Un enfant dans un état critique après une infection à une rare « amibe mangeuse de cerveau » à Tibériade

Le garçon de 9 ans est en soins intensifs ; le ministère de la Santé confirme une infection à Naegleria fowleri, une amibe rare et potentiellement mortelle

Des gens profitant du lac de Tibériade, dans le nord d'Israël, lors d'une chaude journée d'été, le 2 août 2026. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Un enfant de 9 ans a été hospitalisé dans un état grave pour une inflammation du cerveau au service de soins intensifs du centre hospitalier de Haïfa, a annoncé dimanche le ministère de la Santé. Il aurait été infecté par une amibe « mangeuse de cerveau » très rare alors qu’il se baignait dans le lac de Tibériade.

Les analyses envoyées dans la nuit au laboratoire du ministère ont confirmé que le garçon avait contracté une encéphalite due à Naegleria fowleri, une amibe potentiellement mortelle.

Il a été identifié dans les médias israéliens comme étant Baruch Neriya, originaire de Pardes Hannah. Sa famille a demandé à la population de prier pour le rétablissement de leur fils. Le ministère a indiqué qu’il était sous sédatifs et intubé à l’hôpital.

Une première enquête épidémiologique a révélé que l’enfant s’était baigné à la plage de Kursi, au bord du lac de Tibériade, environ une semaine avant son hospitalisation.

Le Dr. Danny Eytan, directeur de l’unité de soins intensifs pédiatriques de l’hôpital Rambam, a déclaré aux médias que le garçon était arrivé la veille.

Au cours des examens, « une infection amibienne a été soupçonnée », a-t-il précisé.

Danny Eytan, directeur de l’unité de soins intensifs pédiatriques du centre hospitalier Rambam, le 6 septembre 2026. (Crédit : Ynet)

Eytan a ajouté que bien que le garçon soit dans un « état très grave », « nous espérons que tout ira pour le mieux ».

« Nous sommes exposés à cette amibe, et dans la plupart des cas, nous ne le savons même pas », a déclaré Rotem Lapidot, directrice du département des maladies infectieuses de Rambam, au site d’information Ynet.

« Dans de très rares cas, elle parvient à pénétrer dans le cerveau et à provoquer une infection grave. »

Lapidot a expliqué que les symptômes commencent par une forte fièvre, des maux de tête, des vomissements, des nausées et des symptômes neurologiques, qui affectent généralement l’état de conscience.

Elle a souligné que la fièvre, les maux de tête et les altérations de l’état de conscience constituent toujours des raisons de consulter un médecin.

Cette amibe provoque une infection extrêmement rare du système nerveux central et est potentiellement mortelle. Moins de 500 cas ont été signalés dans le monde, dont deux aux États-Unis au cours de l’année écoulée. Israël a enregistré trois cas ces dernières années.

Sur les trois cas récemment recensés en Israël, deux ont entraîné le décès du patient, a rapporté Ynet. En 2022, un homme de 36 ans est décédé des suites de l’infection, puis en 2024, un autre homme, âgé de 26 ans, est décédé. Trois semaines plus tard, un garçon de 10 ans a été infecté lors d’une visite en famille au lac de Tibériade. Selon Ynet, après plusieurs mois d’hospitalisation, il a pu rentrer chez lui mais son état reste grave.

Plus tôt ce mois-ci, un adolescent est décédé en Caroline du Nord et, le mois dernier, une fillette de 8 ans est décédée en Louisiane, tous deux des suites de cette infection.

La Naegleria fowleri se développe dans les sources d’eau douce chaude. L’infection se produit exclusivement lorsque de l’eau contaminée pénètre par le nez, ce qui permet à l’infection de se propager jusqu’au cerveau. Elle ne peut pas être contractée en buvant de l’eau, et ne se transmet pas d’une personne à l’autre.

Pour réduire les risques lors de la baignade en eau douce chaude, les autorités sanitaires conseillent d’empêcher l’eau de pénétrer dans le nez, en particulier lors des plongeons, des sauts ou lorsque l’on met la tête sous l’eau, en se bouchant le nez ou en utilisant un pince-nez. Les nageurs doivent également éviter de remuer les sédiments dans les eaux peu profondes où les concentrations d’amibes peuvent être plus élevées.

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