Un baron de la pègre abattu en plein jour dans une station-service de Césarée

Une vidéo montre un individu ouvrant le feu à bout portant ; Yanis Yushvaev avait été arrêté plusieurs fois pour des faits présumés de crimes violents, mais jamais condamné

Yanis Yushvaev, abattu près de Césarée le 23 août 2026, sur une photo non datée. (Crédit : Capture d'écran/X)

Un homme a été abattu dimanche après-midi dans une station-service de Césarée. Il s’agit de Yanis Yushvaev, présenté par les médias israéliens comme le chef de la « mafia caucasienne » en Israël.

Âgé de 40 ans et résidant à Or Akiva, dans le centre du pays, Yushvaev était bien connu des services de police et avait été arrêté à plusieurs reprises ces dernières années pour des crimes violents.

Des images de la fusillade montrent un homme portant un sweat à capuche et une casquette entrer dans la boutique de la station-service de Caesarea Junction. Alors que Yushvaev et deux autres hommes en sortaient, l’homme les a suivis, a sorti un pistolet et a tiré sur Yushvaev par derrière, à bout portant.

Grièvement blessé, Yushvaev a été transporté à l’hôpital, où son décès a été prononcé.

Le tireur a pris la fuite, et la police a lancé une chasse à l’homme pour le localiser et l’arrêter.

Les secouristes du Magen David Adom (MDA) ont indiqué qu’à leur arrivée, la victime « n’avait plus de pouls, ne respirait plus et présentait des blessures graves ».


Yushvaev avait été arrêté à plusieurs reprises, soupçonné d’être impliqué dans des fusillades, des attaques à la grenade et des incendies de voitures, bien qu’aucune de ces affaires n’ait abouti à une condamnation.

Il avait été interpellé pour la dernière fois en février à l’aéroport Ben Gurion à son retour de Moscou, mais avait été relâché quelques jours plus tard.

Yushvaev était propriétaire de restaurants à Or Akiva. Dans une interview accordée en octobre 2025 à la chaîne N12, il se décrivait comme « un homme d’affaires respectable », « très bien établi, conduisant une Bentley, ce qui dérange la police ».

Des sources policières citées dans le même reportage ont indiqué que Yushvaev « ne parlait presque jamais au téléphone » car il savait qu’il était sur écoute et bénéficiait de la « loyauté absolue » de ses associés de la région de Hadera qui gardaient le silence lors des interrogatoires.

« Il est difficile de le condamner, et c’est frustrant », avait déclaré à l’époque à la chaîne N12 un haut responsable de la police souhaitant rester anonyme.

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