Tsahal assouplit les restrictions dans certaines régions du nord et les renforce ailleurs

Les activités scolaires sont autorisées dans les abris situés le long de la frontière libanaise ; la limite de 5 000 personnes pour les rassemblements est rétablie à Jérusalem et dans le sud

Un miklat - abri antiatomique public - au bord d'une route, dans le nord d'Israël, le 14 mars 2026. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Lundi, le Commandement du Front intérieur a modifié ses directives en temps de guerre, autorisant, sous certaines conditions, les activités scolaires dans certaines régions du nord d’Israël, tout en limitant les rassemblements dans la région de Jérusalem et dans le sud, alors que les combats se poursuivent contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et que le cessez-le-feu en Iran reste fragile.

Dans les localités situées à la frontière libanaise, les activités scolaires ne seront autorisées qu’à l’intérieur d’abris antiatomiques ; dans le nord du plateau du Golan et en Haute-Galilée, elles seront autorisées à condition qu’un abri adéquat soit accessible à temps.

Lundi soir, s’adressant à la radio de l’armée, Galei Tsahal, le maire de Metula, David Azoulay, a déclaré : « Ils ne nous informent pas des raisons pour lesquelles les règles ont été assouplies. Peut-être savent-ils quelque chose que nous ignorons. »

Par ailleurs, les rassemblements sont désormais limités à 5 000 personnes dans le sud du Golan, dans la vallée de Beit Shean, dans la vallée du Jourdain, autour de la mer Morte, à Jérusalem, en Judée (sud de la Cisjordanie), sur les contreforts de la Judée, à Lakish, dans les communautés frontalières de Gaza, dans le Néguev, dans l’Arava et à Eilat. Les restrictions avaient auparavant été levées dans ces zones.

Aucune modification n’a été apportée aux directives dans le reste du pays, a indiqué l’armée.

La semaine dernière, presque toutes les restrictions avaient été levées dans le reste du pays, permettant aux écoles et aux lieux de travail de fonctionner normalement.

Un missile balistique tiré depuis l’Iran, vu au-dessus de Jérusalem, le 7 avril 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ces consignes restent en vigueur jusqu’à mardi 20 h. D’ici là, le Commandement du Front intérieur aura procédé à une nouvelle évaluation.

La liste complète des localités concernées est disponible sur le site web du Commandement du Front intérieur.

Bien que la campagne militaire américano-israélienne en Iran soit suspendue depuis mercredi, conformément à un accord de cessez-le-feu de deux semaines, la cessation des hostilités reste fragile et doit prendre fin le jour de Yom HaAtsmaout – Jour de l’Indépendance -, qui commence dans la soirée du mardi 21 avril, immédiatement après Yom HaShoah.

Si le cessez-le-feu venait à prendre fin prématurément, Israël pourrait être confronté à une reprise des attaques de missiles balistiques en provenance d’Iran, ce qui contraindrait des millions de personnes à se réfugier dans des abris antiatomiques au pied levé.

Plusieurs villes ont annulé leurs célébrations prévues pour Yom HaAtsmaout en raison de la situation sécuritaire.

De plus, malgré les protestations de l’Iran et du Pakistan, qui joue le rôle de médiateur, les États-Unis et Israël ont insisté sur le fait que le cessez-le-feu ne s’applique pas aux combats en cours entre Israël et le Hezbollah. Les frappes aériennes et les opérations terrestres se poursuivent donc contre ce groupe terroriste soutenu par Téhéran au Liban, qui continue de tirer des roquettes et de lancer des drones contre les troupes et les civils israéliens.

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