Tsahal condamne la maison des terroristes palestiniens à l’origine d’une attaque à Jérusalem

Cette décision intervient avant la démolition prévue des résidences de Cisjordanie, le processus devant prendre des mois alors que la Haute Cour entend les appels. les deux hommes armés ont assassiné six personnes dans l'attaque de lundi

Un géomètre de Tsahal condamne la maison de l'un des deux terroristes palestiniens auteurs de la fusillade meurtrière à Jérusalem le 8 septembre 2025, avant sa possible démolition, dans une image publiée le 13 septembre 2025. (Porte-parole de Tsahal)

En Cisjordanie, l’armée israélienne a condamné la maison des deux terroristes palestiniens auteurs d’un attentat meurtrier à Jérusalem, la semaine passée, a annoncé samedi Tsahal, en prélude à leur démolition.

Les deux hommes armés – Mohammad Taha, 21 ans, originaire de Qatanna et Muthanna Amro, 20 ans et originaire de Qubeiba – ont tué six personnes et fait une dizaine de blessés au carrefour Ramot, lundi, avant d’être abattus par un soldat qui n’était pas en service et des civils armés.

Israël a l’habitude de démolir la maison des Palestiniens accusés d’avoir mené des attentats terroristes meurtriers. La maison de ces deux hommes armés avait déjà fait l’objet d’une enquête en vue d’une possible démolition.

Condamner les maisons des auteurs d’attentats est parfois un substitutif aux démolitions.

Le processus de démolition prend en règle générale plusieurs mois, le temps pour la Cour Suprême d’examiner les recours de la famille, et les forces de sécurité attendent le moment opportun pour se rendre dans les villes ou quartiers palestiniens concernés par l’opération.

La semaine dernière, l’armée israélienne a revendiqué l’arrestation d’une vingtaine de suspects dans la ville natale des terroristes et passé au peigne fin plus de 700 lieux. Par ailleurs, l’Administration civile, service du ministère de la Défense relevant du COGAT, a démoli des infrastructures illégales dans les deux villages.


A l’issue de l’attaque à Jérusalem, le ministre de La Défense, Israël Katz, a demandé aux autorités de prendre des « sanctions civiles » envers les proches des deux terroristes et les habitants de Qatanna et Qubeiba, ce qui ressemble à une punition collective de Palestiniens non accusés d’implication, active ou passive, dans cet attentat.

Les victimes de la fusillade terroriste qui a eu lieu à Jérusalem le 8 septembre 2025 : En haut, de gauche à droite : Levi Yitzhak Pash et Yisrael Matzner, 28 ans ; Rabbi Yossef David, 43 ans ; En bas de gauche à droite : Rabbi Mordekhaï Steintzag, 79 ans ; Yaakov Pinto, 25 ans ; Sarah Mendelson, 60 ans. (Autorisation)

Katz a annoncé la révocation de 750 permis de travail et d’entrée en Israël.

Les membres de la famille proche des Palestiniens accusés de terrorisme sont en effet interdits de travail en Israël mais il est rare que les autorités israéliennes révoquent le permis de travail des parents plus éloignés.

Les autorités israéliennes expliquent que ces mesures ont pour vocation à dissuader les Palestiniens de planifier des attentats terroristes, de crainte que cela nuise aux moyens de subsistance de leur famille au sens large. Les contempteurs de ces politiques les qualifient de punition collective.

Mohammad Taha, 21 ans, originaire de Qatanna, et Muthanna Amro, 20 ans, originaire de Qubeiba, désignés par le Shin Bet comme les auteurs d’un attentat terroriste meurtrier perpétré à Jérusalem le 8 septembre 2025.

« Les punitions collectives sont interdites aussi bien par le droit israélien que par le droit international humanitaire. De telles actions sont des crimes de guerre », a écrit à la procureure générale, Gali Baharav-Miara, l’Association pour les droits civils en Israël (ACRI).

« Nous vous demandons d’intimer l’ordre au ministère de la Défense et à l’armée de cesser immédiatement de commettre des crimes de guerre. »

Les services de la procureure générale n’ont pas souhaité commenter ce courrier.

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