Trump exhorte d’autres pays à envoyer des navires pour sécuriser le détroit d’Ormuz
'Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d'autres [...] enverront des navires dans la région afin que le détroit d'Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité', a déclaré le président
Samedi, Donald Trump a exhorté d’autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole, et qui est de fait bloqué par l’Iran.
« Les États-Unis d’Amérique ont vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique et à tous les autres égards, mais les pays qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz doivent veiller à la sécurité de ce passage, et nous les aiderons », a écrit le président américain sur son réseau social Truth Social.
Quelques heures auparavant, il avait assuré que « de nombreux pays allaient envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr ».
Vendredi, il avait indiqué que la marine américaine commencerait « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit stratégique d’Ormuz.
Téhéran cible le détroit en représailles aux frappes israélo-américaines, dans le but de le rendre impraticable pour nuire à l’économie mondiale, alors que les cours du pétrole continuent de flamber.
« Nous avons déjà détruit 100 % des capacités militaires iraniennes, mais il leur est facile d’envoyer un ou deux drones, de larguer une mine ou de lancer un missile à courte portée quelque part le long de cette voie navigable », a souligné Trump.
« Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres […] enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité », a-t-il ajouté.
Le président américain a également indiqué « qu’en attendant », les États-Unis allaient continuer à bombarder les côtes iraniennes et à viser sa marine.
« D’une manière ou d’une autre, nous allons bientôt ouvrir le détroit d’Ormuz », a-t-il dit.
Vendredi, Trump a déclaré avoir « complètement détruit » des cibles militaires sur l’île de Kharg, le hub pétrolier de l’Iran, et menacé de s’en prendre à ses infrastructures pétrolières si Téhéran entrave la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.