Tsahal reconnaît une erreur en n’ayant pas informé la population avant la frappe de mercredi soir

Les militaires ont commencé à informer les autorités locales du nord du pays de ce qui se passait peu avant le début des frappes du Hezbollah - mais des responsables ont reconnu que c'était déjà beaucoup trop tard

Des personnes inspectent des maisons endommagées par une roquette tirée par le Hezbollah depuis le Liban, à Haniel, dans le centre d'Israël, le 12 mars 2026. (Crédit : AP Photo/Baz Ratner)

L’armée israélienne a reconnu jeudi avoir commis une erreur en n’informant pas le public avant l’attaque à la roquette et au drone qui a été lancée par le Hezbollah vers le nord d’Israël, mercredi soir – d’autant que les évaluations israéliennes concernant le barrage prévu avaient été rendues publiques sur les réseaux sociaux et qu’elles avaient été reprises par les médias internationaux.

L’armée avait des indications qui laissaient penser que le Hezbollah prévoyait une attaque plus importante que d’habitude – mais les militaires ne l’ont pas considérée comme exceptionnellement massive dans la mesure où le groupe terroriste avait déjà tiré des centaines de roquettes sur Israël dans le cadre de la guerre avec l’Iran.

Ces indications d’une attaque importante avaient été diffusées sur les réseaux sociaux, en fin d’après-midi, et plusieurs conseils régionaux du nord d’Israël avaient dit à leurs habitants qu’ils devaient s’attendre à des tirs intensifs en provenance du Liban.

CNN avait également rapporté, citant des propos tenus par les responsables israéliens, qu’Israël s’attendait à une « expansion potentiellement significative » des attaques du Hezbollah et de l’Iran.

Les responsables militaires ont admis que Tsahal aurait dû faire preuve de plus de transparence à l’égard du public israélien concernant les évaluations avant les tirs de barrage – d’autant plus qu’elles circulaient déjà en ligne – avec pour principal objectif de conserver la confiance du public.

L’armée a commencé à informer les autorités locales du nord du pays de ce qui était en train de se passer peu avant le début des frappes du Hezbollah. Mais les responsables de Tsahal ont reconnu que c’était déjà beaucoup trop tard et ils ont affirmé que la population aurait dû être tenue au courant de la situation beaucoup plus tôt.

Tsahal a expliqué qu’une enquête sera effectuée et que les leçons de l’incident seront tirées – ajoutant qu’à l’avenir, les militaires s’efforceront d’informer la population avant toute attaque potentiellement majeure.

Selon l’armée israélienne, le Hezbollah a tiré environ 200 roquettes et une vingtaine de drones – ce qui n’aurait représenté qu’un tiers de ce que le groupe terroriste avait initialement prévu, a-t-elle ajouté.

La grande majorité des 200 roquettes ont été interceptées ou elles se sont abattues dans des champs. Deux ont touché des zones résidentielles, faisant deux blessés légers et entraînant des dégâts. Selon Tsahal, presque tous les drones ont été interceptés, à l’exception d’un seul qui s’est écrasé aux abords d’une communauté frontalière, sans exploser.

Tsahal a affirmé avoir mené plusieurs bombardements avant le barrage dans le but de contrecarrer l’attaque, notamment en frappant au moins un des lance-roquettes et plusieurs centres de commandement du Hezbollah au Liban.

Une fois les tirs de barrage lancés, les militaires ont riposté en s’en prenant aux lanceurs qu’ils ont été en mesure d’identifier. Environ la moitié aurait été détruite.

Depuis le 2 mars, date à laquelle le Hezbollah a commencé à attaquer Israël, le groupe terroriste a lancé environ 100 roquettes par jour.

Tsahal a noté que les deux tiers de ces roquettes ont pris pour cible les forces israéliennes qui mènent des opérations dans le sud du Liban et le long de la frontière, tandis qu’un tiers des projectiles ont visé le territoire israélien.

De plus, le Hezbollah a lancé plus de 100 drones sur Israël pendant la même période. La grande majorité a été abattue par l’armée de l’air israélienne, ont fait savoir les militaires.


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