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Un 248e soldat tué dans l’opération terrestre à Gaza, annonce Tsahal

Amishar Ben David, 43 ans, est le cousin germain du ministre des Finances, Smotrich ; une tour de 12 étages utilisée par le Hamas a été bombardée, annonce Tsahal ; les chefs de la sécurité ont approuvé un nouveau plan de bataille

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Major (réserviste) Amishar Ben David, tué lors des combats dans la bande de Gaza le 8 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Major (réserviste) Amishar Ben David, tué lors des combats dans la bande de Gaza le 8 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a rapporté que le major réserviste Amishar Ben David avait été tué vendredi lors de combats dans le sud de la bande de Gaza, portant à 248 le nombre de soldats tués lors de l’offensive terrestre contre le Hamas, en plus de ceux ayant trouvé la mort lors de l’attaque du 7 octobre.

Ben David, 43 ans, était le chef de l’équipe de commandement avancée de la brigade Commando. Il était originaire de l’implantation d’Eli en Cisjordanie. Il était le cousin du ministre des Finances Bezalel Smotrich.

« Amishar, mon cousin bien-aimé – je ferai tout ce qui est possible et je me battrai de toutes mes forces contre ceux contre qui je dois me battre de façon à ce qu’avec l’aide de Dieu, nous détruisions complètement nos ennemis, sans nous arrêter un seul instant. Ta mort et la mort de tous nos héroïques soldats n’auront pas été vaines », a dit Smotrich dans un communiqué qui a suivi l’annonce faite samedi.

Le maire d’Eli, Ariel Elmaliach, a pour sa part invoqué « un coup de poignard dans le cœur », notant qu’il avait fréquenté la même académie prémilitaire que le défunt. Il a rendu hommage à Ben David qui était le chef du service de secours Magen David Adom au sein de l’implantation.

L’offensive israélienne s’est poursuivie à Gaza samedi, les militaires confirmant qu’ils avaient frappé l’une des plus grandes tours résidentielles de Rafah, dans le sud de la bande. Elle abritait « des ressources militaires du Hamas », a précisé Tsahal.

« Les actes de terrorisme qui étaient lancés contre nos forces et contre le front intérieur civil étaient planifiés depuis ce complexe », ont expliqué les militaires.

Des Palestiniens réunis devant un immeuble résidentiel touché par une frappe aérienne israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 mars 2023. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Selon une source de Tsahal, la tour était utilisée par la dite « commission d’urgence » du groupe terroriste.

L’armée a déclaré qu’elle avait averti les résidents de cette tour de douze étages avant son bombardement et qu’ils avaient pu évacuer les lieux en temps et en heure. Aucun blessé n’a été signalé.

À Khan Younès, dans le sud de Gaza, l’armée a indiqué que la brigade Bislamach avait tué plus de vingt hommes du Hamas au cours de combats rapprochés. Les soldats ont aussi appelé l’armée de l’air pour des frappes en renfort.

Dans le complexe résidentiel de « la Ville Hamad », à Khan Younès, la brigade Givati a mené des raids sur plusieurs sites appartenant aux groupes terroristes de Gaza. Les militaires ont capturé des hommes armés et saisi des armes, notamment des explosifs, a noté Tsahal.

L’armée a aussi indiqué que les troupes de la brigade Givati avaient également fait appel aux avions de chasse israéliens, qui ont procédé à une frappe contre les membres d’une cellule qui tentaient de se rapprocher d’elles, dans le même secteur.

Dans le centre de Gaza, les soldats ont tué dix terroristes, avec l’appui de l’armée de l’air.

À Beit Hanoun, dans le nord de la bande, la 414e Unité de collecte des renseignements de combat a remarqué la présence de plusieurs hommes armés qui se tenaient à proximité des militaires qui étaient déployés dans la zone et ils ont appelé l’armée de l’air en renfort. Cette dernière a procédé à un bombardement.

Tsahal a aussi annoncé que des frappes aériennes avaient été menées sur plusieurs « postes militaires » du centre de Gaza. Ils avaient récemment servi pour des tirs de roquettes en direction de Sderot.

De leur côté, le chef d’état-major, le général Herzi Halevi et le responsable du Shin Bet, Ronen Bar, ont approuvé des plans de bataille lors d’une réunion qui s’est tenue au siège du Commandement du sud de Beer Sheva, dans la matinée de samedi.

Le commandant du Commandement du sud, le général Yaron Finkelman, et le vice-directeur du Shin Bet ont aussi participé à la rencontre en présence d’autres officiers, a noté l’armée israélienne.

De gauche à droite : le chef du Shin Bet Ronen Bar, le chef d’état-major de l’armée, le général Herzi Halevi et le chef du Commandement du sud, le général Yaron Finkelman, lors d’une réunion au siège du Commandement à Beer Sheva, le 9 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Les autorités du Hamas ont indiqué que plus de trente attaques aériennes avaient eu lieu cette nuit et notamment une sur un bâtiment qui hébergeait 200 déplacés palestiniens à Rafah – une affirmation qui n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.

Approximativement 1,5 million d’évacués ont trouvé abri dans la ville.

