le contingent américain était dans cette zone désertique pour une « mission de soutien aux opérations en cours contre l’EI de contre-terrorisme dans la région », selon Washington.

« Nous riposterons », avait réagi Donald Trump après l’attaque, qui selon lui a eu lieu dans une région « pas totalement contrôlée » par le gouvernement syrien.

C’est la première fois qu’un tel événement est rapporté en Syrie depuis la prise du pouvoir, il y a un an, d’une coalition islamiste qui a effectué un rapprochement avec les Etats-Unis.

Le groupe jihadiste Etat islamique avait contrôlé la région de Palmyre avant d’être défait en Syrie par une coalition internationale en 2019.

Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques.

Le président Donald Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth assistent à la cérémonie de retour des dépouilles des membres de la Garde nationale de l’Iowa, le sergent William Nathaniel Howard, 29 ans, de Marshalltown, Iowa, et le sergent Edgar Brian Torres-Tovar, 25 ans, de Des Moines, Iowa, ainsi que de l’interprète civil Ayad Mansoor Sakat, tués en Syrie, le 17 décembre 2025, à la base aérienne de Dover, dans le Delaware. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Lors de la visite du président intérimaire syrien, Ahmad al-Chareh, à Washington le mois dernier, Damas avait rejoint la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis.

Les forces américaines en Syrie sont notamment déployées dans les zones sous contrôle kurde dans le nord, ainsi que dans la base d’Al-Tanf, près de la frontière jordanienne.

Le retour au pouvoir de Donald Trump, sceptique de manière générale sur les déploiements de soldats américains à l’étranger, pose la question du maintien de cette présence militaire.

Le Pentagone avait annoncé en avril que les Etats-Unis réduiraient de moitié le nombre de soldats américains en Syrie, dont l’effectif total actuel n’est pas officiellement connu.

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