Un agent accusé d’avoir exploité les bases de données de la police pour harceler et faire chanter des femmes
Ce policier chargé de la circulation a utilisé des contenus à caractère sexuel et créé de faux comptes sur les réseaux sociaux pour s'en prendre aux plaignantes et à leurs proches
Un policier chargé de la circulation a été inculpé d’une longue série d’infractions. Il est notamment soupçonné d’avoir exploité les bases de données de la police pour obtenir des informations à caractère privé sur des femmes, dans le but de les harceler sexuellement et de les faire chanter.
Samer Sheikh, âgé de trente ans et agent de la circulation au poste de police de Yarkon, est accusé d’avoir créé de faux comptes sur les réseaux sociaux pour contacter ses victimes et leurs familles.
À maintes reprises, le prévenu « a fait des propositions sexuellement explicites [aux victimes], leur a envoyé, ainsi qu’à leurs proches, du contenu pornographique, et a menacé de porter atteinte à leur vie privée et à leur réputation », a indiqué le Département des enquêtes internes de la police (DIPI) dans un communiqué.
Selon l’acte d’accusation déposé lundi, Samer Sheikh aurait abusé de sa fonction à 15 reprises au cours des dernières années.
Il aurait envoyé à plusieurs reprises des vidéos pornographiques aux proches des victimes, affirmant à tort que les femmes qui apparaissaient dans ces vidéos étaient les plaignantes. Selon le parquet, il aurait menacé de publier ces images si les proches des victimes ne se pliaient pas à ses exigences.
L’agent est poursuivi devant le tribunal de Haïfa pour harcèlement sexuel, actes indécents, chantage, atteinte à la vie privée, fraude et abus de confiance.