Tsahal enquête sur un commandant qui a autorisé une visite interdite à Bint Jbeil

Le colonel Netanel Shamaka a autorisé quatre soldats ayant perdu des proches dans cette ville du sud-Liban lors de guerres précédentes, à y entrer pour y réciter le Kaddish

Des soldats de la brigade Givati en action dans la ville de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, sur une photo diffusée le 14 avril 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Mardi, l’armée israélienne a annoncé avoir ouvert une enquête après que le commandant de la brigade du Corps d’Infanterie Givati a autorisé quatre soldats à se rendre dans la ville de Bint Jbeil, au sud du Liban, à des « fins non opérationnelles » la semaine dernière.

Ces quatre hommes, trois réservistes et un soldat régulier, sont proches de personnes décédées à Bint Jbeil lors de guerres précédentes.

Alors que le cessez-le-feu était en vigueur au Liban, le colonel Netanel Shamaka a autorisé les quatre soldats à entrer à Bint Jbeil pour réciter le Kaddish – la prière de deuil -, alors que des terroristes du Hezbollah étaient toujours retranchés dans la ville.

Interrogée à ce sujet, l’armée a répondu que les soldats avaient été « amenés dans le sud du Liban à des fins non opérationnelles » et que leur entrée s’était faite « sans l’autorisation des autorités compétentes ».

« L’incident fait l’objet d’une enquête », a-t-elle ajouté.

Lundi, lors d’une conférence réunissant des officiers supérieurs, le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, a évoqué l’incident en déclarant : « C’est un excellent commandant de brigade, mais il a commis une erreur. Il y a un risque dans cette zone. C’est toujours une zone de combat. »

« Vous [avez essayé de faire une bonne action], mais en fin de compte, une autre famille en deuil voudra également entrer pour réciter le Kaddish à l’endroit où son fils est tombé », a déclaré Zamir lors de la conférence, selon la radio de l’armée, Galei Tsahal.

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