Un ado juif inculpé pour terrorisme après des incendies criminels visant des Palestiniens en Cisjordanie
Il est accusé d'avoir pris part, avec des dizaines d'autres extrémistes masqués, à une 'campagne de destruction et de dévastation' le 11 novembre, dans le nord de la Cisjordanie
Dans une décision rare, les procureurs ont inculpé un adolescent juif pour terrorisme après qu’il a été arrêté pour suspicion de participation à une série d’incendies criminels à grande échelle visant des Palestiniens en Cisjordanie.
Il est accusé d’avoir pris part, avec des dizaines d’autres extrémistes masqués, à une « campagne de destruction et de dévastation » menée le 11 novembre dans le nord de la Cisjordanie, entre Naplouse et Tulkarem.
La foule des agresseurs « a incendié des voitures, détruit des bâtiments et attaqué des habitants palestiniens à coups de matraques et de pierres », ont écrit les procureurs. Plusieurs personnes ont été grièvement blessées durant cette violente attaque. Certaines souffrent de fractures du crâne.
Ce mineur anonyme, qui est l’un des quatre suspects arrêtés, comparaîtra devant le tribunal pour mineurs du district du centre pour répondre de faits d’incendie criminel, de sabotage aggravé, de dommages malveillants et de sabotage intentionnel d’un véhicule. Les procureurs ont demandé son maintien en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.
Selon l’acte d’accusation rendu public dimanche, l’adolescent, accompagné de dizaines d’autres personnes équipées de matériaux inflammables, de matraques et de pierres, s’est rendu dans un centre logistique proche du village de Beit Lid, faisant irruption dans les locaux après avoir tenté de détruire la caméra de sécurité placée à l’entrée.
Les employés ont été contraints de se cacher dans le bâtiment, tandis que les agresseurs en colère mettaient le feu aux véhicules garés dans un parking voisin. Les partisans du mouvement pro-implantation ont en outre tenté de s’introduire dans le bâtiment, mais les employés ont réussi à barricader la porte.
Le groupe s’est ensuite dirigé vers deux autres endroits de la région, incendiant des camions, des véhicules, un réservoir d’eau et d’autres bâtiments, continuant à causer des dégâts matériels et agressant des Palestiniens à coups de matraques et de pierres, avant de prendre la fuite, selon les procureurs.
Le suspect a été, ainsi que deux autres personnes, arrêté par des soldats de l’armée israélienne peu après l’attaque. Les soldats ont menotté les trois suspects et les ont fait monter dans un véhicule militaire. Mais un groupe d’émeutiers pro-implantation les a attaqués, parvenant à libérer deux des suspects.
Le prévenu a également tenté de s’échapper. Il a réussi à déchirer les liens qui le retenaient menotté, mais les soldats l’ont empêché de s’enfuir, ont ajouté les procureurs. Il est la première personne à être inculpée en relation avec les violences commises au début du mois.
Ces derniers mois ont vu une hausse spectaculaire des violences commises par les partisans du mouvement pro-implantation. Les autorités israéliennes se sont pour leur part récemment engagées à sévir.