Belal Abu Sabla, qui s’est lui-même réfugié dans la localité, a déclaré à l’AFP que la guerre « doit s’arrêter immédiatement ». « Nous sommes en train de mourir de faim », a dit cet homme, venu de Khan Younès, qui a mis en cause Israël mais également « le gouvernement de Gaza ». « Nous voulons une solution susceptible de mettre un terme à la guerre », a renchéri Atallah al-Satel, venu lui aussi de Khan Younès pour fuir les combats. « Nous ne sommes que des citoyens épuisés. »

Malgré les appels croissants qui sont lancés à l’international et qui demandent à Israël de ne pas lancer d’opération à Rafah, l’État juif a promis de terminer son offensive et d’entrer dans la ville – tout en soulignant qu’il ne le fera que lorsqu’un plan clair d’évacuation des civils sera mis au point.

Les efforts livrés en vue de l’ouverture d’une route maritime qui permettra de délivrer des aides à Gaza, depuis Chypre, ont atteint leur paroxysme ce week-end alors que la communauté internationale active le signal d’alarme face à la menace de la faim au sein de la population de Gaza, forte de 2,3 millions de personnes.

L’organisation caritative espagnole Open Arms a fait savoir que son navire, qui avait jeté l’ancre au port de Larnaca, à Chypre, il y a trois semaines, serait prêt samedi à prendre la mer, en fin de journée, pour livrer des produits alimentaires dans la bande et qu’il était dans l’attente d’une autorisation finale.

Cela serait la première livraison effectuée par le biais de ce corridor maritime partant de Chypre – le pays de l’UE le plus proche de Gaza – et qui, espère l’Union européenne, ouvrira dimanche.

La porte-parole d’Open Arms, Laura Lanuza, a confié à l’AFP que les autorités israéliennes, qui ont salué cette initiative de transport des aides par la mer, inspectaient le cargo chargé de « 200 tonnes de produits alimentaires de base, dont du riz et de la farine ainsi que des boîtes de conserve de thon ».

La faim est particulièrement forte dans le nord de Gaza – un secteur isolé par les forces israéliennes depuis des mois et qui souffre d’une pénurie aigüe d’assistance alimentaire.

De la fumée s’élève après un bombardement israélien à Khan Younès, une photo prise depuis Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 9 mars 2024. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, a pour sa part annoncé que trois enfants étaient encore morts de malnutrition et de déshydratation, faisant grimper le bilan de tels décès à 23. Ces chiffres ne peuvent pas être vérifiés de façon indépendante.

Dans une déclaration pré-ramadan qui a été faite samedi, le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a réclamé la distribution rapide d’aide aux Gazaouis et l’ouverture totale des postes-frontières « pour mettre un terme au siège dont notre population est victime ».

Israël, pour sa part, dit ne pas restreindre l’afflux des aides humanitaires ou médicales, rejetant la responsabilité du manque d’assistance arrivant jusqu’aux civils aux capacités insuffisantes des agences qui sont chargées de la distribuer. L’État juif a indiqué avoir approuvé l’entrée au sein de l’enclave côtière d’un plus grand nombre de camions que cela n’avait été le cas jusqu’à présent et que les organisations n’avaient pas pu suivre le rythme et les distribuer. Il déclare aussi de manière répétée que le Hamas détourne certaines livraisons.

Le porte-parole de l’armée Daniel Hagari a expliqué, samedi soir, que selon les services israéliens de renseignement, « le Hamas empile les équipements et les produits alimentaires pour ses membres alors que la population a du mal à accéder à des approvisionnements ».

Le navire Open Arms qui transporte 200 tonnes d’aide alimentaire à Gaza dans le port chypriote de Larnaca, le 9 mars 2024. (Crédit : Iakovos Hatzistavrou / AFP)

Par ailleurs, l’armée américaine a indiqué avoir parachuté encore 41 000 repas prêts à consommer à Gaza, samedi – c’est la cinquième fois en une semaine qu’elle procède à un tel largage – et le Canada a expliqué qu’il allait également suivre cet exemple.

Washington a aussi annoncé, cette semaine, que les États-Unis allaient construire une jetée temporaire, au large de la côte de Gaza, pour renforcer les capacités d’assistance.

Toutefois, ces aides « ne sont qu’une partie de la solution », a commenté la cheffe du Comité international de la Croix Rouge, Mirjana Spoljaric.

Les deux parties doivent faire davantage pour « préserver la vie civile et la dignité humaine », a-t-elle ajouté dans un communiqué, disant que le bilan des morts, côté civils, était « inacceptable ».

La guerre a éclaté le 7 octobre, quand des milliers de terroristes placés sous l’autorité du Hamas ont franchi la frontière séparant Gaza et le sud d’Israël et semé la désolation dans les communautés – massacrant presque 1 200 personnes et enlevant 253 personnes, emmenées en otage dans la bande de Gaza. Ils ont commis des atrocités et se sont livrés à des viols et autres violences sexuelles à grande échelle.

Jurant de démanteler le groupe terroriste palestinien, Israël a lancé une campagne aérienne, terrestre et maritime sans précédent dans l’enclave côtière. La moitié environ des habitations de la bande ont été détruites ; plus d’un million de personnes ont été déplacées et la famine menace la bande.

Le ministère de la Santé du Hamas, à Gaza, affirme que plus de 30 000 Palestiniens ont perdu la vie dans le conflit jusqu’à présent. Ces chiffres sont invérifiables et comprendraient à la fois les victimes civiles et les membres du Hamas qui ont été tués à Gaza. Dans ce bilan figureraient également les personnes qui ont été tuées par les tirs de roquette errants des factions terroristes qui, manquant leur trajectoire, sont retombées dans la bande.

De son côté, l’armée israélienne déclare avoir tué plus de 13 000 terroristes du Hamas en plus d’un millier d’hommes armés qui ont été abattus sur le sol israélien le 7 octobre.

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