Un cycliste a pédalé 47 heures pour écrire « Plus jamais ça » autour d’Auschwitz

À quelques jours de la Journée internationale de commémoration de la Shoah, le Tchèque Lukáš Klement a parcouru 1 000 km dans la neige, le vent et le froid à travers la Pologne

Le parcours de 1 000 kilomètres du cycliste Lukáš Klement en Pologne formant les mots « Plus jamais ça », en janvier 2026. (Crédit : Zaka Search and Rescue)

Après près de 47 heures de vélo, le cycliste tchèque Lukáš Klement a terminé son périple de 1 000 kilomètres afin de créer le plus grand « Plus jamais ça » au monde.

Klement a traversé la Pologne dans des conditions hivernales difficiles, avec de la neige, du vent et des températures glaciales de -8 °C. Roulant pendant 46 heures, 56 minutes et 26 secondes au total avant la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, il a inscrit ce mot d’ordre sur un itinéraire de la carte des sentiers.

« C’est une victoire de l’esprit sur les muscles », a déclaré Klement à l’arrivée.

« La survie du peuple juif m’a permis de survivre à ce voyage. L’histoire de la survie des Juifs est une victoire de l’esprit, et c’est ce qui m’a motivé. »

Klement a commencé son périple devant la tristement célèbre « Porte de la mort » du camp de concentration d’Auschwitz. A l’entrée du camp, l’inscription « Arbeit macht frei », qui signifie « Le travail rend libre » en allemand.

Klement, qui n’est pas juif, a organisé ce parcours en coopération avec l’organisation israélienne ZAKA Search and Rescue, qui fournit des services d’intervention d’urgence, de sauvetage et de récupération dans le monde entier.

Le cycliste Lukáš Klement pendant son périple en Pologne pour créer le plus grand « Plus jamais ça » au monde, en janvier 2026. (Crédit : ZAKA)

C’était la première fois qu’il travaillait avec cette organisation, a déclaré un porte-parole.

La Journée internationale de commémoration de la Shoah est marquée chaque année le 27 janvier, jour de la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge en 1945.

« Plus jamais ça » est un message qui avait été utilisé par les prisonniers libérés du camp de concentration de Buchenwald pour dénoncer le fascisme, devenant un appel à intérioriser les leçons de la Shoah.

L’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a envoyé un message de soutien à Klement durant son périple.


« J’ai entendu parler de votre projet et j’ai vraiment eu le sentiment qu’il était important de soutenir votre travail afin de vous aider à faire passer votre message », a écrit Huckabee dans une note partagée sur Instagram.

« Redonner vie à un lieu devenu symbole de mort est une initiative d’une grande importance. L’Amérique est à vos côtés. »

Klement a également reçu des messages de soutien de l’ambassadeur d’Israël en République tchèque, de l’ambassade d’Israël à Varsovie, du consulat d’Israël à New York, ainsi que de communautés du monde entier, a indiqué ZAKA.

Des milliers de personnes à travers le monde ont suivi le parcours en temps réel grâce à une carte numérique en ligne, a précisé ZAKA.

Avant le départ, Klement avait expliqué qu’il considérait ce voyage comme une réponse à la montée de la haine contre le peuple juif dans le monde.

« Après l’attaque de Sydney et juste avant la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, voici ma réponse aux terroristes : un projet transfrontalier et interculturel qui rassemble les gens, quelles que soient leur race, leur sexe ou leur religion », avait déclaré Klement.

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