Tsahal : défaite du bataillon du Hamas à Beit Hanoun, après la reddition de 3 terroristes

Des membres du Hamas se sont rendus à la brigade Givati, dans le nord de Gaza ; après des signalements de morts sur ses sites, la GHF affirme qu'il ne s'est rien passé à proximité

Des membres du Hamas se rendent aux soldats de Tsahal de la brigade Givati, à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, le 2 août 2025. (Crédit : armée israélienne)

L’armée israélienne a vaincu le bataillon Beit Hanoun du Hamas, ont annoncé samedi les militaires, après que trois membres du groupe terroriste palestinien se sont rendus aux combattants de la brigade Givati dans la ville de Beit Hanoun, au nord de Gaza.

Les terroristes sont sortis d’un tunnel et se sont rendus aux soldats présents dans la zone, a indiqué Tsahal. Ils ont expliqué aux soldats avoir tenté de fuir la zone après qu’un autre terroriste armé qui les accompagnait a été tué lors d’un précédent échange de tirs avec les militaires.

Les terroriste armés du Hamas ont conduit les soldats jusqu’à un dépôt d’armes situé près du tunnel d’où ils étaient sortis, dans lequel les militaires ont annoncé avoir trouvé de nombreuses armes et équipements.

Les soldats ont également découvert de la nourriture, de l’eau et d’autres provisions à l’intérieur du tunnel, suggérant que ce lieu pouvait être utilisé comme refuge souterrain à long terme.

Selon Tsahal, les trois terroriste du Hamas ont été emmenés pour être interrogés. Les armes ont été saisies, et des ingénieurs militaires cartographient le tunnel avant sa destruction.

« Le bataillon de Beit Hanoun, qui menaçait Nir Am et Sderot, s’est rendu et a été vaincu par les combattants de la brigade Givati », a fait savoir l’armée israélienne.

Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a publié sur le réseau social X des images de la reddition des terroriste du Hamas.

« Les terroristes du Hamas se rendent à Beit Hanoun. Ils sortent de leurs terriers dans la ville détruite », a-t-il écrit.

« L’armée israélienne détruit les infrastructures, en surface et souterraines, pour assurer la défense de la ville de Sderot. »

Des terroriste du Hamas se rendent aux troupes de l’armée israélienne de la brigade Givati, à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, le 2 août 2025. (Crédit : Armée israélienne)

La semaine dernière, lors d’une visite à Beit Hanoun, le commandant de la brigade Givati a indiqué aux journalistes qu’il ne restait plus que quatre ou cinq terroriste armés dans la zone.

L’armée israélienne est intervenue cinq fois à Beit Hanoun depuis le début de la guerre, affaiblissant progressivement le bataillon du Hamas qui, avant le 7 octobre 2023, comportait plus de 1 000 terroriste.

La majorité des terroriste armés du Hamas appartenant au bataillon de Beit Hanoun ont été tués pendant les combats ou ont pris la fuite, à l’instar du commandant du bataillon, Hussein Fayyad.

Des membres du Hamas se rendent aux troupes de l’armée israélienne de la brigade Givati à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, le 2 août 2025. (Crédit : armée israélienne)

Cette déclaration de l’armée israélienne sur Beit Hanoun fait suite à des informations diffusées sur la chaîne N12, selon lesquelles le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, aurait exhorter les ministres du gouvernement, cette semaine, à présenter une stratégie sur la manière de procéder souhaitée par l’exécutif dans le contexte de l’impasse des négociations sur les otages.

Zamir aurait souligné que le gouvernement n’avait pas de stratégie claire, dans un contexte d’effondrement du statut diplomatique d’Israël en raison de la crise humanitaire en cours dans la bande de Gaza.

Vendredi, Zamir a expliqué aux soldats basés à Gaza qu’il estimait que « nous saurons, dans les prochains jours, si nous serons en mesure de parvenir à un accord partiel pour libérer nos otages ».

À défaut, »les combats se poursuivront sans relâche ».

Cette photo d’archive datée du 1er août 2025 montre le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, rencontrant des soldats dans la bande de Gaza. (Crédit : armée israélienne)

De nouveaux décès signalés sur les sites d’aide humanitaire

Israël fait l’objet d’une surveillance internationale croissante concernant la quantité d’aide distribuée aux civils à Gaza depuis la fin du cessez-le-feu conclu avec le Hamas en mars, alors que des informations font état de famine dans l’enclave. Les critiques portent principalement sur les centaines de décès signalés sur les sites de distribution d’aide humanitaire gérés par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les États-Unis.

Les hôpitaux de Gaza, sous contrôle du groupe terroriste palestinien, ont fait état samedi de la mort de plus d’une dizaine de personnes, dont huit demandeurs d’aide humanitaire, tuées par des tirs israéliens, dans un contexte de risques importants pour les Gazaouis à la recherche de nourriture, de largages aériens et de restrictions sur l’acheminement de l’aide par voie terrestre.

Un garçon palestinien reçoit les dernières gouttes d’une soupe de lentilles dans un centre de distribution alimentaire à Gaza, le 1er août 2025. (Crédit : Omar al-Qattaa/AFP)

Près d’un site de distribution de la GHF, Yahia Youssef, venu chercher de l’aide, a décrit une scène de panique désormais tristement familière.

Après avoir aidé à transporter trois personnes touchées par des tirs, il a regardé autour de lui et vu de nombreuses autres personnes gisant au sol, en sang.

En réponse aux questions concernant les nombreux témoignages oculaires faisant état de violences dans le plus septentrional des quatre centres de la GHF, le service de presse de la GHF a fait savoir que « il ne s’était rien passé, ni sur nos sites ni à proximité ».

Vendredi après-midi, l’armée israélienne a pour sa part annoncé la plus grande opération de largage aérien depuis le début des initiatives visant à augmenter l’acheminement de l’aide à Gaza. Cent-vingt-six colis contenant des fournitures humanitaires provenant de six pays ont été largués par avion dans l’enclave.

Des appareils provenant de Jordanie, d’Égypte, des Émirats arabes unis et, pour la première fois depuis plus d’un an, d’Espagne, d’Allemagne et de France ont ainsi largué des vivres dans le nord et dans le sud de Gaza.

Selon Tsahal, ces largages ont été effectués « conformément aux directives de la direction politique et dans le cadre de la coopération entre Israël, les Émirats arabes unis, la Jordanie, l’Égypte, l’Espagne, la France et l’Allemagne ».

Ces largages s’inscrivent dans le cadre d’une « série d’actions visant à améliorer la réponse humanitaire dans la bande de Gaza », a précisé l’armée.

« Tsahal continuera à œuvrer pour améliorer la réponse humanitaire dans la bande de Gaza, en collaboration avec la communauté internationale, en réfutant les fausses accusations selon lesquelles la population gazaouie serait délibérément affamée », a-t-elle ajouté.

Samedi, 90 colis supplémentaires ont été largués par la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Allemagne et la France à Gaza, a fait savoir l’armée.


La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.

Plus de 60 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 20 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.

Israël affirme vouloir réduire les pertes parmi les civils. L’État juif souligne que le Hamas utilise les civils de Gaza comme boucliers humains, menant ses combats depuis des zones comme des habitations, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.

Depuis le début de l’incursion terrestre à Gaza menée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza, le bilan israélien s’élève à 459 morts. Ce bilan comprend également deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.

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