Un Américain découvre une amulette égyptienne vieille de 3 300 ans lors d’un voyage en Israël

Shiloh Attoun, 17 ans, a repéré ce petit sceau en forme de scarabée alors qu'il visitait le parc national de Tel Gezer avec sa classe

L'étudiant américain Shiloh Attoun tenant l'amulette antique qu'il a découverte, ainsi qu'un certificat de reconnaissance délivré par l'Autorité israélienne des Antiquités. (Crédit : JNF-USA)

Un lycéen américain de 17 ans, en visite en Israël pour la première fois, a découvert une amulette égyptienne antique vieille de 3 300 ans lors d’un voyage scolaire, a annoncé mardi l’Autorité israélienne des Antiquités (IAA).

Shiloh Attoun, élève participant au programme d’études à l’étranger du lycée Muss du Fonds national juif des États-Unis (JNF-USA) en Israël, visitait le parc national de Tel Gezer, dans les plaines de Judée, lorsqu’il a repéré ce petit sceau en forme de scarabée gisant sur le sol. L’amulette, ornée de deux motifs de cobras, date de la fin de l’âge du bronze, selon une expertise réalisée par le Pr. Ido Koch, du département d’archéologie et de cultures du Proche-Orient ancien de l’université de Tel Aviv.

Attoun était arrivé en Israël deux jours auparavant et participait au premier voyage éducatif de l’année organisé par son lycée, en compagnie de Benji Hain, le responsable des élèves.

« Nous venions de quitter les portes de Tel Gezer et nous montions la colline pour rejoindre un autel », raconte-t-il dans une vidéo diffusée par le JNF-USA. Après avoir ramassé un caillou et l’avoir lancé par ennui, celui-ci a heurté un autre caillou, mettant à nu un objet sphérique et brillant.

« Je me suis dit : ‘Oh, regardez ça !’

Je l’ai donc ramassé et retourné, et j’ai vu deux faces qui ressemblaient à une [lettre hébraïque] Nun », a expliqué Attoun.

L’amulette découverte par Shiloh Attoun à Tel Gezer, représentant deux cobras au-dessus d’une demi-ellipse. (Crédit : Assaf Peretz, Autorité israélienne des Antiquités)

« Je l’ai apporté à Benji, et je lui ai demandé : ‘Ça pourrait être quelque chose d’intéressant ?’ et son visage s’est illuminé. Il s’est exclamé : ‘Oh mon Dieu, tu ne te rends pas compte de ce que tu as trouvé’, [et] il s’est mis à sauter de joie. »

Avec Hain, Attoun a signalé la découverte à l’IAA, et l’archéologue Adam William Asper s’est rendu à l’école pour la récupérer au nom des Trésors nationaux d’Israël.

L’IAA a remis à Attoun un certificat de reconnaissance pour la manière responsable dont il a géré cette découverte.

Le scarabée, une amulette en forme de bousier, représente deux cobras au-dessus d’une demi-ellipse, a expliqué Koch. Le cobra, appelé « uraeus » en égyptien et en grec, était un symbole protecteur et royal très répandu dans l’Égypte antique et le sud du Levant. La semi-ellipse représente le signe hiéroglyphique égyptien « nb », qui signifie « seigneur ».

Koch a également noté qu’un scarabée similaire, représentant trois serpents au lieu de deux, avait déjà été découvert lors de fouilles à Tel Megiddo.

Les amulettes en forme de scarabée, parfois utilisées comme sceaux, reflètent l’influence culturelle de l’Égypte antique sur la région pendant la période de domination égyptienne sur Canaan, il y a environ 3 500 ans.

Considéré comme sacré par les Égyptiens de l’Antiquité, le scarabée était un symbole de nouvelle vie, car il roulait une boule de bouse représentant la mort et y pondait ses œufs, d’où émergeait une nouvelle vie. Son nom égyptien est dérivé du verbe « se former », ou « être créé, venir à l’existence », car les Égyptiens voyaient dans le scarabée un symbole incarné du dieu créateur.

Tel Gezer était l’une des villes cananéennes les plus importantes du pays à l’âge du bronze tardif. Elle dominait un carrefour stratégique dans la région de la Shéphéla. Le site archéologique est aujourd’hui un parc national géré par l’Autorité israélienne de la nature et des parcs (INPA).

L’amulette en forme de scarabée découverte par Shiloh Attoun à Tel Gezer. (Crédit : JNF-USA)

« L’histoire de Silo est un exemple charmant du lien qui se tisse entre les jeunes venus étudier en Israël et l’histoire ainsi que l’archéologie du pays, grâce à une expérience de terrain vécue directement », a déclaré Amit Melman, directeur pédagogique de la région centrale de l’IAA.

Il a félicité Attoun et les formateurs du programme pour avoir immédiatement signalé la découverte et veillé à ce que l’objet soit préservé en vue d’études futures.

L’IAA a rappelé que les objets archéologiques découverts sur le terrain doivent être laissés sur place et signalés immédiatement à l’autorité compétente, afin de permettre aux archéologues de documenter leur contexte d’origine et de préserver des informations qui, sans cela, risqueraient d’être perdues.

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