Un chef du Hamas : « que la Palestine soit débarrassée de ces saletés de Juifs »
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Un chef du Hamas : « que la Palestine soit débarrassée de ces saletés de Juifs »

L'ancien ministre de l'Intérieur Fathi Hammad a affirmé que "nous serons débarrassés d'eux d'ici 2022", permettant l'établissement du califat

L'ancien ministre de l'Intérieur du Hamas Fathi Hammad, au centre, lors d'un rassemblement à Gaza, le 12 juillet 2018 (Capture d'écran : MEMRI)
L'ancien ministre de l'Intérieur du Hamas Fathi Hammad, au centre, lors d'un rassemblement à Gaza, le 12 juillet 2018 (Capture d'écran : MEMRI)

Un membre éminent du groupe terroriste palestinien du Hamas à la tête de la bande de Gaza a prononcé la semaine dernière un discours dans lequel il a appelé à débarrasser « la Palestine de ces saletés de Juifs » et promis que cette élimination aurait lieu d’ici 2022.

Dans une vidéo d’un rassemblement organisé le 12 juillet, diffusé sur Al-Jazeera et traduit par MEMRI (Middle East Media Research Institute), l’ancien ministre de l’Intérieur du Hamas, Fathi Hammad, explique que « nous sommes impatients de voir se réaliser deux choses qui sont à portée de main ».

La première est « l’épuration de la Palestine de ces saletés de Juifs, puis leur déracinement », ce qui, a-t-il affirmé, se produira de façon imminente. « Quatre ans, mes frères… D’ici 2022, nous en serons débarrassés », a-t-il dit.

Le second objectif qu’a appelé Hammad de ses voeux est l’établissement d’un califat islamique « une fois que la nation a été guérie de ce cancer – les Juifs ».

S’exprimant vingt-quatre heures avant qu’un officier de l’armée israélienne ait été blessé par une grenade lancée par des terroristes palestiniens et la mort d’un jeune Gazaoui de 15 ans au cours des violences survenues à la clôture frontalière avec la bande, Hammad a qualifié le mouvement hebdomadaire de la « marche du retour » de pacifique, mais il a promis des violences.

Les Palestiniens se préparent à brûler des pneus lors des affrontements hebdomadaires de la « Marche du retour » à la frontière de Gaza, à l’est de la ville de Gaza, le 6 juillet 2018. (Crédit : AFP / Said Khatib)

« Le fait que nous participions à la marche du retour pacifique ne signifie pas que nous avons abandonné la voie militaire du djihad », a-t-il expliqué.

« Nous avons le doigt posé sur la gâchette et nos usines fonctionnent et travaillent jour et nuit. Chaque jour qui passe, nous inventons quelque chose de nouveau, utilisant toute notre force, tous nos nerfs, tous nos os et toute notre chair. Chaque jour, nous fabriquons davantage de puissance militaire ».

Il a clamé qu’Israël était « terrifié » à l’idée d’une guerre avec les groupes terroristes palestiniens, notamment avec les brigades Ezzedine al-Qassam et « nos frères dans les autres factions ».

Hammad a également affirmé que l’Etat juif contrôlait certains états arabes, et il a appelé à un deuxième printemps arabe « qui se consacrera à la mosquée Al-Aqsa, si Allah le veut. Nous serons ta braise et ton combustible, si Allah le veut ».

La veille, lors d’un rassemblement diffusé sur la chaîne de télévision Al-Aqsa du Hamas, Hammad avait menacé le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Avigdor Liberman.

« Nous disons face à ce défi avec courage et bravoure : Nous venons pour toi, Netanyahu. Nous venons pour toi, Liberman, » a-t-il déclaré.

« Nous venons pour trancher vos têtes, les couper de vos nuques. Nous venons pour trancher cette entité et pour détruire cette armée, dont notre prophète Mohamed a dit que nous la vaincrions ».

Le jour suivant, en approximativement 24 heures, le Hamas a envoyé environ 200 roquettes et obus de mortier dans le sud d’Israël tandis que l’Etat juif a bombardé des cibles du Hamas au sein de l’enclave côtière, l’un des affrontements les plus importants depuis la guerre de Gaza de 2014.

Depuis le 30 mars, des confrontations hebdomadaires ont lieu sur la frontière avec Gaza, Israël accusant le Hamas d’utiliser les manifestations comme couverture pour commettre des attentats et pour tenter d’ouvrir des brèches dans la clôture de sécurité. Le mouvement de protestation, intitulé la « marche du retour », a également vu des Palestiniens lancer des dispositifs aériens incendiaires vers le territoire israélien qui ont été à l’origine de centaines de feux dans le sud d’Israël et qui ont causé des millions de shekels de dégâts, selon les estimations.

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